La tablette est en train de remplacer le PC portable dans beaucoup d'usages, tout comme les portables ultra puissants remplacement désormais les stations fixes.
Mais voici que d'autres concepts apparaissent, qui pourraient ringardiser les tablettes sous peu...
Je vous avais déjà parlé de Réalité Synthétique, cette manière de reconstruire n'importe quoi
ou n'importe qui à partir d'une sorte de pâte à modeler composée de micro-billes cybernétiques. Voici quelques vidéos complémentaires sur le sujet :
Un exemple d'utilisation pratique au quotidien, un peu décalé dans le style de tournage (regardez l'homme à la valise au 2ème plan...),
S'il existe des vidéos de présentation de plus d'une heure, voici 7 minutes de synthèse sur ce qui pourrait être une prochaine révolution : Google Wave.
Plutôt que de bêtement remplacer une partie de corps manquante avec un bout de verre ou de plastique passif, pourquoi ne pas y injecter un peu de technologie ? Ce
qui n'était que pure anticipation dans la série "L'homme qui valait 3 milliards" se rapproche chaque jour de la réalité.
Après avoir perdu son oeil droit pendant un accident de chasse, Rob Spencer, un réalisateur canadien, travaille actuellement sur projet permettant de remplacer son oeil de verre par une mini
caméra sans fil. Si la caméra n'a pas été prévue pour se connecter un jour sur le cerveau de Rob, ce type d'inclusion risque de faire rêver certains reporters :
A quand un usage collaboratif ? Bon, j'avoue que je ne suis pas candidat au remplacement d'un des mes yeux pas ce genre de prothèse, du moins tant qu'ils fonctionnent correctement ;-))
Dans une immense salle du centre de conférence ExCel sur les docks à Londres, se tenait le 7 Avril, CloudForce London, le plus grand évènement européen sur le
Cloud Computing.
Marc Benioff, PDG de Salesforce.com, en grande forme, a distillé sa vision de l’avenir des infrastructures informatiques, à un parterre de plus de 2000 participants dans une salle archi comble.
Dans une salle noire du sol au plafond, des logos blancs brillants en forme de nuages flottaient sur un fond bleu et symbolisaient la terre promise.
Choix délibéré de la couleur bleue ? Certainement, pour rappeler le ciel et ses nuages (cloud en anglais). Mais cette image prépare l’arrivée de Microsoft avec son propre cloud qui s’appelle…
Azure ! Ils ont du bosser avec la même agence de com.
En rupture par rapport à d’autres interventions de Salesforce, chaque participant avait une copie couleur des transparents présentés qui l’attendait sur sa chaise. Le 2.0 est en marche et
Salesforce à besoin de tous le monde pour porter la bonne parole du Cloud Computing.
La conférence fut rythmée par un marketing très rodé visant à mettre tout le monde dans le coup et ne pas laisser des personnes moins techniques sur le chemin. Donc le message à délivrer est
simple : « Sales Cloud », « Service Cloud » et « Your Cloud »
Sales Cloud, c’est la reconnaissance de 8 ans de travail des équipes de Salesforce.com pour avoir conçu et commercialisé la première application de gestion des ventes au monde. Ce
« cloud » permet à tous les vendeurs de l’entreprise, où qu’ils soient sur terre, avec un PC ou un SmartPhone (Blackberry, iPhone ou Window mobile), d’accéder à leurs données sur leurs
clients, sur les ventes et de partager l’information commerciale. Mais le Sales Cloud c’est aussi le « cloud » qui met en relations les entreprises avec leurs partenaires commerciaux, qui
peuvent mieux collaborer ensemble grâce à cette plateforme mutualisée dans les nuages, à l’infrastructure scalable.
Service Cloud, c’est le relooking de l’offre relation clients (CRM) de Salesforce en y intégrant deux éléments majeurs :
- le premier c’est l’acquisition d’Instranet il y a 8 mois, et de sa connaissance des centres d’appels et du monde du service dans lequel ils avaient développé un vertical de leur offre. La
promesse d’Instranet c’est le maintient d’une base de connaissance partagée par tous les agents du Centre d’appels et sa mise à disposition sur le site web de l’entreprise dans les FAQ afin que les
clients puissent se dépanner eux même.
- le second c’est la reconnaissance que les clients de toutes les entreprises sont déjà sur le net, et qu’ils vont chercher à se dépanner en posant une question à leur réseau (Facebook, Twitter) ou
en faisant une recherche dans Google.
Service Cloud permet donc en temps réel et en quelques clics, d’aller capturer l’information dans ces réseaux et de la remonter dans son CRM. Ainsi accessibles aux agents du Centre d’appels,
elle peut être validée pour devenir une connaissance (solution) dans la base de l’entreprise et arriver dans la FAQ du site Internet pour l’utilisation par le plus grand nombre et une plus grande
visibilité depuis Google.
Service Cloud, c’est le nuage où tout le monde contribue et collabore, ou la connaissance circule pour améliorer la qualité de service rendue aux clients, grâce aux clients eux-mêmes.
Actuellement, ce n’est pas encore une vrai infrastructure « on the Cloud » mais plutôt de l’hébergement et de l’habillage de l’application Instranet mais je ne doute pas de la compétence
et de la détermination de Saleforce pour construire ce Service cloud.
Ces deux « clouds » amènent bien sûr quelque chose de nouveau mais couvre des domaines déjà connus. On peut imaginer la poursuite de cette stratégie avec « Buying Cloud » pour
le Cloud orienté achats et la collaboration avec ses fournisseurs, etc… et on glisse tranquillement vers l’ERP on the Cloud, tel que SAP et Oracle Applications ne nous y ont pas encore habitué.
L’ambition de Salesforce pourrait être immense dans ce domaine, mais il resterait à financer tout cela car la promesse du Cloud qui affranchi les clients d’un investissement en infrastructure et
applications, se traduit mécaniquement par un financement par l’opérateur.
Your Cloud : c’est là que le troisième sujet est une vraie rupture à la fois pour les clients et pour accélérer cette migration des applications vers le Cloud. Salesforce met à
disposition Force.com son environnement de développement d’applications sur le Cloud, à disposition de tous. Chaque entreprise peut commencer à développer des applications internes mises à
disposition de tous ses salariés, des applications qui ne sont plus hébergées sur les serveurs de l’entreprise mais sur le Cloud.
Avantages ? Pas de stress ni de délais pour construire une infrastructure qui supportera la montée en charge, y compris de partenaires et de clients situés au-delà du Firewall de
l’entreprise. C’est aussi pour de petites sociétés la possibilité de développer des logiciels qui peuvent être commercialisés via la plateforme d’échange de logiciel AppExchange. Enfin, pour des
éditeurs de taille moyenne qui veulent changer de technologie et survivre (au cas où le client serveur commence à avoir du plomb dans l’aile), c’est un gain de temps de recoder leur application sur
cette plateforme. C’est ce que CODA un éditeur de progiciel de comptabilité nous a expliqué et à fait avec la sortie ce mois ci des premiers modules de leur application de comptabilité sur le Cloud
que vous pouvez aller essayer sur http://www.coda.com/. Elle est ciblée au départ pour les clients de salesforce pour comptabiliser les ventes et suivre les comptes, mais elle intéresse
potentiellement toute entreprise.
Inconvenients ? Le premier de tous c’est l’intégration avec les autres applications de l’entreprise (en attendant qu’elles se retrouvent toutes sur le Cloud !). Et bien ils y
travaillent et Informatica connu pour ses passerelles entre applications duplique son offre et lance « Informatica on the Cloud » en complément du produit traditionnel « informatica
on premise ». L’innovation dans tout cela, c’est que les scripts et les interfaces développées sont compatibles dans les deux produits. Une interface développée entre une application dans
l’entreprise et une application sur le Cloud peut dont être implémenté là où on le souhaite et éventuellement déplacée. D’autres acteurs de l’intégration étaient présents pour démontrer que
l’intégration n’était plus un problème.
Et demain ? Avec l’arrivée de Microsoft, la présence de Google avec ses Google Apps et l’offre d’Amazon de serveurs virtuels sur son Cloud (avec changement dynamique de la capacité
demandée !), LES Clouds sont en train de se construire et l’interopérabilité n’est pas encore au menu. Il va falloir suivre les alliances stratégiques qui vont se faire et se défaire dans les
mois qui arrivent et les entreprises l’espèrent, tirer les prix à la baisse pour refléter les économies d’échelles au niveau mondiale pour le maintient de cette infrastructure partagée. Bon voyage
sur le Cloud !
L'Interaction Homme Machine (IHM) ne passe pas que par des écrans, des capteurs ou des surfaces tactiles. Elle peut se faire aussi en déguisant la machine en homme,
afin de faciliter l'expression de l'émotion humaine. Des robots humanoides pourraient être très utiles pour gérer des enfants ou des personnes agées ou malades.
L'atelier nous prospose un article sur la robotique
et la reproduction faciale des émotions humaines. Si le résultat n'est pas (encore) parfait, cela commence à être impressionnant.
Giiks nous rapporte quelques images intéressantes d'une innovation de Nokia qui
se présente comme une paire de lunettes permettant de zoomer dans un paysage : l'arme ultime du touriste du futur ?
Il se développe aujourd'hui pléthore de solutions tactiles (tables, écrans de bureau, écrans muraux,...), et les grands cabinets d'analystes, ainsi que les
éditeurs type Microsoft, semblent d'accord pour prédire que l'ère du clavier/souris n'a pas vocation à durer indéfiniment.
Dans ce contexte, voici une interface web expérimentale totalement sans clic, qui présage de la navigation que l'on pourrait obtenir par exemple sur un écran tactile piloté avec un doigt: