Mercredi 29 octobre 2008

Il y a quelques semaines, je vous avais proposé une réflexion intitulée "Entreprise 2.0 + Télétravail 2.0 = Entreprise 3.0". J'aimerais revenir sur ce sujet avec un axe de réflexion un peu différent et une vision prospective sur les apports des technologies émergentes.  

Ce qui suit est un (très large) extrait du document suivant.

 (...)

2. Teletravail 2.0, le futur de l'entreprise ?

L'entreprise actuelle (souvent appelée Entreprise 1.0) doit donc faire face à un durcissement de son contexte économique tout en affrontant une révolution technologique, écologique et humaine sans précédent. Elle doit s'adapter, en tenant compte de contraintes parfois contradictoires et complexes, comme réduire les coûts tout en stimulant l'innovation, en répondant aux attentes de bien-être de ses collaborateurs (en particulier à celles des plus jeunes), et en devenant éco-responsable.

L'Entreprise 2.0 [11] émerge actuellement avec l'intégration des outils du Web 2.0 que sont les outils de gestion et de partage de la connaissance (tels que les Blogs, les Wikis, les Tags, les Flux RSS,...) et la capacité qu'ils offrent de partager l'information en permanence. S'ils répondent à de nombreux besoins et aspirations, ces outils n'humanisent cependant pas plus la relation que l'eMail ou les serveurs de fichiers. Seuls les plus technophiles y adhèrent spontanément (soit entre 3 et 20% des collaborateurs, selon les organisations), et si cela fluidifie les échanges en favorisant la créativité et l'innovation, cela ne permet guère l'apparition d'une nouvelle Entreprise, plus humaine.

L'entreprise du futur (L'Entreprise 3.0 ?) sera probablement plus étendue et éclatée qu'elle ne l'est actuellement :

- Etendue, pour faire participer les acteurs qui gravitent autour d'elle à ses processus d'innovation,
- Eclatée, pour faire face à ses besoins locaux et internationaux.

Elle sera donc amenée à adopter les technologies qui aboliront virtuellement les distances, tout en maintenant le lien humain dans les relations, ce qui lui permettra :

- D'adopter des organisations internes décentralisées répondant aux nouvelles attentes de ses collaborateurs,
- De réduire ses coûts (immobiliers, déplacements),
- De gagner en agilité grâce à la généralisation de la gestion de l'intelligence collective,
- De limiter son impact sur l'environnement.

Cette évolution du mode de fonctionnement des organisations permettra aussi de faciliter le processus de repeuplement des campagnes[12], les collaborateurs n'étant plus contraints de se rapprocher des grandes villes pour avoir des conditions de travail normales et acceptables.

Le développement des technologies émergentes jouera probablement un rôle majeur dans la capacité des organisations à faire face aux bouleversements auxquels elles sont ou seront confrontées, en favorisant une forme de Télétravail 2.0 qui n'éloignera pas les hommes pour autant, mais au contraire les rapprochera.

3. Des technologies traditionnelles insuffisantes

Les outils utilisés jusqu'ici permettaient partiellement de faire face aux besoins, mais nécessitaient de gros efforts de la part d'une majorité d'utilisateurs, afin d'adopter des modes de fonctionnement éloignés du fonctionnement naturel de l'homme : au lieu de se réunir physiquement, que ce soit dans une salle de réunion ou autour d'une machine à café, les outils actuels, dans leur majorité, impliquent la formalisation structurée par écrit et des échanges souvent déshumanisés, ce qui ne facilite pas leur adoption et utilisation naturelle par de nombreux collaborateurs (en dehors de la messagerie).

La technologie permet déjà communément depuis quelques années de combler certains problèmes liés à l'éloignement, en permettant :

- De se parler (téléphone)
- De se voir (Visio-conférence)
- De communiquer (sites web, eMails, Chat)
- D'échanger des documents (email, serveurs de fichiers partagés)
- De collaborer électroniquement (blogs, wiki)
- De partager visuellement des informations en temps réel (partage d'applications à distance, web conférence)

Pourtant, si les entreprises qui ont expérimenté le Télétravail 1.0 (utilisant les solutions listées ci-dessus) en énumèrent tous les avantages associés :

- Amélioration de la qualité de vie des salariés (selon les études, 46%[13] à 60 %[14] des salariés en rêvent),
- Economies réalisées pour les collaborateurs (à minima sur les transports) et pour les entreprises (par exemple sur les surfaces de bureaux nécessaires),
- Productivité augmentée de 20%[15],
- Plus de motivation et moins de stress,
- Compétitivité accrue via une augmentation de la flexibilité,
- Attractivité renforcée de l'entreprise, voire sauvegarde de l'emploi,
- Allègement des charges fixes, réduction de la pollution,

il n'y a pourtant que 7,4% de télétravailleurs en France (contre 15% en moyenne en Europe du Nord[16] et 25% aux USA[17]), dont 5,4% en nomade et 2% à domicile[18].

La responsabilité de cet état de fait semble actuellement principalement liée à un frein managérial très culturel en France. Les managers perçoivent la distance comme une perte de contrôle[19], les outils à leur disposition ne permettent pas de répondre à toutes leurs attentes.

Compenser cette inquiétude avec les moyens traditionnels implique une remise en cause délicate des modes de management et la mise en place d'une relation plus formelle, avec des objectifs et des délais précis, des réunions physiques ou téléphoniques régulières et prévues à l'avance, etc. le tout afin de rassurer les managers sur la productivité des collaborateurs distants. Mais une transformation de ce type rencontre beaucoup de résistance, en raison de l'effort trop important à consentir.

4. Des technologies émergentes pour l'Entreprise de demain

Les technologies émergentes, encore peu utilisées par les organisations (hormis quelques pionniers comme IBM, SUN, CISCO,...) offrent maintenant de nouvelles opportunités, et ce d'autant plus que l'informatique et l'internet haut débit sont largement diffusés.

Ces nouvelles technologies vont offrir à la fois des solutions écologiques et durables, mais aussi la capacité pour les employés d'habiter où ils le souhaitent, y compris dans les zones les plus rurales.

[Prospective] Sainte-Marie du Lac, en 2018... à 200 km de Paris

Assis à son bureau de chêne doré, Chris regardait sans le voir un héron tenter d'attraper une grenouille dans le Lac du Der, à quelques pas derrière la fenêtre de son bureau panoramique. Il était préoccupé par la phase de déploiement du sous-projet Greencar2, qu'il n'arrivait pas à placer de manière satisfaisante dans le planning du projet global. Et cela faisait déjà 30 minutes qu'il tournait les différentes possibilités en tous sens, sans arriver à trancher.

Il regarda sa montre : 13:45. Encore un peu tôt pour demander son avis à Alex, son contact au marketing à New York. «Bon, autant aller prendre un café en attendant...», se dit-il en se levant pour se diriger vers le coin cafétéria de l'immense pavillon loué à l'année pour usage professionnel, avec une douzaine de collègues de la région. Cette ancienne ferme transformée en bureaux, et financée à 50% par l'entreprise, leur permettait de limiter les déplacements au siège parisien, tout en mutualisant certaines ressources techniques et en maintenant un lien social. Equipée des dernières avancées technologiques en matière de capteurs solaires[20], l'énergie électrique consommée était produite sur place, par des fenêtres photovoltaïques produisant 100 fois plus d'énergie que les antiques panneaux solaires d'avant 2010.


L'un des principaux défauts du télétravail réside précisément dans l'éloignement, ce qui prive les managers de moyens de contrôle traditionnels, mais ce qui empêche aussi ces contacts informels fortuits qui permettent souvent d'obtenir des informations et de résoudre des problèmes. Les fameuses réunions de couloir et autour de la machine à café font ainsi partie de ce qu'il est délicat de reproduire à distance. Pourtant, la technologie nous offre maintenant la possibilité de reconstruire au moins partiellement ces précieux instants informels :

[Prospective] Sainte-Marie du Lac, en 2018... à 200 km de Paris - Suite 1

Chris traversa la pièce aux larges baies vitrées, parcouru pensivement le couloir séparant les anciennes chambres transformées en bureaux, et s'approcha de la machine à café placée dans une zone un peu en retrait.

Un carillon discret se fit soudain entendre, et une icône verte attira son regard en scintillant dans l'angle supérieur droit du grand miroir horizontal qui ornait le mur A. C'était l'icône qu'il avait attribuée à Jean-Christophe, son Directeur de Projet en charge du développement. Le miroir avait détecté la présence et l'identité de son téléphone portable, et avait immédiatement recherché la proximité des membres de son réseau professionnel à coté de l'un des autres miroirs connectés au réseau.

Chris leva la main et effleura rapidement l'icône qui pulsait doucement, avant de toquer à la vitre : Toc toc toc...

Il n'attendit guère : Jean-Christophe accepta la communication d'un mouvement de main. Il apparu soudain, en grandeur réelle, et en lieu et place de la surface réfléchissante du miroir, assis dans son fauteuil roulant au milieu du fatras habituel de son bureau de Tokyo croulant sous les papiers.

-«Bonjour Chris ! Comment ça va ?» l'interpella Jean-Christophe d'un air joyeux,
-«Pas mal ! C'est normal que tu sois déjà là ?»
-«Oui, j'ai un rendez-vous qui a été annulé...»

Chris leva les yeux vers la deuxième icône qui s'était mise à luire doucement en vert dans l'angle de son écran, révélant la disponibilité d'Alex. L'icône changea soudain de couleur pour tendre vers un bleu intense, et Chris entendit le 'toc toc toc' caractéristique signifiant qu'Alex souhaitait lui parler. Il tendit le bras pour effleurer l'icône, et Alex apparu à son tour, dans un demi-écran, Jean-Christophe occupant l'autre moitié, chacun pouvant maintenant discuter avec les deux autres en les voyant en grandeur nature.


Dans cet exemple, le système décrit protège la vie privée car les personnes ne communiquent que si elles l'acceptent formellement. Cependant nous pourrions parfaitement envisager un lieu public où les écrans-miroirs transmettraient en permanence l'image des personnes à proximité. Ce système pourrait d'ailleurs être mis en place au sein d'un même bâtiment, dans les espaces détente de différents étages, afin de faire tomber les barrières entre services.

En plus de recréer une réelle proximité, l'évolution des interfaces, qu'elles soient tactiles, collaboratives ou 3D, permet d'imaginer de nouveaux usages :

[Prospective] Sainte-Marie du Lac, en 2018... à 200 km de Paris - Suite 2

-«Salut Chris»,
-«Salut Alex» répondit Chris. «Tu tombes bien : j'ai besoin de ton avis sur le planning. Tu as un moment ?»
-«Ha, désolé, mais j'ai une réunion dans 5 minutes. Appelle-moi dans 2 heures ? Au fait, tu as mon nouveau numéro de téléphone portable ?» demanda Alex.
-«Non, donne le moi»

Alex se rapprocha de l'écran et de l'index écrivit son numéro de téléphone sur la surface lisse. Le numéro apparu automatiquement dans le bon sens pour Chris, qui posa son téléphone portable sur un support prévu à cet effet. Il écrivit le mot ALEX à coté du numéro de téléphone avec son index et traça un cercle autour du texte. Puis il posa son doigt dans le cercle et le glissa d'un mouvement fluide en direction de son téléphone portable. Le numéro de téléphone sembla glisser vers l'appareil, et y disparaître, mémorisé dans son carnet d'adresses.

-«Ok, c'est bon. Je t'appelle à...11:00 heure, heure de NY» dit Chris, en s'aidant de l'horloge à l'heure de NY qui s'affichait dans la vision virtuelle offerte par ses lunettes augmentées.
-«Moi aussi j'ai un truc à vous montrer avant ma réunion» dit Alex. «La nouvelle version de notre catalogue papier promotionnel [21]: On y a ajouté des images 3D en réalité augmentée [22] : il y en a presque sur chaque page maintenant, et elles sont toutes compatibles avec la norme RealGlass B.»



Plus encore, d'autres technologies permettent d'envisager la reconstitution virtuelle d'une partie des sens que nous utilisons dans nos rapports avec les autres, tels le toucher, la vue, la relation physique :

[Prospective] Sainte-Marie du Lac, en 2018... à 200 km de Paris - Suite 3

11:00 - Heure de NY

Chris entra dans la salle de réunion, prit un siège, et lança le NumeriBoard D. Après avoir vérifié l'initialisation du tableau et du mur numérique, il enclencha la connexion du VideoCom3D E en posant son index droit sur le capteur digital du boitier. Une mire de contrôle apparue fugitivement sur le grand écran plat vertical posé à un mètre de lui sur le bureau, avant de proposer la liste de ses contacts habituels. D'un geste de la main, Il activa l'icône affectée à Alex, et attendit.

Toujours ponctuel, Alex accepta la communication et apparu à l'écran en grandeur réelle, confortablement installé dans un siège, une cannette de soda négligemment tenue dans sa main droite revêtue d'un gant HaptiGlove C à retour de force.

-«Re-bonjour Chris. Alors, de quoi souhaites-tu me parler ?»
-«Salut Alex. Merci de m'accorder un peu de temps» répondit Chris. «Je voudrais te montrer le planning du projet, pour que tu me donnes ton avis. Je te l'affiche sur le NumeriBoard».
-«Quel est le problème ?»
-«Nous avons plusieurs phases du projet en conflit, ici, là, là et là » expliqua Chris qui s'était levé pour entourer de l'index les zones de conflits sur l'écran numérique. «Il va nous falloir définir la priorité des unes par rapport aux autres»
-«Je vois» fit Alex, pensif, en se levant à son tour pour s'approcher du planning affiché sur son propre terminal.

Pendant qu'il restait ainsi songeur à New York, son clone synthétique[23], automatiquement créé par le VideoCom3D, avait terminé son assemblage de milliers de catoms, sorte de microbilles cybernétiques [24], à quelques mètres de Chris. La réplique enjamba le rebord de la cuve-mère pour venir se placer devant le NumeriBoard.

-«Je propose de mettre celle-ci en premier, celle-là en deuxième, avant celle-ci et celle-ci» émit le double d'Alex de sa voix métallique, en soulignant délicatement les tâches de son index catomique. Chris prit quelques secondes de réflexion avant d'acquiescer.
-«ok. Ca me va à priori. Je vais vérifier que c'est faisable dans cet ordre et je te le confirme. Je peux te rappeler comme prévu demain soir ?»
-«Sans problème. Aller, faut que j'aille déjeuner. A demain Chris», répondit Alex en lui tendant une main synthétique, avant se déconnecter et de laisser sa réplique retourner à son statut de poussière intelligente dans la cuve-mère.


5. Vers l'entreprise du futur

Les contraintes et les bouleversements s'accumulent sur les organisations, mais les innovations technologiques offrent de nouvelles solutions pour résoudre, au moins en partie, les problèmes qui se posent. En développant le Télétravail 2.0, les organisations trouveront à la fois des réponses économiques, écologiques, organisationnelles et humaines.

La courte prospective précédente tente de mettre en situation de possibles futures conditions de travail distant, seulement esquissées aujourd'hui en raison de technologies immatures, incomplètes ou trop coûteuses pour être mises en œuvre à domicile.

Les nouvelles solutions émergentes (voir le détail en annexe) apportent en effet des réponses innovantes aux principaux freins existants :

- Le besoin de relations informelles
- Le besoin de maintenir le lien social malgré la distance
- La capacité à travailler à distance dans des conditions proches du réel

Toutes les organisations et tous leurs collaborateurs actuels ou futurs ne sont, ou ne seront pas culturellement prêts à sauter un tel pas. Quoi qu'il en soit ces technologies nécessitent encore quelques années de maturation et ce délai sera propice à l'évolution des mentalités. Cependant, les nouvelles générations sont, elles, préparées à ce type de virtualisation des relations, nées dans les Univers Virtuels, les jeux vidéo, le Chat, les interfaces numériques tactiles, et elles citent déjà la technologie comment une solution, sinon LA solution[25] à certains problèmes actuels.

Le potentiel est là, et les organisations qui sauront prendre le train en marche prendront de l'avance sur les autres, le temps que les générations Y & G prennent les commandes de toutes les entreprises.

Par Fabrice Poiraud-Lambert
avec la participation de Nathalie G., Philippe G. et Jean-Christophe L.


[1] Le Rapport Brundtland sur le développement durable :
[2]
Tecoman (2008), « Entreprise 2.0 & Générations Y et G »,
[3]
Tecoman (2008), « Génération Y : Apprendre à manager les Djeun's »,
[4]
Newzy (2008), « Les futurs internautes sont déjà de mauvais élèves »,
[5]
Source confidentielle
[6]
EmergenceWeb (2008), « Andrew McAfee est-il le messie...(suite et fin) »,
[7]
Jon Husband (1999), «Wirearchy is emerging ...",
[8]
Capital N° 203 (août 2008)
[9]
(2008), « Meet Charlotte, Web2.0 vs Entreprise 1.0 »,
[10]
Transports_&_impact_sur_l'environnement_preoccupe_les_Europeens_selon_un_sondage
[11]
Fred Cavazza (2007), « Une nouvelle définition de l'Entreprise 2.0 »,
[12]
Libération.fr (2008), « Le travail n'a pas la santé », http://www.liberation.fr/vous/332647.FR.php)
[13]
CSA (2005)
[14]
ANACT (2008), « Le télétravail au secours de la planète »,
[15]
Selon l'Agence Nationale pour l'Amélioration des Conditions de Travail (ANACT)
[16]
Libération.fr (2008), « Le travail n'a pas la santé »,
[17]
01net.com (2008), « Le Télétravail ne décolle pas en France »,
[18]
Journal Du Net (2008), « Télétravail, un concept en quête de formalisme »,
[19]
Libération.fr (2008), « Le travail n'a pas la santé », http://www.liberation.fr/vous/332647.FR.php)
[20]
Denis Delbecq (2008), "Un pas de géant pour le solaire",
[21]
Demo sur YouTube : http://www.youtube.com/watch?v=S-G8u-01t0k
[22]
Pour en savoir plus sur la réalité augmentée
[23]
Todd C. Mowry (2007), "Claytronics and its Relevance to EJustice",
[24]
"Claytronics - Physical Dynamic Rendering",
[25]
Michael Wesch (2007), Kansas State University, "A Vision of Students Today", 

par Tecoman publié dans : Vision & Prospective
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Mardi 14 octobre 2008
Nous sommes en pleine crise financière de première grandeur, qui amène les états à sortir presque magiquement près de 2400 milliards de dollars en quelques semaines (chapeau, au passage !). On finirait presque par croire qu'ils en disposent vraiment, et qu'ils ne sont pas souvent déjà massivement endettés.

Et pourtant, si cette crise laissera peut-être des traces profondes dans le tissus économique et surtout dans la vie d'un certains nombre de gens, on peut imaginer que, passés quelques mois voire au pire quelques années, il n'en restera pas grand chose. Les entreprises se seront mangées les unes les autres, avec l'aide des états et des deniers des contribuables, et le malheur des unes aura fait le bonheur des autres, qui en auront profité pour prendre le leadership sur certains marchés, dans des conditions particulièrement avantageuses et imprévues !

Bref, c'est un mauvais moment à passer, mais ça passera.

Et pendant que la finance panique les investisseurs, on peut lire ça :

Climat : la bombe a retardement du methane est enclenchee,
The Independent, 23/09/08 - Steve Connor
 
Les scientifiques ont decouvert la preuve que les fonds marins de l’Arctique commencent a liberer dans l’atmosphere des millions de tonnes de methane. Les chercheurs ont pu observer le bouillonnement provoque par le gaz a la surface de la mer.
The Independent a pris connaissance d’une partie des premiers resultats obtenus, qui suggerent que le gaz methane contenu dans d’enormes gisements sous-marins en Arctique s’echappe vers la surface en raison du rechauffement et de la disparition des glaces.
Le comportement de ces reserves souterraines de methane revet une importance majeure car les scientifiques pensent que leur liberation subite dans l’atmosphere a provoque par le passe une augmentation rapide de la temperature terrestre, entrainant des bouleversements du climat et meme une extinction massive d’especes. Les scientifiques embarques a bord d’un bateau scientifique qui a navigue sur toutes les cotes nord de la Russie ont decouvert des concentrations intenses de methane - allant parfois jusqu’a 100 fois les niveaux habituels - sur plusieurs zones, couvrant des milliers de kilometres carres sur le plateau continental siberien.
Durant ces derniers jours, les chercheurs ont observe des zones ou la mer bouillonnait sous l’effet des bulles de gaz remontant des « cheminees de methane » emergeant dans les fonds marins. Ils estiment que la couche de pergelisol sous-marin qui agissait comme un « couvercle », empechant le gaz d’etre libere, a fondu par endroits et permet au methane de s’echapper des depots qui s’etaient formes avant le dernier age glaciaire.
Les chercheurs mettent garde sur le fait que ce phenomene pourrait etre lie au rechauffement rapide qu’a connu la region au cours des dernieres annees.
Le methane est un gaz dont l’effet de serre est environ 20 fois plus puissant que le dioxyde de carbone et de nombreux scientifiques craignent que sa liberation pourrait accelerer le rechauffement de la planete par le biais d’un gigantesque processus de retroaction dans lequel le methane repandu dans l’atmosphere provoquerait une elevation des temperatures, ce qui aggraverait la fonte du pergelisol et libererait encore plus de gaz.
On estime que la quantite de methane piegee sous l’Arctique est superieure a la quantite totale de carbone contenue dans des reserves mondiales de charbon. Il est donc de toute premiere importance que ces reservoirs restent stables au moment ou cette region se rechauffe a un rythme plus rapide que d’autres parties de la terre.
Orjan Gustafsson, l’un des responsables de l’expedition, decrit l’ampleur des emissions de methane observees dans un email envoye depuis le navire scientifique russe Smirnitskyi Jacob.
« Nous avons travaille fievreusement pour terminer le programme de prelevement d’echantillons hier et la nuit derniere », ecrit le Dr Gustafsson. « Une vaste zone d’intense liberation de methane a ete decouverte. Sur les precedents sites nous avions observe de fortes concentrations de methane dissous. Hier, pour la premiere fois, nous avons observe une zone ou la liberation est si intense que le methane n’a pas eu le temps de se dissoudre dans l’eau de mer, mais arrive sous forme de bulles de methane a la surface. Ces « cheminees de methane » ont ete observees sur echosondeur et avec les [instruments] sismiques. »
Ces anomalies ont ete constatees dans la mer de Siberie orientale et la mer de Laptev. Elles portent sur plusieurs dizaines de milliers de kilometres carres, et totalisent des millions de tonnes de methane, a declare le Dr Gustafsson. « Cela pourrait etre du meme ordre de grandeur que ce que l’on estime actuellement pour l’ensemble des oceans. » indique-t-il. « Personne ne sait combien d’autres zones existent sur le grand plateau continental de la Siberie orientale.
Les resultats preliminaires de l’etude du plateau siberien 2008, en cours de preparation pour publication par l’American Geophysical Union, sont supervises par Igor Semiletov du departement de l’Extreme-Orient de l’Academie Russe des Sciences. Depuis 1994, il a dirige environ 10 expeditions dans la mer de Laptev. Durant les annees 1990, il n’avait pas detecte de niveaux eleves de methane, mais depuis 2003, il a fait etat d’une augmentation du nombre de « points chauds » de methane, qui sont desormais confirmes par les instruments plus sensibles qui sont presents a bord du Jacob Smirnitskyi.
Le Dr Semiletov suggere plusieurs raisons pouvant expliquer pourquoi le methane d’Arctique s’echappe desormais, dont l’augmentation du volume des eaux relativement plus chaudes qui sont rejetees des cours d’eau Siberiens en raison de la fonte du pergelisol terrestre.
La region de l’Arctique dans son ensemble a connu une hausse des temperatures moyennes de 4 degres centigrades au cours des dernieres decennies, avec un declin spectaculaire de l’etendue recouverte par la banquise durant l’ete. De nombreux scientifiques craignent que la disparition de la banquise ne puisse accelerer la tendance au rechauffement climatique car l’ocean absorbe plus la chaleur du soleil que ne le fait la surface reflechissante de la glace.

Les grandes "résolutions" des états pour réduire les gaz à effet de serre de 50% d'ici 2050 (ceux qui prennent ces décisions seront probablement morts d'ici là...) semblent dérisoires par rapport à ce qu'il va nous arriver d'ici beaucoup moins longtemps (2015 à 2025, maximum) si nous ne faisons rien TOUT DE SUITE. Mais je ne me fais aucune illusion, nous sommes ainsi faits qu'il nous faudra avoir la tête dans le mur pour prendre des mesures réellement efficaces et radicales (mais cette fois trop tardives). Si les deux dernières années ont vu une augmentation de prise de conscience environnementale assez sensible, le citoyen moyen a encore beaucoup de mal à comprendre ce que seront les effets sur sa vie (ou sur celle de ses enfants) d'une augmentation moyenne de 1, 2 ou 4 petits degrés (en moyenne !) sur le globe, sans parler du ralentissement rapide des courants marins profonds, de la disparition effrennées des espèces, etc etc. Et quand le citoyen comprend, ce sont les politiques ou les industriels, qui n'osent pas (encore) prendre des mesures qui pourraient se révèler anti-populaires.

La crise financière que nous traversons est probablement un minuscule hoquet comparé à l'ampleur de bouleversements climatiques (et donc économiques, sociaux, technologiques, etc...) auxquels nous serons confrontés très pratiquement et très prochainement (10 à 20 ans, au mieux, selon moi). Nous verrons si les états seront prêts à investir autant d'argent pour soutenir les conditions de la vie sur terre que pour soutenir une économie dont le seul modèle, canibale, est basé sur une croissance infinie.

Personnellement, je fais le pari que les technologies collaboratives, poussées aussi loin que possible, seront l'un des leviers (même modeste) pour lutter contre la dégradation du climat (via la réduction des gaz à effet de serre produits par les déplacements, à minima), en espèrant que nous aurons alors encore accès à un réseau global rapide : un climat trop dégradé pourrait en effet empêcher la production d'énergie ou de moyens nécessaires, ou briser les lignes de communication.

Par Fabrice Poiraud-Lambert
par Fabrice Poiraud-Lambert publié dans : Vision & Prospective
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Samedi 13 septembre 2008
Sur Tecoman, on adore les histoires d'IHM (Interaction Homme-Machine). Et le summum de l'IHM n'est-il pas de fusionner l'Homme et la Machine ? Je vois déjà certains d'entre vous qui frissonnent à cette évocation, certains de plaisir anticipé, baignés qu'ils sont de romans de Science Fiction, d'autres d'effroit à l'idée que l'on puisse attenter à l'Humanité...



Il semblerait bien pourtant que cela risque de nous arriver plus tôt que prévu, comme nous l'explique InternetActuIntel y croit aussi très fort, et le prédit pour dans 40 ans, là où d'autres parlent de 15 ans seulement, en raison d'une vitesse exponentielle d'avancées scientifiques.

Quelques extraits choisis :

"Qu’est-ce que la Singularité ? A l’origine c’est un phénomène mathématique, souvent utilisé en physique théorique. C’est le moment ou la description d’un objet cesse d’être possible parce qu’une ou plusieurs des variables qui le décrivent deviennent infinies (c’est ce qui se passe lorsqu’on divise par zéro). La “Singularité technologique” popularisée par Vinge postule que l’évolution exponentielle de la technologie atteindra bientôt un point au-delà duquel il ne nous sera plus possible de l’appréhender. En extrapolant la loi de Moore (qui implique un doublement de la puissance de calcul tous les 18 mois), il apparait qu’en 2035, l’homme aura créé une intelligence supérieure à la sienne mettant ainsi fin à l’ère humaine."

“Le paradigme de la loi de Moore - le progrès s’accroissant de façon exponentielle - s’avèrera non seulement indéfiniment vrai dans le domaine des circuits logiques, mais s’appliquera à une multitude d’autres technologies. Cela amènera une singularité qui nous permettra de télécharger notre conscience dans les machines et, de fait, de vivre indéfiniment. La Singularité se produira dans environ 15 ans”. Selon sa “loi des retours des accélérés“, “nous ne ferons pas l’expérience de 100 ans de progrès au cours du XXIe siècle. Ce sera plutôt 20 000 ans de progrès (en comparaison avec le rythme actuel)”.

(Hé ben...)

"S’inspirant de la loi de Moore, le roboticien Hans Moravec avait extrapolé, dès 1988, les progrès des capacités des ordinateurs en les comparant avec celles des cerveaux humains. Si la courbe continuait à suivre cette tendance, expliquait-il, les machines devraient atteindre le niveau des humains dès 2010."

“Dans les trente ans, l’humanité aura les moyens de créer une intelligence suprahumaine. Peu après, l’ère de l’espèce humaine aura pris fin. Un tel progrès est-il inévitable ? Et s’il l’est, comment gérer les évènements afin de pouvoir y survivre ?”

par Fabrice Poiraud-Lambert publié dans : Vision & Prospective
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Dimanche 1 juin 2008
Mise à jour du 01/06/08> le début de ce billet date d'il y a... 5 semaines. Et je regrette déjà les prix de ce moment là ! En effet, on peut aujourd'hui constater couramment des prix tels que ceux-ci :
- Super 98 : 1.65 euros le litre
- Diesel : entre 1.55 et 1.65
- Baril de pétrole : il était à 135 USD il y a une semaine...

Il y a quelques mois, j'ai eu beaucoup de mal à revendre une voiture essence, la mode étant au diesel. Aujourd'hui, le diesel devient plus cher que l'essence, et l'on peut se demander si la mode des véhicules diesels ne va pas s'essoufler ! (changement de mode de consommation).

Les professionnels qui consomment beaucoup de carburant (les pêcheurs, les camioneurs, les taxis, etc...) se fédèrent pour monter des actions de protestation, afin de demander des mesures du gouvernement... Mais ne s'agit-il pas d'un combat perdu d'avance, puisque la tendance durable est à la hausse des carburants, voire à leur remplacement pur et simple par d'autres énergies ? Que deviendront les pêcheurs et les routiers, si dans 2 ans le litre de diesel est à 2.4 €/Litre (même s'ils l'achètent détaxé) ? Heureusement, les moteurs alternatifs (air comprimé, pile à combustible, moteur à hydrogène,...) commencent à arriver, mais on peut douter de leur mise en oeuvre possible immédiate sur un camion ou un chalutier !

Les Taxis ou les boulangers disent déjà commencer à modifier leurs habitudes. Un boulanger expliquait ainsi qu'avec un poste carburant ayant doublé, il songeait à renoncer à ses circuits de distribution de pain dans les villages environnants, ayant érodé sa marge. Or s'il arrête, ce sont les habitudes de ses clients qui s'en trouvent changées, et la boule de neige du changement commence son chemin...



24/04/08 - Billet initial > Ce matin, pour la première fois, j'ai acheté du Super 95 à 1.44€ le litre, prix qui n'avait jamais encore été atteint dans ma station. Je n'étais manifestement pas le seul surpris, puisque j'ai vu plusieurs passants regarder le panneau des prix avec stupeur...

Certains spécialistes prédisaient en janvier 2008 le baril de pétrole à 150 USD dans 5 ans... nous sommes en avril 2008 et déjà à 120 USD...

Nous bénéficions fortement de la valeur faible du dollar par rapport à l'Euro (environ 1.58 USD pour 1 euro actuellement). Nul doute que le prix du carburant à la pompe serait beaucoup plus élevé si l'euro se mettait à baisser par rapport au dollar. Et là, je me suis demandé si quelqu'un avait étudié le seuil de tolérance du grand public et des entreprises au coût du carburant :

- jusqu'à quand le prix à la pompe peut-il monter avant que les individus ne changent leur habitude de consommation et de mode de déplacement ? 2 € le litre ? 5 € le litre ? plus ?? Les pompistes commencent à signer un nombre croissant de vols à partir du 15 du mois, ce qui est un signe. Et si ces habitudes doivent changer radicalement, est-ce seulement possible ? Les transports en communs sont-ils dimensionnés pour cela ? Les véhicules alternatifs ne sont eux clairement pas prêts à prendre la relève rapidement...

- idem pour les entreprises... si les entreprises de transport souffrent déjà (EasyJet annonce déjà qu'à 120 dollars le barils, nous allons assister à la faillite de certains Lowcosts aériens), jusqu'où les autres vont-elles accepter de financer des flottes de véhicules ?

Ceci ne peut qu'encourager le développement des interactions électroniques...



Les Japonais innovent pendant ce temps :



Par Fabrice Poiraud-Lambert
par Fabrice Poiraud-Lambert publié dans : Vision & Prospective
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Vendredi 2 mai 2008
Fana de Science fiction (entre autres), je suis allé voir Iron Man hier soir.


J'ai franchement adoré les IHM en réalité augmentée qui permettent au héros de construire, tester et même essayer son armure en temps réel (en particulier la scène où il essaye l'un des bras de son armure, en glissant la main dans sa représentation virtuelle) ! Malheureusement, je n'ai pas pu retrouver sur le Net une image de cette scène spécifique.

Dans le laboratoire de Stark (le Héros), pas de clavier : que des commandes vocales, de la réalité virtuelle et augmentée, les afficheurs tête haute (ATH).

Je ne peux m'empêcher de penser que le fait que le cinema s'empare de ce type d'interfaces permet de démocratiser leur appréhension par le grand public, par accélérer la maturité de la réflexion autour des possibles.


Vivement demain.

Fabrice Poiraud-Lambert
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Mardi 22 avril 2008
J'ai eu le plaisir d'apporter fin 2007 ma vision du futur à un projet de communication prospective interne du Groupe Vedior France, société d'intérim et de placement.

Il s'agissait de créer une séquence vidéo permettant d'expliquer comment, dans 10 ans, toutes les agences seraient pourvues d'outils collaboratifs (téléprésence, réalité virtuelle, tables tactiles,...) permettant de mener à bien des projets de très grande ampleur dans des délais très rapides, tout en limitant l'impact écologique et les coûts.

Le scenario de cette séquence comporte trois parties :

1- Le client explique à Vedior la nature de son projet : la construction d'un complexe touristique sous-marin. Il illustre son projet via une maquette 3D qui permet de se rendre compte des détails et des compétences nécessaires à la construction. Dans ce scenario, le client recherche des milliers de personnes à recruter en quelques semaines.

Second Life
a été ici mis à contribution afin de créer la maquette quasi grandeur nature du parc d'attraction sous-marin qui sert de fil conducteur à cette vidéo (et que l'on voit en images de fond ici et là). Le maquettage dans SL (*) s'est révélé à la fois très rapide et impressionnant, même si cela ne transparait que très partiellement dans la vidéo.

2- l'agence vedior organise un gigantesque brainstorm interne, au niveau mondial, afin de trouver les solutions et les profils permettant de répondre au besoin du client. La Téléprésence (visio conférence à l'échelle 1) est ici mise en oeuvre. Certes, c'est aujourd'hui une technologie qui existe déjà, mais avant qu'elle ne soit généralisée et largement distribuée, il faudra probablement 5 à 10 ans. J'avais aussi suggéré l'holographie, mais le coût de réalisation du film en aurait souffert...

3- l'agence en charge du projet rencontre des candidats, et les motive en leur montrant la maquette 3D. La "Digitable" ou table tactile utilisée ici illustre la vision d'un monde sans clavier ni souris, ou tout devient tactile.

Voici donc une partie de la vidéo qui a résulté de cette réflexion, malheureusement amputée de 4 ou 5 séquences soumises à copyright :



Par Fabrice Poiraud-Lambert


(*) le maquettage SL a été réalisé par Saddam Triskaidekaphobia, Directeur de © Khayatt Lab
http://www.LibertaSL.com/  Owner Liberta E-state 15simsn - http::///www.Khayatt.com/secondlife
par Fabrice Poiraud-Lambert publié dans : Vision & Prospective
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Samedi 12 avril 2008
Voilà un article (long mais) intéressant sur une vision prospective du monde de demain en fonction de l'évolution de l'informatique :
- nouvelles organisations d'entreprise
- nouveaux business models
- impacts sociaux possibles
- nouveaux métiers
- ...

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=38441
par Fabrice Poiraud-Lambert publié dans : Vision & Prospective
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Mardi 4 mars 2008

Forrester Research, célèbre cabinet d'analyse, a publié en janvier une étude dont le titre pourrait se traduire par "Travailler réellement dans des Univers Virtuels". Une prospective se dégage de cette étude : dans les 5 ans qui viennent, l'Internet 3D sera aussi important pour travailler que le web peut l'être aujourd'hui.

Cette prévision est à mettre en relation avec celle du Gartner qui prédit qu'en 2011, 80% des internautes actifs utiliseront des univers virtuels.

La question est donc de savoir comment préparer l'avènement de cet internet 3D et surtout comment être dans les premiers à en tirer des avantages concurrentiels ! 

Siemens n'a pas attendu, qui explore déjà les possibilités des univers virtuels pour développer son marché de logiciels de CAO.

Voici le résumé de l'étude de Forrester :

EXECUTIVE SUMMARY
Virtual worlds like Second Life, There.com, and more business-focused offerings are on the brink of becoming valuable work tools. Major companies and public-sector organizations — such as BP, IBM, Intel, and the US Army — are investing heavily in virtual world technologies. But it's still early, pioneering days. You've practically got to be a gamer to use most of these tools — setup can be arduous, navigating in a 3-D environment takes practice, and processing and bandwidth requirements remain high. But within five years, the 3-D Internet will be as important for work as the Web is today. Information and knowledge management professionals should begin to investigate and experiment with virtual worlds. Use them to try to replicate the experience of working physically alongside others; allow people to work with and share digital 3-D models of physical or theoretical objects; and make remote training and counseling more realistic by incorporating nonverbal communication into same-time, different-place interactions. 

TABLE OF CONTENTS NOTES & RESOURCES
- Much Of Today's Technology Leaves Communication Problems Unsolved
- Now Entering: Virtual Worlds As A Real Business Tool
- Virtual Worlds Can Reduce Costs And Improve The Work Experience
- Lots Of Fantastic Efforts Are Going On "In World"
- What's Holding The Business Use Of Virtual Worlds Back?

(Via Forrester)

Par Fabrice Poiraud-Lambert

par Fabrice Poiraud-Lambert publié dans : Vision & Prospective
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Samedi 16 février 2008
Vous connaissez peut-être que la "courbe de Hype" du Gartner, cette courbe qui retrace le cycle de vie des nouvelles techno. La voici pour 2007, qui positionne différentes technologies en fonction de leur visibilité :

HypeCycle_gartner2007.jpg
Lorsque cette courbe est sortie, mi-2007, les "Virtual worlds" (univers virtuels) étaient jugés au somment de leur visibilité (point que le Gartner nomme "Peak of inflated expectations", ce qui pourrait se traduire par "sommet d'attentes surdimensionnées", ce qui exprime le fait que le marché a à ce moment des attentes très (trop ?) importantes vis à vis de cette technologie). 

Second Life
Aujourd'hui, il suffit de consulter le site alexa.com pour voir la position de Second life dans la courbe de Hype : 

Alexa_StatsSLFev2008.jpg
Manifestement, Second Life est toujours dans la phase "Though of Disillusionment" (Déception), l'utilisation de cet univers étant en baisse régulière. Pourtant, les organisations continuent, discrêtement, à explorer cet univers, non plus pour faire du Buzz, cette époque est révolue, mais pour explorer les potentiels de ce type d'interface. Nous sommes donc entrés dans une ère d'exploration plus mature, qui pourrait dans quelques mois se traduire par une courbe remontante. 

FaceBook
Qu'en est-il de Facebook, dont on nous rebat les oreilles à longueur de journée et de blog ? Personnellement, et même si j'ai un compte, j'avoue que j'ai du mal à adhérer à un outil qui a pour vocation de récupérer vos données personnelles pour les vendre, sans vous rémunérer pour autant. 

La courbe d'utilisation (pages lues) donnée par Alexa est la suivante : 
Alexa_StatsFacebookFev2008.jpg
Alexa_StatsFacebookFev2008_2.jpg
Manifestement, Facebook (courbe bleue), après une phase de croissance exponentielle, semble entré dans une phase de décroissance rapide (la 3ème partie de la courbe de Hype)... Facebook est mort, vive Facebook ?

Au passage, Myspace (courbe rouge), semble aussi en difficulté...

Par Fabrice Poiraud-Lambert
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Jeudi 31 janvier 2008

Nous vivons dans un monde et un contexte fascinant :
- Un monde incroyable où certains vivent au présent et peinent à subvenir ne serait-ce qu'à leurs besoins les plus basiques (boire et manger), pendant que d'autres (dont je suis) travaillent dans des contextes technologiques et ont l'opportunité de se projeter dans un avenir qui n'a peut-être plus grand chose à voir avec ce que nous vivons actuellement.
- Un contexte qui change, de plus en plus vite et de plus en plus radicalement

 
Notre avenir recèle très vraisemblablement de nombreuses surprises, certaines très mauvaises et d’autres positives, auxquelles il convient pourtant de se préparer. Si l’Homme est capable de vision et de prospective, il a cependant beaucoup de mal à accepter le changement, surtout s’il est rapide, créateur d’incertitude, et s’il ne semble pas être inéluctable immédiatement. Nous avons donc une tendance à ne réagir qu’au syndrome du « nez dans le mur » : nous ne prenons des mesures que lorsqu’il est (presque) trop tard, surtout si ces mesures sont coûteuses ou impopulaires. 


Pourtant, nous sommes probablement à la veille de changements brutaux, radicaux, qui vont affecter la planète dans sa globalité, et dans tous les domaines, modifiant les règles et les modes de vie en profondeur. Ces changements sont liés à la conjonction de multiples phénomènes liés à :
- la raréfaction de nombreuses ressources, liée elle-même à la surexploitation et au développement d’une population mondiale trop importante pour la planète
- la pollution et ses impacts sur la biodiversité et sur le climat
 


Tout cela fait l’objet de communications toujours plus nombreuses dans les média, et si les messages commencent à pénétrer les esprits des populations des pays les plus industrialisés, les politiques restent encore très en retrait, en raison des impacts associés sur l’économie, impacts inacceptables pour ces mêmes foules pour l’instant : un paradoxe que nous connaissons bien en France, où nous réclamons des réformes pour mieux lutter contre elles lorsque qu’elles nous touchent dans nos intérêts individuels.
 


L’objectif n’est pas ici d’aborder tous les changements auxquels nous allons devoir faire face à l’avenir, mais d’essayer d’imaginer ce que pourra être notre futur proche (2015) dans le domaine de la collaboration électronique. Pourquoi cette date ? Parce qu’elle n’est pas trop lointaine, que certains bouleversements ne seront pas encore trop prononcés (par exemple, la montée du niveau de la mer), et qu’une projection peut rester réaliste. Les prospectivistes évitent aujourd’hui semble t-il de se projeter en 2025, un moment de l’histoire qui risque d’être tellement chahuté que l’on préfère imaginer 2050 : si nous avons surmonté le cap de 2025, la situation devrait être plus stable !


Certes, cette vision n’est pas des plus sereines, mais a quoi sert-il de se cacher derrière son petit doigt ? Il suffit de chercher un peu sur le Net pour trouver un nombre plus que préoccupant de facteurs majeurs de changements radicaux à venir, qui souvent s’enchaînent les uns les autres.
 


Ceci étant dit, penchons nous sur les facteurs qui auront potentiellement une influence sur le développement des technologies collaboratives et sur leur adoption professionnelle massive (aujourd’hui, selon Knowings (2005), seules 15% des sociétés françaises utilisent des intranet collaboratifs ).


L’utilisation des solutions de travail collaboratif est intimement liée à la distance qui sépare les acteurs (internes ou externes) de l’organisation. Si les entreprises utilisent encore très majoritairement des méthodes traditionnelles de collaboration (la réunion physique en salle), les changements à venir risquent de changer les règles du jeu, en freinant la mobilité :
 


Changement N°1 : la Pandémie de grippe aviaire.

Au-delà que toute réaction alarmiste et d’amplification média, une pandémie prochaine de grippe aviaire n’est plus considéré comme un risque, mais comme une certitude, dans un futur plus ou moins proche (non prédictible).
 


Extrait de «Grippe aviaire : Scénarios à envisager et conseils aux entreprises », (
http://gestiondecrise.com/grippeaviaire3bis.htm) : « ceci incite à ré-insister auprès des entreprises : la seule attitude raisonnable pour elles face à la menace représentée par la grippe aviaire est de se préparer concrètement à des situations de crise possibles. En effet, dans la situation actuelle, en dépit (et même à cause) des incertitudes scientifiques, le potentiel d’évolution et de gravité de l’épizootie est indiscutable, avec l’éventualité que le virus H5N1 ne devienne, dans les années qui viennent, transmissible d’homme à homme. Il est à prendre en compte au delà des phénomènes de « psychose » qui ont pu être entretenus par les médias et aussi par certains responsables ; au delà aussi des considérations diverses et variées qui ont pu circuler ces derniers mois et donner l’impression que le risque d’une pandémie de grippe humaine avait été grossièrement surestimé. En fait, de l’avis de la très grande majorité des experts, ce risque est notable pour les années qui viennent, sans qu’il soit possible de préciser quand cette pandémie pourrait survenir.   


Le vendredi 1er septembre 2006, le gouvernement français a d’ailleurs recommandé aux entreprises de toutes tailles de se préparer concrètement à l’éventualité d’une pandémie ; et une nouvelle fiche pratique de recommandations en ce sens (fiche G1) a été adjointe au plan gouvernemental (site
www.grippeaviaire.gouv).


Il s’agit notamment pour les entreprises d’élaborer des plans de continuité d’activité (PCA), permettant, selon les différents scénarios de crise, le maintien des fonctions essentielles.


A noter que la constitution d’un « PCA pandémie grippale » représente une tâche assez longue et complexe. Elle suppose la mobilisation d’un groupe projet travaillant par étapes successives. En effet, de très nombreux points sont à traiter, de la définition des fonctions essentielles aux moyens et modalités d’un télétravail en passant par la gestion des expatriés, les mesures d’hygiène et de protection à assurer, l’identification des approvisionnements et des partenaires professionnels critiques, la communication interne, les moyens informatiques et télécoms supplémentaires, les dispositifs de pilotage de la crise et de gestion des effectifs, etc. Il faut également souligner d’emblée qu’un tel PCA doit tenir compte des particularités d’une pandémie grippale ; entre autres, la forte contagiosité, l’évolution probable en deux vagues de 8 à 12 semaines, la fermeture des écoles, le taux d’absentéisme prévisible de 30 à 50%... Sans oublier l’anticipation de questions sensibles, telle que celle du droit de retrait.
»


On le voit, en cas d’apparition d’une pandémie, les entreprises dans la zone concernée devront subir une situation qui peut leur être fatale, en particulier si elles ne sont pas préparées et doivent fermer 12 semaines d’affilées. A chaque dirigeant de prendre ou non le risque d’affronter 3 mois de cessation d’activité (plus les impacts liés à la pandémie : perte de personnel, retour à la normale longue aussi chez les partenaires, etc). C’est dans ce contexte que les technologies collaboratives peuvent prendre tout leur sens, en permettant aux collaborateurs restés chez eux de continuer à faire fonctionner l’entreprise. Bien entendu, les moyens à mettre en œuvre dépassent ici largement le simple usage de la messagerie et du partage de fichiers !



Changement N°2 : Pénurie de ressources et coût du pétrole
Le développement accéléré de la Chine, de l’Inde, du Brésil, pour ne citer que les plus impactants, a de nombreux effets sur la raréfaction des ressources naturelles et l’augmentation de leur prix. Tout le monde s’accorde pour dire que si ces pays veulent atteindre le niveau de vie des occidentaux, les ressources naturelles de la planète n’y suffiront pas. Nul ne peut leur interdire de se développer ainsi, mais force est de conclure que le développement ne peut plus guère se poursuivre dans la lignée de ce qu’il a été, et qu’il va nous falloir d’urgence trouver des solutions pour produire mieux, en consommant moins.


Alors que le pic de production de pétrole était prévu pour 2025 il y a encore peu, les prévisions sont rapidement tombées à 2015, avant que les experts ne suggèrent que nous y sommes très probablement (en moyenne, en dehors des pays qui l’ont dépassé depuis les années 70, comme les USA), et ceux qui ne l’atteindront qu’en 2040 comme l’Arabie Saoudite). Il est donc probable que la croissance du prix du pétrole que nous constatons actuellement va continuer, en l’absence de tout problème géopolitique qui ne fera qu’amplifier encore le phénomène. 

Les impacts de cette augmentation du coût sont énormes (sans mentionner les impacts de la disparition du pétrole à plus long terme), et touchent tous les domaines :
- agriculture (production d’engrais et aux produits agricoles issus de la pétrochimie)
- pétrochimie
- pêche, bien que le problème finisse ici par être aussi lié aux stocks halieutiques,
- transports public et privés
- etc
 

En ce qui nous concerne ici, ceci va probablement se traduire par l’envolée des coûts des transports aériens et individuels. Les transports publiques pourront y pallier partiellement dans les grandes agglomérations, mais guère dans les régions moins desservies. De nouvelles contraintes vont donc apparaître (réduction des voyages professionnels et du nombre de réunions physiques), que les organisations vont devoir prendre en considération. Partout où les contraintes le permettront, il sera donc nécessaire d’explorer les opportunités des nouvelles technologies.



Changement N°3 : Excès de CO2 et changement climatique

Si les changements décrits précédemment vont avoir des impacts majeurs sur nos modes de vie, le changement climatique en cours va induire des bouleversements aussi, voire plus, profonds.
 

Selon Michael T. KLARE (2006) : "Le changement global du climat risque de se traduire par des chocs environnementaux soudains et cataclysmiques, plutôt que par une hausse graduelle (et donc gérable) des températures moyennes. De tels chocs pourraient inclure une hausse substantielle du niveau des mers du globe, des tempêtes et ouragans intenses, ainsi que des phénomènes de désertification à l’échelle de continents entiers. Cela pourrait déclencher des conflits sanglants parmi les survivants à de telles crises pour l’accès à la nourriture, à l’eau, aux terres habitables et aux sources d’énergie.

Quand ils seront frappés par la famine, la maladie et des désastres météorologiques dus au changement climatique abrupt, relève le rapport du Pentagone, les besoins de nombreux pays vont dépasser leur capacité productive, c’est-à-dire leur capacité à fournir le minimum nécessaire à la survie humaine. Cela va créer un sentiment de désespoir qui va probablement conduire à l’agression de pays disposant de plus grandes réserves de ressources vitales. Imaginez les pays d’Europe de l’Est, obligés de lutter pour nourrir leurs populations avec une baisse de leurs ressources en nourriture, en eau et en énergie, jetant leurs yeux sur la Russie, dont la population est en baisse, pour accéder à son blé, ses minéraux et ses sources d’énergie." (Michael T. KLARE (2006), 'Ressources naturelles et guerres à venir', http://alternatives-international.net/article235.html) 

Déjà aujourd’hui, la montée du niveau des mers grignote jusqu’à 100 m de plage par an en Caroline du Nord et à de nombreux autres endroits du globe, mettant de nombreuses maisons en péril immédiat.
(Hélène Crié-Wiesner (30 oct 2007), 'Face au recul du littoral, qui dévaste la côte est américaine, des chercheurs ne désespèrent pas de trouver des solutions',
http://www.liberation.fr/transversales/futur/reportage/288147.FR.php)

Avec l’augmentation à venir des désordres climatiques, en nombre et en force (ils auraient été multipliés par 4 en 20 ans selon certaines sources, le nombre le mort ayant plus que doublé), les politiques vont devoir prendre des mesures drastiques (car trop tardives) pour la réduction de la production de CO2 (sans que personne ne sache si cela suffira ou si l’inertie sera déjà irréversible et sur plusieurs siècles, comme le pensent déjà certains scientifiques). Ces mesures toucheront nécessairement les principaux pôles de production de CO2 :
- les automobiles
- l’aviation
- l’industrie

Si nous avons déjà commencé à mesurer une partie de ce que nous faisons en termes « d’empreinte environnementale » (comme la dernière coupe du monde de Rugby ou un conseil des ministres en Corse), il va falloir rapidement s’attaquer aux causes principales.

Nous pouvons donc prédire la mise en place de mesures qui limiteront les déplacements en avion et en véhicules polluants, ce qui se traduira nécessairement par un changement dans les habitudes des organisations, en particulier lorsqu’elles sont décentralisées. Si cela aura un impact sur le coût et les modalités des réunions physiques internes (ainsi que sur le management des ressources distantes), cela se traduira nécessairement sur les modalités des réunions clients ! La télé présence, la réalité virtuelle, augmentée ou synthétique a ici de beaux jours devant elle !

Agilite_Ecosysteme_v2.gif
Diagramme Causes – Effets de l’impact de la situation environnementale (au sens large)
sur la réduction de la mobilité (source :
www.tecoman.info)

Ce schéma est évidemment loin d’être exhaustif, puisque l’objectif est seulement d’illustrer les implications sur l’utilisation des technologies collaboratives, sans se préoccuper des autres impacts… malheureusement très nombreux.

En synthèse 
A chacun de juger si cette vision incomplète du contexte environnemental, vaut la peine d'être prise en compte. Il est clair qu'une stratégie d'entreprise est généralement "offensive", et que la prise en compte de ces phénomènes globaux implique une démarche "défensive" qu'il n'est probablement pas aisé à faire passer en interne. Cependant, les avantages concurrentiels de demain pourraient en partie reposer sur le niveau de préparation des organisations sur ces sujets...

Dans le deuxième volet de cette réflexion, nous tâcherons de faire un tour d’horizon du contexte externe plus orienté business, puis du contexte interne des organisations, afin d’identifier les facteurs qui favorisent le développement de l’utilisation des technologies collaboratives existantes et émergentes, ceci afin de favoriser le développement de l'agilité et de l'innovation.
 

Quelques références :

Sur la raréfaction des ressources :
- Insee (2007), ‘Evolution cours du Brent’, 
http://www.insee.fr/fr/indicateur/tableau_de_bord/fiche_tableau_de_bord.asp?id_tbc_the=10
- ‘Le Pic Pétrolier (Peak Oil)’ : http://lanredec.free.fr/polis/peakoil.html
- AIDS.Org, « Les textes de référence 2007 », http://www.aidh.org/txtref/2007/onu-bkm02.htm


Sur les problèmes climatiques :
- Le Monde (10/12/2007), "Le réchauffement climatique pourrait déclencher une guerre civile mondiale",
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-987617@51-853716,0.html
- GreenFacts (2007), 'Consensus Scientifique sur le Changement Climatique'
http://www.greenfacts.org/fr/changement-climatique-re4/index.htm
- Matthieu Auzanneau (Oct 2007), '15 millions de milliards d’euros : L’estimation du coût maximal du réchauffement climatique d’ici à 2100': http://www.transfert.net/15-millions-de-milliards-d-euros
- Environnement : http://www.worldwatch.org/
- AIDS.Org, « Les textes de référence 2007 », http://www.aidh.org/txtref/2007/onu-bkm02.htm
- Michael T. KLARE (2006), 'Ressources naturelles et guerres à venir', http://alternatives-international.net/article235.htmlhttp://alternatives-international.net/article235.html
- Hélène Crié-Wiesner (30 oct 2007), 'Face au recul du littoral, qui dévaste la côte est américaine, des chercheurs ne désespèrent pas de trouver des solutions', http://www.liberation.fr/transversales/futur/reportage/288147.FR.phphttp://www.liberation.fr/transversales/futur/reportage/288147.FR.php
- Programme International Géosphère Biosphère (IGBP), 'La montée du niveau des mers', Extrait de la Lettre du Changement global n°19 http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosclim/biblio/pigb19/03_montee.htmhttp://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosclim/biblio/pigb19/03_montee.htm
- 7sur7.be (25 nov 2007), "Le nombre de catastrophes liées au climat a quadruplé", http://www.7sur7.be/hlns/cache/det/art_668079.html?wt.bron=RSS


Sur les technologies émergentes et la collaboration électronique :
- Union Internationale des Télécommunications (Nov 2007), ''L’Internet des objets',
http://www.itu.int/itunews/manager/display.asp?lang=fr&year=2005&issue=09&ipage=things&ext=html
- Hubert Guillaud (Nov 2007), 'Prenez un siège', http://www.internetactu.net/?p=7420
- Knowings (2005), « Vision et pratique d’intelligence économique, de knowledge management et de travail collaboratif en France », www.knowings.com, Novembre 2005
- Tecoman.info (2007), "Réalité Synthétique : Quand le virtuel s'invite dans le réel (Claytronique)",
http://www.tecoman.info/article-13867249.htmlhttp://www.tecoman.info/article-13867249.html
- Tecoman.info (2007), 'La réalité augmentée au service des enfants', http://www.tecoman.info/article-13867586.htmlhttp://www.tecoman.info/article-13867586.html


Sur la Grippe aviaire :

- Gestiondecrise.com (2007), ‘Grippe aviaire : Scénarios à envisager et conseils aux entreprises’ :
http://gestiondecrise.com/grippeaviaire3bis.htm
- l’OIE, Office International des Epizooties : www.oie.int
- OMS : www.who.int

Par Fabrice Poiraud-Lambert

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