Mercredi 8 juillet 2009
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Cela sort peut-être un peu du cadre habituel de ce blog (cadre néanmoins un peu lâche ;-), mais j'ai été très intéressé par plusieurs articles d'Internet Actu, qui
traite de l'éco-responsabilité dans l'innovation, et en particulier du fait que toute innovation n'est pas nécessairement souhaitable et bénéfique.
Je vous renvoie à deux articles en particulier, avec des vidéos issues de la conférence LIFT :
- Gunter Pauli : “Il ne faut pas polluer moins,
il faut arrêter de polluer”
- Changer la planète : la voie du désir ?
Si je devais faire une synthèse en quelques mots de ces deux articles cela donnerait ceci : dans l'état actuel des ressources, du climat et des conditions de vie des peuples humains, peut-on
innover de nos jours pour seulement 10% de la population mondiale comme nous le faisons majoritairement aujourd'hui ? Quel risque pour le futur de l'homme et de la planète ?
Par Tecoman
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Lundi 4 mai 2009
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Voici une belle présentation Jean-Yves Huwart, concernant les principales différences entre les organisations du 20ème et du 21ème siècle. Elle explique pourquoi
innovation et collaboration en deviennent le coeur stratégique.
Les organisations changent, et l'on voit même maintenant apparaître de nouveaux modèles d'organisations des DSI, où des départements "Collaboration" sont
créés au même niveau que les départements traditionnels (Infrastructure, Métier,...), ce qui est très significatif. Peut-être que Néo nous en parlera un jour ?
Par Tecoman
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Vendredi 30 janvier 2009
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Conscientes que les avantages concurrentiels de demain ne résident plus dans la seule productivité et réduction des coûts, même s'il restent encore parfois de
grands gisements de potentiels, les organisations exhortent leurs troupes : Innovez !
Mais j'ai parfois le sentiment que ce message, s'il ouvre clairement des portes et une légitimité à ceux qui sont naturellement portés à l'innovation, laisse perplexe de nombreux
collaborateurs.
Pourquoi perplexe ? :
- Parce que les plus "analysants" d'entre nous (ie ceux qui sont orientés détails, procédures, respect des normes, sécurité, etc... ) sont potentiellement réfractaires par nature aux changements,
vecteurs de risques pour l'entreprise (il en faut ! Ne serait-ce que pour contre-balancer les "promouvants" et leurs 2 idées à la minutes !). "Innovez" sonne donc pour eux comme "prenez des risques", ce qu'ils auront naturellement beaucoup de mal à faire, surtout sans accompagnement spécifique.
- Parce que les Managers se demandent pour certains soit comment accompagner leurs collaborateurs, soit quel contrôle ils vont perdre dans cet exercice.
- Parce que la majorité se demande probablement : "Comment ?" : Il n'est pas simple d'innover sur commande : cela nécessite des conditions qui n'existent que rarement dans les organisations chez
qui l'innovation n'était pas déjà profondément ancrée dans la culture : culture du partage (et donc management, processus et outils adaptés); organisations communicantes et
décloisonnées; encouragements et moyens (pas une recherche du ROI à tout prix, lorsque l'on sait que 99% des idées innovantes échouent, et que la 100ème couvre mille fois les coûts des
échecs : l'entreprise doit être prête à assumer les erreurs); du temps (on n'innove pas sur commande !); etc...
Dans un tel contexte, l'innovation naîtra d'une transformation de l'entreprise.
Que peut-on faire sans révolutionner l'organisation ?
Le message nécessite donc d'être amené en tenant compte de la sensibilité des acteurs en présence, de leur profil psychologique, afin que chacun se sente rassuré sur ce que l'on attend de lui,
surtout si cela va dans le sens contraire des attentes antérieures, mais aussi encouragé à proposer, là où le management est parfois un peu "pesant".
Innover nécessite à mon sens un accompagnement spécifique, sur le terrain, soit par de la formation, soit par du coaching. Et cet accompagnement doit commencer par le management.
Ceci milite pour des actions pilotées de manière centrale, indépendemment de la hiérarchie, par des acteurs formés et ouverts à l'innovation. Les systèmes de "management des idées" (sortes de boite
à idées modernes) constituent un moyen de remonter les idées en provenance de la base.
Mais pourquoi ne pas faire en entreprise ce qu'Innocentive.com fait avec des problèmes scientifiques ou technologiques sur le web ? En clair, si des grandes
entreprises sont capables d'exposer leurs problèmes sur le web en offrant une récompense à celui qui trouvera une solution, pourquoi les organisations ne pourrait-elles pas exposer en interne des
problématiques (techniques, de processus,...), et demander à l'ensemble de leurs collaborateurs de proposer des solutions ? Elles pourraient ainsi profiter d'idées intéressantes directement
applicables à des questions non résolues, parfois issues de collaborateurs que nul n'aurait songer à interroger.
Par Fabrice Poiraud-Lambert
Lire aussi :
- La stratégie 2009 passe par
l'innovation
- Les cinq dilemmes de l’entreprise innovante
- Au Dela Du Profit : philosophie d'une
entreprise française innovante
- Innovation – Partie 1 : Contexte
- Innovation - Partie 2 : Reformer les managers
- L'innovation est-elle transgressive et impertinente par nature ?
- Entreprise 2.0 & CISCO : du vécu expliqué par son CEO
- Entreprise 2.0 : une présentation de synthèse par Kimind
- Ne vous avais-je pas déjà présenté Charlotte ?
- Entreprise 2.0 : une autre définition et une vidéo
- L'entreprise 2.0 en vidéo : les explications
- L'Entreprise 2.0 selon Fred
- Charlie vous parle de l'Entreprise 2.0
- L’entreprise bien au delà du 2.0 (B. Duperrin)
Par Tecoman
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Jeudi 22 janvier 2009
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Voilà une présentation-témoignage très intéressante sur le thème de la collaboration au service de l'innovation, d'autant plus qu'elle vient d'une entreprise
Française, ce qui est plutôt rare !
Par Tecoman
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Mercredi 21 janvier 2009
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Par Tecoman
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Mercredi 11 juin 2008
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Organisée par Le Cercle des Entrepreneurs du Futur, une conférence avait lieu le 11 juin 2008 à
UIMM, sur le thème suivant : "L'innovation est-elle transgressive et impertinente par nature ?"
Marc Giget en était l'intervenant principal, et il a traité le sujet avec brio, et cette pointe d'ironie acide propre à ceux qui ont beaucoup vécu.
Quelques citations notées à la volée :
- "L'innovation commence là où la norme s'arrête"
- "Il n'y a innovation que s'il y a proposition" (ie pas dans la critique stérile)
- "Il n'y a impertinence que s'il y a autorité" (ie autorité à défier par cette impertinence)
- "L'innovateur peut-être acculé à l'impertinence" (quand c'est sa dernière manière de s'exprimer ?)
- "L'innovation est révolutionnaire, mais elle commence discrètement. Elle cherche à aider les gens, pas à les agresser"
- "Il n'y a pas d'innovation de rupture sans création de nouvelles structures. On ne peut bien le faire de l'intérieur"
- "L'innovation radicale ne se définit pas par rapport au passé (l'Ipod n'est pas un CD Killer)"
- "Innover c'est prendre des risques, rompre les amarres"
- "Il y a deux ans, une association française a tenté de faire passer une loi contre les blogs, 'parce que l'on ne peut pas laisser publier n'importe quoi'... comme il y a 6 siècles avec
l'imprimerie !"
- "L'innovation vient de la multiplicité des initiatives" (il faut donc multiplier le nombre d'acteurs)
- "Il faut séparer le régulateur du leader du domaine"
- "L'innovation est une posture. L'innovateur disparaît derrière l'innovation"
- "Les grandes innovations ont été conçues par des gens matures" (ie > 50 ans)
- "Syndrôme français :"Il ne faut pas faire n'importe quoi" " (ie il est difficile d'innover en France)
- "15 000 français sont allés créer une société hors de France, depuis 10 ans" (idem)
- "Pour une grande structure, tout ce qui est nouveau est petit... donc sans importance" (idem)
- "La France a un environnement trop agressif vis-à-vis des innovateurs"
- "On estime qu'aucune société Française n'aurait les compétences internes ou le réseau nécessaire à la conception de l'iPhone"
- "Le terme "Capital-Risque" ne rend pas hommage à l'expression "Venture Capital" initiale... si vous avez une aventure et que votre conjoint(e) l'apprend, si il/elle n'est pas trop
jaloux(se), peut-être vous demandera t-il/elle si vous n'avez pas pris de risque" (bref, Risque = ennui de l'Aventure...)
Par Fabrice Poiraud-Lambert
Par Fabrice Poiraud-Lambert
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Samedi 24 mai 2008
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Comment innover en jouant avec une foule de gens inconnus et potentiellement non qualifiés ? A l'heure où les défis économiques, technologiques, écologiques,
biologiques sont de plus en plus complexes à relever, les départements de R&D et marketing font appel à la "foule" pour les aider à trouver des solutions innovantes.
Ce principe, connu sous le nom de "Crowdsourcing", littéralement "approvisionnement par la foule", a été particulièrement bien illustré par le site www.innocentive.com, projet créé par le laboratoire Eli Lilly et où des entreprises et des scientifiques peuvent déposer des problèmes, et où
des individus peuvent proposer des solutions et gagner des prix (1). Plus de 25 000 scientifiques de toutes nationalités se sont enregistrés en tant que « résolveurs » potentiels, et certains
problèmes industriels complexes trouvent des solutions en quelques jours, provenant parfois de personnes que nul n’aurait songé à questionner. Quelle entreprise peut se permettre d’embaucher 25 000
scientifiques ?
Jeff Howe, qui a été l'un des premiers semble t-il a parler de Crowdsourcing, sur le site Wired, a édicté une règle de fonctionnement de ce processus :
1. La foule est dispersée;
2. La foule a peu de temps à vous accorder;
3. La foule est pleine de spécialistes;
4. La foule produit la plupart du temps de la merde ;
5. Mais elle sait aussi trouver la matière la plus appropriée.
Cette utilisation du Crowdsourcing semble se propager sous diverses formes, certaines sous la forme de boites à idées à la
sauce web 2.0, d'autres sous la forme de Serious Games.
Si ces "Jeux sérieux" étaient utilisés jusqu'ici le plus souvent pour de la formation, Foldit est un serious game qui a pour objectif d'aider les scientifiques à trouver de nouveaux
moyens de plier des protéines, exercice très complexe qui demande normalement beaucoup de temps de calcul à des ordinateurs très puissants (parfois 30 ans de calcul !), mais que des humains
normaux, même des enfants, pourraient révolutionner sans avoir besoin de compétence particulière.
(1) pour en savoir plus : Eurotechnopolis "InnoCentive, la première des Bourses des Savoirs révolutionne la R&D", http://www.eurotechnopolis.com/fr/npailleurs/npailleurs.html
Par Fabrice Poiraud-Lambert
(Inspiré par InternetActu 1 et InternetActu 2)
Par Fabrice Poiraud-Lambert
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Lundi 14 avril 2008
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La collaboration électronique peut prendre bien des formes, et les univers 3D ont récemment révélé l'un des potentiels les plus intéressants, au point que le
bon vieux web 2D en (re)devient d'autant plus plat !
Après avoir animé à titre professionnel et à temps plein des espaces commerciaux ou RH (recrutement) dans Second Life pendant près d'une année, les créatrices de Guid'line ont décidé de relevé un défi intéressant et innovant : créer, en
parallèle de leur activité dans les mondes 3D, une nouvelle forme d'assistance. En effet, elles proposent maintenant, ni plus ni moins que d'assurer une présence humaine sur n'importe quel site 2D
traditionnel !
Elles utilisent pour cela de petits avatars en pseudo 3D qui peuvent apparaître au bas de n'importe quel site web traditionnel, pour peu que vous vous soyez créé un
compte weblin.
Guid'line offre ainsi un service d'accueil beaucoup plus humain que les animations telles Virtuoz.
Si ce type de prestation n'est pas adapté à tous les types d'activité, on peut imaginer toutes une gamme de sites où une présence peut apporter une valeur ajoutée intéressante, en
permanence ou à l'occasion d'évènements spécifiques.
Ne s'agit-il pas au passage d'une nouvel forme d'emploi ?
Par Fabrice Poiraud-Lambert
Par Fabrice Poiraud-Lambert
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Dimanche 13 avril 2008
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Par Fabrice Poiraud-Lambert
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Dimanche 2 mars 2008
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/2008 10:43
En dehors de l’innovation générée par les organisations (via la R&D, l’ajout de fonctionnalités, la création de nouveaux concepts), il existe une autre forme
d’innovation désignée sous le terme « d’innovation ascendante ». Cette forme d’innovation est liée aux « usages » personnels que les individus font des produits, usages qui
tendent à améliorer le produit d’origine, voire à le détourner complètement pour en faire quelque chose d’autre, de nouveau ou de différent.
L’exemple souvent cité (1) est celui du marché de la planche à voile, qui s’est fortement développé en s’ouvrant au grand public, grâce à une
invention de jeunes surfeurs hawaïens, qui avaient bricolé des cale-pieds sur leur planche de surf pour faciliter la réalisation de figures complexes. D’autres exemples fameux concernent le P2P,
le Wifi, Wikipedia, … Plus modestement, un grossiste parisien en éléments de canalisation PCV a ainsi ouvert son business (principalement B2B) au marché des particuliers, en constatant que
ceux-ci s’étaient donnés le mot pour venir acheter chez lui des éléments plastiques pour fabriquer des appareils de traitement de l’eau de mer pour aquarium marin. Il s’est donc lancé et a
proposé des kits prêts à assembler de ces appareils, dont il a ensuite vendu des milliers d’exemplaires à travers le monde.
Internet, via les forums, les blogs et autres outils collaboratifs, permet aux communautés amateurs de partager leur créativité personnelle pour répondre à des
besoins. Ces besoins peuvent être totalement nouveaux, ou résider dans la recherche du contournement d’une solution commerciale existante mais coûteuse, en la remplaçant par une solution
artisanale économique, parfois ingénieuse. Les organisations se doivent de rester à l’écoute de ces communautés libres, voire de les encourager, afin de profiter de leur ingéniosité avant la
concurrence.
L’innovation s’appuie généralement sur des informations existantes (expériences passées, études,…), qui déformées, adaptées,
améliorées, donnent naissance à une idée nouvelle ou différente.
Un exemple actuel et amusant d'innovation ascendante est liée aux possibilités de l'Iphone et en particulier aux détournements possibles de son interface
tactile. Un groupe de musiciens technophiles (iBand) s'est ainsi formé pour créer de la musique uniquement en transformant des iPhones en guitards, boites à ryhtme et autres pianos
! Nous sommes à priori loin ici de l'utilisation initialement prévue pour cet appareil !
iBand a aussi pastiché une pub Apple :
(via
Gadgets &
Le journal du
Geek)
Par Fabrice Poiraud-Lambert
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