Vendredi 23 mai 2008
Un article de L'ATELIER relate le résultat d'une étude de McKinsey selon laquelle seuls 3 à 6% des utilisateurs (sur 600) d'un site de partage de vidéo auraient posté 75% du contenu.

McKinsey suggère que ce ratio pourrait se retrouver sur d'autres types de contenus (blogs, wiki,...), et qu'il est donc critique de bichonner les rares personnes qui sont (auto ?) motivées pour partager ce qu'elles ont ou ce qu'elles savent.

Une autre étu - L’optimisation des coûts internes, dont par exemple celui de l’immobilier, qu’il s’agira plus que jamais de garder sous contrôle. Fin 2006, Renault envisageait ainsi d’instaurer le télétravail et le nomadisme pour 8000 à 10 000 de ses 15 000 collaborateurs franciliens, afin de réduire le coût de son immobilier et optimiser le taux d’occupation de ses locaux (utilisés à 80% seulement) (3). Cette démarche avait déjà été initiée par des sociétés deconseils et de prestations intellectuelles (Accenture, HP, IBM,…), où la notion de bureau personnel a parfois été complètement remplacée par des bureaux temporaires réservésselon les besoins et la présence réelle des collaborateurs. Chez Sun Microsystems par exemple, plus de 50% des effectifs travaillent à distance, où ils le souhaitent, que cela soit chez eux ou au Starbucks Café local (4).

- Le départs massifs à la retraite des Baby Boomers, avec la perte de leur expérience, et leur remplacement par une génération (nommée « Y ») ayant une culture souvent très différente, tant au niveau de son rapport à l'informatique que de son rapport à l'entreprise ou à la société en général. (5)

- L’utilisation massive et prépondérante d’Internet, qui permet aux clients de comparer les coûts et de commander en ligne impliquera paradoxalement une présence accentuée des organisations sur le terrain afin de maintenir des liens relationnels forts avec les clients, pour éviter leur passage à la concurrence, ou au contraire les inciter à changer de fournisseur. Cette contrainte va donc accentuer le besoin en « bureau mobile » et en outils communicants, pour rester en contact avec l’organisation, à distance.

- Les contraintes environnementales (réduction de la pollution et des gaz à effet de serre) imposeront probablement à terme de réduire drastiquement les déplacements ou l’utilisation de véhicules polluants, qu’il s’agisse des voitures comme des avions, ce qui pourra avoir un effet sur la mobilité effective des collaborateurs, et donc sur la nécessité de trouver des solutions alternatives de collaboration à distance.

- L'augmentation effrénée du coût du pétrole va nécessairement faire changer les mentalités, les modes de consommation et les habitudes, et ce probablement beaucoup plus rapidement que prévu (en quelques mois, et non en quelques années), à moins que des solutions alternatives ne se développent très rapidement.

- Une potentielle apparition d'une pandémie de grippe aviaire, qui ne reste encore qu’une menace, mais qui aurait (aura ?) entre autres pour conséquence de consigner de très nombreux collaborateurs chez eux (afin de réduire la propagation et la mortalité) pendant plusieurs mois. On peut imaginer l'impact de ce type de situation sur la majorité des organisations, vidées de leurs collaborateurs, d'autant plus siaucune solution de travail distant n'est disponible ou réellement fonctionnelle.

- Les connexions Internet rapides et les protocoles de télécommunication de type Wimax, Wifi, 3G permettent maintenant aux collaborateurs de travailler à distance. D'ailleurs, selon une étude Lexmark/Ipsos (2006) (6), les personnes interrogées prévoient que les horaires et le poste de travail pourraient considérablement changer d’ici à 2016, avec la fin des horaires « de bureau » (9:00 – 18:00) et le développement des bureaux mobiles.



Encore faut-il que les organisations soient techniquement et humainement prêtes à le faire, les solutions collaboratives se révélant particulièrement précieuses pour maintenir les liens entre les collaborateurs.


Tout concours donc à ce que l'entreprise et l'organisation du travail change dans les années à venir, et l’agilité, concept apparu dans les années 90, est en passe de devenir le Graal que chaque entreprise soumise à forte fluctuation de son contexte recherche ou recherchera, soutenue dans sa quête par tous les acteurs du marché informatique, qui disent détenir tout ou partie de la solution. Cette affirmation est entendue par les organisations : une étude conjointe réalisée en 2006 par Novamétrie, le Cigref et Microsoft auprès de Chefs d’entreprise indiquait qu’ils sont 100% à considérer les technologies de l’information comme le principal levier de transformation des organisations, devant la gestion des compétences (95%) et l’innovation (89%).
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