Etudes

Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /Avr /2009 08:54
La société FaceTime a publié une étude nommée "The Collaborative Internet: Usage Trends,
End User Attitudes and IT Impact
", basée sur une enquête auprès de 527 IT Managers et collaborateurs, courant septembre 2008.

Si l'étude aborde largement les risques techniques (sécurité) associés à l'utilisation des outils informatiques professionnels pour des usages privés, elle donne aussi des informations intéressantes sur la pénétration des outils grand public dans l'entreprise :




Work purposes:
Several timesa day
Personal purposes:
Several times a day
LinkedIn  84%
44%
Facebook
28%
59%
MySpace  9%
31%
YouTube 53%
69%
Twitter 22%
22%
Digg 16%
22%
Delicious 13%
19%
Second Life 9%
9%
Other 0%
3%

Une autre étude d'avril 2009 donne des chiffres comparables :

Employees use outside of work:

  • 75% use Facebook

  • 75% use LinkedIn

  • 45% use YouTube

  • 35% use Wikis

  • 32% use Blogs


Que peut-on en déduire ? :
- que les outils du web 2.0 envahissent rapidement l'entreprise (parfois malgré elle), ce que l'on savait déjà, mais qui se démontre chaque jour avec un peu plus de force.

- que les collaborateurs sont donc de plus en plus demandeurs de ces outils dans leur contexte professionnel, même s'ils en ont aussi un usage personnel. Certaines études tentent même de démontrer que laisser les collaborateurs avoir un usage privé de leurs outils web professionnels pourrait accroître leur productivité de 9%. Dans tous les cas, on peut postuler que l'usage privé de ces outils entraîne une forte adhésion des utilisateurs et la maîtrise de ces solutions, ce qui permet à l'entreprise de s'affranchir de toute formation : les collaborateurs seront donc d'autant plus efficaces et moteurs dans l'utilisation professionnelle de ces outils. D'une manière générale, il ne me semble pas toujours simple de distinguer très fortement la partie personnelle de la partie professionnelle : il finit souvent par arriver que les deux usages se mélangent au bénéfice de l'un et de l'autre (ce qu'un autre tableau de l'étude démontre par ailleurs). Enfin, si les collaborateurs n'avaient pas ces outils pour faire une pause, ils passeraient d'autant plus de temps à la machine à café ou à fumer...

- que l'écart entre la nature des outils professionnels et celle des outils grand public devient de plus en pluschoquant (en termes de fonctionnalités, d'interface, de logique,...), et que les attentes des utilisateurs en sont exacerbées, car ils peuvent chaque jour comparer avec les outils qu'ils utilisent à titre personnel.

On peut déjà constater que les collaborateurs expriment de plus en plus spontanément des besoins professionnels proches des fonctionnalités grand public qu'ils connaissent, et cela facilite d'autant la proposition et la mise en oeuvre d'outils et de concepts innovants. Il reste certes encore beaucoup de freins, surtout lorsque les budgets nécessaires sont importants (et le ROI délicat à établir) et que les valideurs de ces budgets ne sont pas familiers avec ces nouvelles solutions. Mais les choses changent, et j'ai le sentiment que l'on avance.

Par Fabrice Poiraud-Lambert

(Via 01NetPro)

Lire aussi :
- Intranet Statistics
- Effet bénéfique des usages privés en entreprise : voir l'étude menée par Brent Coker, de l'université de Melbourne
Par Tecoman - Publié dans : Etudes
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Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /Déc /2008 08:20
Ceux qui me lisent régulièrement ont probablement compris que je suis un fan des tags, à titre personnel (d'où la présence de nuages de tags sur ce site), mais aussi dans le contexte de l'entreprise.

Des petits éditeurs qui expérimentent, les gros qui attendent prudemment
Si rares sont encore les applications "traditionnelles" qui utilisent les tags, on voit actuellement apparaître sur le marché des solutions qui offrent une navigation essentiellement basée dessus.

Il s'agit pour l'essentiel de solutions web (saas ou non), et paradoxalement, les plus grands éditeurs sont souvent plus ou moins en retrait dans ce domaine :
- Microsoft (qui l'utilise dans certains de ses blogs, mais pas encore dans Sharepoint),
- Google (qui essaye manifestement d'entrer dans le monde de l'entreprise avec de nouveaux concepts, mais sans trop perturber l'utilisateur dans ses habitudes de navigation arborescente, d'autant qu'ils ont déjà échoué dans une première tentative d'utilisation des tags dans Google Docs)

Voilà qui laisse de la place aux petits éditeurs innovants pour expérimenter, les "gros" attendant vraisemblablement que les petits défrichent le terrain, sachant que l'entreprise sera de toute manière généralement peu encline à se précipiter sur une innovation trop récente.

Les tags, un concept simple, en apparence

Si la recherche et la navigation par tag se révèle rapide, simple et performante pour l'utilisateur, elle repose néanmoins sur un certain nombre de pré-requis et de concepts qui ne semblent pas si évidents que cela lorsque l'on étudie le fonctionnement des solutions proposées ici et là. Et même des chercheurs comme ceux de Bell Labs, qui me démontraient leur produit aux Innovation Days 2008 d'alcatel-Lucent il y a quelques jours, n'avaient pas osé aller aussi loin dans leur conception que Knowledge Plaza, bien qu'ils aient parfois pensé à des détails mieux conçus que certaines options de Delicious.com.

Exemple issu de Delicious :

Voici le nuage de tags de Tecoman. Celui de gauche est trié par ordre alphabétique. Celui de droite est trié par ordre décroissant d'utilisation des tags. Rien ne vous choque ?

              

Je suis sur que vous avez trouvé : le nuage de droite montre différentes plages de tags, identifiées par la taille et/ou la couleur des caractères ou... rien du tout ! Le problème est que chaque section est triée par ordre alphabétique... Ce qui impose à l'utilisateur de faire potentiellement N recherches différentes pour tomber sur le tag ad hoc ! Les chercheurs de Bell Labs ont identifié et résolu ce problème en mettant les tags les plus utilisés en haut, puis en prenant parti de trier tous les autres par ordre alpha, indifféremment de leur niveau d'utilisation.

Quoi qu'il en soit, on peut s'interroger sur l'intérêt de la représentation de droite, car le lecteur ne cherche pas nécessairement les sujets les plus mentionnés (qu'ils identifiera facilement à gauche, sauf évidemment sur le nuage mesure 2 mètres de haut).

On peut aussi se demander si les dégradés de tailles et/ou de couleurs sont importants, et dans quelle mesure. Knowledge Plaza a ici pris le parti de n'utiliser qu'une seule taille de police, chaque tag pouvant être important.

Or donc. Préconisant ici et ailleurs l'usage des tags, il m'a semblé intéressant d'étudier le sujet plus en profondeur. Accessoirement, cela m'oblige aussi à cristalliser des principes et des constats qui trouveront probablement leur utilité.

Une étude pratique sur 131 veilleurs

J'ai voulu, pour étayer ma réflexion, analyser l'usage des tags par des veilleurs actifs. J'ai donc regardé ce que font quelques un de mes amis, et j'ai aussi exploré les usages du réseau d'un consultant-blogueur français très connu. Au final, ce sont 131 veilleurs qui ont été analysés. Si un échantillon de 400 personnes donne un niveau de confiance de 95% pour une étude statistique à l'échelle nationale, j'imagine qu'avec 131 veilleurs, le niveau de confiance doit être raisonnable, vu la population globale relativement faible que cela représente. Si j'ai le courage, j'analyserai un échantillon plus important ultérieurement.

L'hypothèse de départ que je voulais vérifier était que le nombre de tags augmente d'abord plus vite que le nombre de documents tagués (car il y a souvent plusieurs tags par document), avant que la tendance ne s'inverse pour se stabiliser à un ratio estimatif tags/doc de 25% (beaucoup de documents finissants par utiliser les mêmes tags).

Tout d'abord, l'échantillon considéré comporte 141 503 documents utilisant 75 162 tags (soit un ratio tags/doc d'environ 53%). La moyenne du nombre de tags utilisés par veilleur est de 574, mais ce chiffre diffère fortement d'un individu à l'autre en fonction de son activité de veille (nombre de documents tagués, qui fluctue dans l'échantillon de 4 à 8500).

L'analyse des 131 veilleurs me donne différents résultats :


Ce schéma montre que la première partie de mon hypothèse est correcte : la droite de régression linaire (en noir) passe sous la courbe du nombre de tags (en rose) à gauche du graphique, ce qui valide le fait que les personnes qui commenencent à taguer utilisent plus de tags qu'ils ne possèdent de documents. Ensuite, la tendance s'inverse, et le rapport tags / document souligne que le nombre de tags croit moins vite que le nombre de documents, grâce à une réutilisation. A noter l'anomalie de fin de courbe, mais nous y reviendrons.

Mon hypothèse de 25% de tags par rapport au nombre de documents se révèle fausse, puisque que nous obtenons ici graphiquement la même information que par le calcul, soit un ratio de 53%.

Si cette Loi se vérifie sur un échantillon plus important, voilà qui nous donne une information utile pour dimensionner l'affichage des nuages de tags à afficher dans une application. Reste que dans le cadre d'une utilisation en entreprise, il est possible que, le périmètre étant plus focalisé, ce ratio baisse sensiblement. Mais néanmoins. 10 000 documents tagués nous donneraient-ils alors potentiellement entre 2500 et 5000 tags ? Creusons un peu...

Pour neutraliser les chiffres, j'ai analysé le ratio Tags / document de chaque veilleur. Cette analyse doit être prise cependant avec les réserves suivantes :
- les 131 veilleurs utilisent la même solution de social bookmarking (delicious.com), donc ils partagent la même bibliothèque de tags, qu'ils ont loisir d'utiliser ou pas
- cet échantillon s'intéresse très majoritairement à des sujets en partie communs (la high tech, le web 2.0,...), ce qui implique qu'ils utilisent aussi des tags communs pour taguer des documents qui traitent souvent du même domaine (mais pas seulement). Nous nous rapprochons ici du contexte de l'entreprise.

Ces précautions étant prise. Voici ce que j'obtiens.

Ce premier graphique nous montre le ratio Tags/doc de chaque veilleur de l'échantillon.
Ce deuxième graphique tente de regrouper les veilleurs par tranches de ratio Tags/doc (que nous appellerons RTD par la suite pour plus de simplicité d'écriture). Notez que le rebond en fin de graphique est purement artificiel puisque de tranches de 20% en 20%, nous passons en fin de graphique à des tranches de 100% en 100% !

Pour obtenir une vision plus synthétique, voici ce que cela donne avec des tranches de 50 en 50 :
Le même graphique sous forme de camembert :


Ces graphs nous apprennent :
- Que l'utilisation "moyenne" des tags est très inégale d'un veilleur à l'autre.
- Qu'un gros tier d'entre eux a un RTD entre 0 et 50%
- Qu'un petit tier a un RTD entre 50 et 100%
- que 85% de l'échantillon a un RTD se situant entre 0 et 150%

Et on ne peut pas tirer de Loi concernant un RTD en fonction du nombre de documents tagués. En voici pour preuve les 28 premiers veilleurs de la liste, triés par RTD (le premier étant d'ailleurs le fameux Consultant-Blogueur) :

Vous constaterez au passage que certains utilisent un nombre conséquent de tags, l'extrême de mon échantillon étant celui-ci :



Conséquences pratiques des résultats de cette analyse

C'est ce que nous verrons dans la suite de cet article...

Par Fabrice Poiraud-Lambert


Lire aussi :

- Delicious : l'indispensable compagnon du Veilleur !
- Nuages de Tags : pour simplifier la navigation et la gestion documentaire
- [Test] Personall : une solution (française) de Wiki-Portail web personnalisable
- [Test] Knowledge Plaza : La solution de veille collaborative 2.0 pour l'Entreprise
-
Folksonomy : les tags en délire
-
Folksonomies: power to the people 
Par Tecoman - Publié dans : Etudes
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Jeudi 4 décembre 2008 4 04 /12 /Déc /2008 08:03

Voilà une étude récente faite aux USA par the Digital Youth Project.sur 800 jeunes (Generation G et Y), durant 5000 heures d'observation. Il en découle des observations intéressantes sur le comportement des jeunes, d'une manière générale et vis-à-vis des média électroniques. On mesure une fois encore à quel point leur culture devient différente de celle des générations précédentes, tant dans leur manière d'apprendre que dans leurs rapports aux autres. Ceci doit nécessaire se traduire par une révolution dans l'enseignement et le comportement des entreprises à leur égard, sous peine de créer des difficultés au lieu de tirer le maximum de leur comportement. Peut-être sont-ils finalement plus adaptés à un monde qui change de plus en plus vite que leurs parents...


Le site propose un document de synthèse de deux pages et un rapport de 30 pages. Voici le résumé :


"Social network sites, online games, video-sharing sites, and gadgets such as iPods and mobile phones are now fixtures of youth culture. They have so permeated young lives that it is hard to believe that less than a decade ago these technologies barely existed. Today’s youth may be coming of age and struggling for autonomy and identity as did their predecessors, but they are doing so amid new worlds for communication, friendship, play, and self-expression.


We include here the findings of three years of research on kids' informal learning with digital media. The two page summary incorporates a short, accessible version of our findings. The White Paper is a 30-page document prepared for the MacArthur Foundation’s Digital Media and Learning Series. The book is an online version of our forthcoming book with MIT Press and incorporates the insights from 800 youth and young adults and over 5000 hours of online observations."


Lire aussi :

- Generation Y : Une synthèse selon Carlos Diaz

- Entreprise 2.0 & Générations Y et G

- Vidéo : le mode d'expression d'une génération


Et :
- The rise and rise of the YouTube generation, and how adults can help

- La génération Net est vraiment différente

- Le Web modifie la prise de décision chez la génération Y

- Why Gen Y Is Going to Change the Web

- Mais que veulent les ‘Digital Natives’ de la génération Y ?

- USATODAY.com - Generation Y: They've arrived at work with a new attitude

- "La génération Y bientôt dans votre entreprise", une tribune de Carlos Diaz, BlueKiwi par Neteco.com

Par Tecoman - Publié dans : Etudes
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Dimanche 17 août 2008 7 17 /08 /Août /2008 12:02

Culture Buzz nous informe d'une nouvelle étude publiée par Mc Kinsey à propos de l'utilisation des solutions web 2.0 en entreprise.

L'étude, réalisée en janvier 2007 auprès de 2900 cadres executifs dans le monde, donne des résultats intéressants mais parfois surprenants.

- La grande majorité des répondants sont satisfaits de ces outils web 2.0
- Plus l'expérience de ces outils est longue et plus la satisfaction est présente, probablement en raison des impacts humains (organisationnels, managériaux,...) de ces solutions
- 66% disent avec le recul qu'ils auraient dû implémenter ces outils soit plus rapidement (pour en tirer plus de bénéfices avant les autres), soit différemment (en préparant mieux les collaborateurs)
- 18% le referaient sans rien changer
- 80% ont implémenté les web services. Ce chiffre est intéressant, car il semble qu'il y a ici confusion entre le coté technologique du web 2.0 et le coté conceptuel qui consiste non pas à se préoccuper de technologie mais de la mise en relation des hommes et du partage des informations.
- 48% (de 2000 répondants) déclarent avoir implémenté des solutions permettant l'Intelligence Collective. Il serait intéressant d'analyser ce que cela signifie pratiquement en réalité. 26% déclarent ne pas s'y intéresser.
- un tier des répondants disent avoir mis en place du RSS, des podcasts, des blogs et des wikis, alors que 39 à 43% disent ne pas s'y intéresser. Comme le souligne Culture Buzz, ceci est assez curieux, car ces outils sont les principaux piliers du web 2.0, et cela laisse donc penser que les cadres qui repondent ne comprennent pas réellement le sens du web 2.0 (à part le coté technologique). Ceci est d'autant plus frappant qu'ils mettent l'intelligence collective juste après les web services dans leur classement de pertinence des outils web 2.0.
- 75% des répondants utilisent les outils Web 2.0 dans leurs relations avec leurs clients et en interne. 50% l'utilisent avec leurs fournisseurs et partenaires.

Un tableau nous montre que l'Asie et l'Amérique Latine ne sont pas loins derrière l'Europe, lorsqu'ils ne sont pas carrément bien en avance (telle la Chine).

Le principal attrait de ces outils est leur coût très faible et leur facilité de déploiement, ce qui permet de réaliser des pilotes très simplement. Cependant, cette grande simplicité est parfois un piège à mon sens, car elle ne suscite guère de réflexion en amont sur la manière d'utiliser ces outils au mieux, ce qui peut se traduire par des échecs ou des incompréhensions.

Les Wikis sont clairement identifiés comme un outil à haute valeur ajoutée pour l'organisation (en interne).

Les Blogs sont presque exclusivement restreints à la communication externe, ce qui est dommage à mon sens car ils peuvent avoir des usages très intéressants en interne aussi.

L'avantage concurrentiel lié à ces outils ne semble pas simple à quantifier pour le moment, faute de recul suffisant, mais leur potentiel semble clair.

Par Fabrice Poiraud-Lambert

Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : Etudes
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Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /Juil /2008 21:49
Que voici un article très intéressant de Miguel Membrado de Kimind Consulting : il nous donne en synthèse le résultat de 8 ans d'expérimentations en déploiement des outils de l'entreprise 2.0, avec un retour d'expérience en termes de grandes phases psychologiques dans le processus d'adoption de ces outils par les utilisateurs.

Utile pour mieux gérer ce type de déploiement...



Voir : http://www.kimind.fr/2008/07/01/entreprise-20-et-courbe-dapprentissage/

Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : Etudes
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Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /Juin /2008 18:45
Juste un lien vers cette synthèse cartographique (comme il se doit pour un évènement sur le sujet) très riche et documentée. Au passage, cette carte a été créée avec la solution web gratuite Mindomo.com :


http://www.mindomo.com:80/view.htm?m=5386ab98cc6b497399775936323ad6bd
Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : Etudes
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 21:50
Dans un article de synthèse, 01Net fait le point sur le Télétravail, suite à un colloque organisé le 17 juin 2008 au conseil régional d'Alsace par la Mission Ecoter - une association qui regroupe des collectivités territoriales et des entreprises (équipementiers, opérateurs, etc.).

Nous y apprenons que seuls 7% des français pratiquent le Télétravail, mais qu'il ne s'agit pas d'une loi absolue, puisque le DG d'INTEL explique que 80% de ses collaborateurs ont adopté ce mode de fonctionnement en 15 ans. La faible pratique du télétravail est donc probablement plus liée aux réticences managériales qu'à celles des collaborateurs.

Mais, comme le souligne 01Net, l'autre frein est lié à la technologie et/ou aux espaces d'accueil existants.
A l'heure où tout le monde n'est pas encore connecté en très haut débit (nombreux sont encore les endroits qui n'accèdent à Internet qu'à 512 kbit/s) il est parfois difficile d'envisager l'usage de la vidéo ou du partage d'application en temps réel, sans même songer à des solutions technologiques plus consommatrices (et encore probablement trop coûteuses pour songer à en équiper des individus isolés) comme la Téléprésence.

Quant à l'existance de lieux permettant le télétravail hors de chez soit, ils restent encore rares.

Cependant, voilà bien un domaine où réside un fort potentiel de développement, afin de permettre aux organisations de faire face à de nombreuses contraintes nouvelles, mais j'y reviendrai...

Par Fabrice Poiraud-Lambert
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Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /Juin /2008 19:51

Une étude récente (janvier 2008) réalisée conjointement par Arcome-Solucom group et Telecom Bretagne, auprès de 1095 étudiants français âgés de 18 à 25 ans, a été éditée. Elle fait la synthèse des habitudes d'utilisation d'Internet par ces étudiants en universités, écoles de commerce et écoles d'ingénieurs.

Riche en tableaux divers, cette étude propose divers résultats :
- 66% de ces étudiants utilisent un site communautaire chaque jour, même s'ils n'y restent souvent que 10 minutes
- 95% d'entre eux utilisent plusieurs services communautaires, dont 85% des sites de partage de vidéo, ce qui montre l'importance de ce média pour cette génération, et ce qui explique peut-être le succès de sites d'emploi tels YouJob.com, principalement axés sur la vidéo.
- 83% utilisent un service internet en raison du bouche à oreille qui existe autour. Le marketing d'antant à vécu...
- 20% des utilisateurs se disent spontanément "actifs" (ie proposant du contenu), les autres se contentant de le consulter. Ceci est tout à fait en phase avec ce que j'écrivais il y a quelques temps. Cependant l'étude montre que la création de contenu est en fait plus importante que cela, puisque 30% des étudiants ont un blog (contre 16% des internautes français au global), et que 50% a déjà posté du contenu.
- 73% disent utiliser ces services pour rester en contacte avec leurs amis. Et le terme "amis" recouvre ici bien souvent des amis virtuels. Ceci est particulièrement intéressant et important pour l'avenir des organisations, mais j'y reviendrai dans de prochains billets...
- 42% cherchent dans ces outils communautaires à... appartenir à une communauté. Ceci semble un peu paradoxal, puisque ce comportement propre aux "facilitants", extravertis et orientés vers le "nous", semble se transformer d'une génération à l'autre : si les générations plus anciennes recherchent la communauté dans le contact humain "physique" (face à face), cette génération semble se satisfaire au moins en partie de relations virtuelles, qui s'illustrent dans l'addiction aux jeux vidéo massivement multi-joueurs et autres univers virtuels.
- 90% des sondés utilisent MSN, pour 93% qui utilisent une messagerie instantanée... Il sera difficile aux entreprises qui recruteront ces futurs ex-étudiants de ne pas leur proposer de solution de Chat...

Et justement, l'enquête de conclure que cette génération d'étudiants ayant fait des études supérieures aura une influence certaine sur le mode de fonctionnement des organisations dans les années qui viennent.

Par Fabrice Poiraud-Lambert

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Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /Juin /2008 21:13
InternetActu faisait récemment écho à la publication par le Département des études, de la prospective et des statistiques (Deps) du ministère de la Culture et de la Communication, d'une nouvelle étude (.pdf) qui dresse un portrait statistique de l’utilisation et de la diffusion des TIC en France et en Europe par les ménages et les particuliers.

Selon cette étude (de juin 2008), 62% des ménages possèdaient un ordinateur en 2007 et 49% avait accès à internet.

Les tableaux de l'étude mettent clairement en relief la forte progression de l'utilisation des outils numériques et des accès à internet :


Cette utilisation est clairement boostée par la présence d'enfants. Le jeune âge et une éducation élevée des utilisateurs sont directement correlés avec une forte utilisation.


Cependant, si certains se connectent plus que d'autres, la tendance globale semble relativement similaire pour toutes les tranches d'age et de formation. A ce rythme, il ne faudra plus guère que 2 à 5 ans pour que 90% des ménages soient connectés. Et la mode fulgurante des UMPC à bas prix connectés en 3G, simples d'utilisation, risque fort d'augmenter rapidement le taux de connection des ménages !

Par Fabrice Poiraud-Lambert

Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : Etudes
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Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /Mai /2008 21:39
Un article de L'ATELIER relate le résultat d'une étude de McKinsey selon laquelle seuls 3 à 6% des utilisateurs (sur 600) d'un site de partage de vidéo auraient posté 75% du contenu.

McKinsey suggère que ce ratio pourrait se retrouver sur d'autres types de contenus (blogs, wiki,...), et qu'il est donc critique de bichonner les rares personnes qui sont (auto ?) motivées pour partager ce qu'elles ont ou ce qu'elles savent.

Une autre étude rapportée par InternetActu le 22/05/08, concernant l'utilisation de la célèbre plate-forme de micro-blogging Twitter, à étudié quelques 200 000 utilisateurs de Twitter et quelques 4 millions de messages échangés entre le 27 avril et le 3 mai 2008. Selon l'analyse, 5% de tous les messages sont le fait des 100 inscrits les plus actifs. Ces 100 utilisateurs posent entre 200 et 3000 gazouillis par jours (certes, les plus volubiles d'entre eux sont des machines, tel le satellite Chandraxray qui indique ainsi sa position 350 fois par jour...).

EmergenceWeb rapporte une intervention de Renault lors de la Conférence des responsable de la communication interne : 38% des personnes interrogées lors d'un sondage disaient consulter la dizaine de blogs d'experts récemment créés, mais seulement 12% les avaient commenté.

Cette réflexion est clairement la problèmatique de ceux dont la mission est de capter la connaissance de l'entreprise, et pour qui les personnes capables de produire du contenu à valeur ajoutée représentent un précieux (et rare) capital.

Une théorie plus générale postule que seuls 20% des acteurs collaborent, et que les autres participent de manière plus passive en ne faisant que lire le contenu.

Au final, ce qu'il faut retenir c'est qu'il est vain de tenter de rendre actif 100% d'une population, et qu'il faut s'appuyer sur une minorité (3 à 20%) pour bouger l'ensemble. Comme le postule l'article et comme le postulait aussi ma thèse, ajouter du ludique dans les processus collaboratifs est probablement un bon moyen d'augmenter le nombre de contributeurs.

Par Fabrice Poiraud-Lambert
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