Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

L'Entreprise 2.0 : un avantage concurrentiel difficile à copier

22 Juillet 2009 , Rédigé par Tecoman Publié dans #Entreprise 2.0

Dans un article récent (Entreprise 2.0 : le travail, c'est ce qui reste quand on a tout automatisé), 01NetPro revenait sur une étude de MC KInsey, qui faisait une analyse des différentes formes de travail dans les organisations, en soulignant que la part de la dernière forme prenait une place de plus en plus importante (> 40%) :

• transformationnel (extraction ou conversion de matériel brut) ;
• transactionnel (interactions de routine) ;
• tacite (interactions complexes).

L'article se termine sur la conclusion suivante :

"Les outils du Web 2.0, qui permettent des interactions informelles et rapides, et les relations entre personnes autant que celles entre documents sont de véritables outils de productivité pour le « travailleur du complexe ». Il ne s'agit plus d'opposer le time to work et le time to play mais d'intégrer dans les processus le jeu qui donne souplesse, réactivité et innovation dans la résolution des problèmes.

Un autre aspect de cette transformation des modes de travail est que ce qui n'est pas automatisé n'est pas directement réplicable : l'entreprise se donne ainsi la possibilité de créer des capacités et des avantages que les concurrents pourront difficilement copier."


Il me semble aujourd'hui que l'on peut aller plus loin dans la conclusion : dans un contexte où l'Entreprise 2.0 est encore très loin d'imprégner les organisations en profondeur, et il s'en faut de beaucoup, celles qui sont les premières à expérimenter les possibilités offertes par les outils 2.0 pour répondre à des besoins business, pour développer la communication transverse, pour favoriser l'intelligence collective et l'innovation, celles-là développent aussi un avantage concurrentiel difficile à copier. Difficile à copier, voire impossible, pas seulement parce que l'on ne parle pas ici de processus automatisés, mais car impliquant la création d'une culture managériale et sociale spécifique, non transposable dans une autre organisation.

Au passage, il est intéressant de constater que le schisme que nous commençons à observer entre les organisations en fonction de leur degré de maturité sur ce sujet, peut aussi se constater entre les entités qui constituent les grands groupes.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article