Vendredi 1 mai 2009
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En Juin 2008, j'écrivais un article intitulé "Outils collaboratifs : un
levier de transformation des organisations ", qui citait une liste de grandes raisons qui
pousseraient les organisations à se transformer, dont la concurrence, le Papy Boom, le changement climatique, le coût des matières premières, ... et l'apparition d'une pandémie.
"...Une potentielle apparition d'une pandémie de grippe aviaire, qui ne reste encore qu’une menace, mais qui aurait (aura ?) entre autres pour conséquence de consigner de très nombreux
collaborateurs chez eux (afin de réduire la propagation et la mortalité) pendant plusieurs mois. On peut imaginer l'impact de ce type de situation sur la majorité des organisations, vidées de leurs
collaborateurs, d'autant plus si aucune solution de travail distant n'est disponible ou réellement fonctionnelle."
Alors que le niveau d'alerte de l'OMS est passé le 29 avril 2009 du niveau 4 au niveau 5 (sur 6), les
pays et les organisations commencent à mettre en place des procédures de précaution, par exemple en demandant à leurs collaborateurs critiques (pour la production) de prendre des dispositions
spéciales (comme prendre son PC portable avec soit durant les grands WE qui s'annoncent, afin de pouvoir assurer leur activité de chez eux, lorsque ceux-ci disposent d'accès distants).
Et ce qui représente habituellement un risque jugé négligeable (avec de plus une parade très coûteuse) menace de devenir un risque qui pourrait devenir plus important : Dans le cas d'une alerte de
niveau 6 attestant d'une pandémie active, combien d'entreprises pourront se permettre de fermer purement et simplement pendant une ou plusieurs semaines ? Celles qui ne pourront permettre de
fermer, pourront-elles s'offrir le luxe de mettre leurs collaborateurs en danger (en supposant qu'ils l'acceptent : il y a déjà des cas de refus des personnels naviguants pour des vols vers le
Mexique) ?
Si les entreprises industrielles ne sont pas ici sur un pied d'égalité avec les entreprises de service, où la production ne s'appuie pas ou peu sur des systèmes de production lourds (machines,
usines,...), nombres d'entreprise de services pourraient travailler (au moins momentanément) sur un mode de télétravail, sous réserve que ce mode soit suffisamment fourni en solutions
collaboratives et communicantes pour que les relations entre les collaborateurs restent proches du quotidien normal (messagerie, chat, téléphonie, télé-conférence, visio et web conférence avec
partage de documents, solutions de co-rédaction et de partage documentaire, etc... pour ne pas citer la téléprésence).
S'il reste à espèrer que l'épidémie de grippe porcine actuelle reste à un niveau acceptable, cela n'en constitue pas moins un coup de semonce supplémentaire après le SRAS et la crainte d'une
pandémie de grippe aviaire (toujours possible). Si les entreprises mettent en place des PCA (Plan de Continuité de l'Activité) et des PRA (Plan de Reprise de l'Activité), peut-être devraient-elles
aussi songer à y intégrer les effets des Pandémies... Cela aura de plus des répercutions qui pourraient s'avérer intéressantes sur leur mode de fonctionnement normal, en simplifiant les conditions
du télétravail, ce qui pourrait permettre d'envisager des optimisations dans la gestion des parcs immobiliers tout en répondant aux attentes de nombreux collaborateurs, etc.
Par Fabrice Poiraud-Lambert
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Publié dans : e-Collaboration
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