Jeudi 18 septembre 2008
Benjamin Maurel me signale l'ouverture, hier, d'un nouvel univers virtuel dans la lignée de Yoowalk ou de SpaceTime : ExitReality.



Le concept
Créé par une société Australienne, ce nouvel univers est accessible avec un navigateur web après avoir téléchargé un bout de programme de 4Mo. Sa vocation est de transformer tous les sites traditionnels (2D) en sites 3D, avec une démarche originale, puisque la solution "explose" chaque site 2D en une myriade d'images et de liens, cliquables, issus des éléments du site 2D. A noter que les sites en Flash ne peuvent pas être affichés.

Le Bloc Tecoman.info, une fois passé à la moulinette d'ExitReality


Les plus
ExitReality offre la possibilité de faire du Chat, de se déplacer un peu comme dans Second Life, à la fois dans des décors extérieurs et dans des intérieurs. Vous pouvez customiser votre propre espace (votre site web transformé en 3D) sur la base d'une collection de Templates et d'objets. Vous pouvez aussi customiser votre avatars en lui choisissant un aspect dans une collection.



Les moins
Même sur mon PC le plus rapide à 3 Ghz, ça "pédale" dur... nous sommes loin de Second Life. L'ergonomie est aussi assez peu intuitive, avec des fonctionnalités dont on ne comprend pas tout de suite l'usage.
L'idée est intéressante, mais le résultat de la transformation des sites 2D en 3D, à plat, est assez peu convaincant et exploitable : il faut courir de page en page, ce qui est infiniment plus lent que de lire une page 2D

La 3D n'a, selon moi, aucun sens pour proposer du contenu "plat". Elle n'a de pertinence que pour des objets ou des lieux en 3D, ou pour mettre les personnes en relation et utiliser ainsi les capacités immersives et cognitives offertes de manière unique par la 3D. La formation, le travail collaboratif ou d'une manière générale la mise en relation virtuelle de personnes me semble donc être le coeur de cible de ce type d'interface. En conclusion, je ne suis guère convaincu par cette solution, en l'état... mais peut-être faut-il lui laisser le temps de maturer un peu...?

Video demo : h
ttp://www.exitreality.com/videoplayer.html

P
ar Fabrice Poiraud-Lambert

(Via PC Inpact)
par Fabrice Poiraud-Lambert publié dans : Univers virtuels
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Il existe des organisations de grandes tailles (de 30 000 à 300 000 personnes) qui savent innover : 3M, WL Gore & Associates (la société qui fabrique le Goretex, et qui a un mode de
fonctionnement interne hallucinant), IBM (là, c'est tout l'un ou tout l'autre !), CISCO, Microsoft (idem IBM...). Je ne pense pas que ce soit fondamentalement la taille qui soit un frein ou un
levier. Certes, une startup aura souvent une organisation "adhocratique" naturellement tournée vers l'experience et l'absence de règle, car elle n'aura pas encore la maturité nécessaire pour
définir des normes de fonctionnement plus rigides. Mais elle n'aura pas les moyens non plus d'innover de manière coûteuse comme IBM sait le faire par exemple, ou d'avoir des collaborateurs dédiés à
la mise en place de solutions collaboratives non directement rentables.
A mon sens, ce sont les hommes (les leaders) qui font la différence par le "souffle" qu'ils insuflent dans leur organisation. La Technocratie (ou "bureaucratie mécaniste" pour reprendre un terme de
la théorie des organisations ?) n'est pas systématique dans toutes les grandes organisations : il en existe où la liberté d'entreprendre et de sortir des règles existe, mais le manque de Vision et
de compréhension des enjeux et des révolutions actuels aura souvent tendance à figer toute initiative non directement liée de manière évidente au core business. Une manière de privilégier la vision
à court terme sur le moyen ou long terme. Mais cela convient probablement tout à fait aux actionnaires...