Mardi 29 janvier 2008
Nous vivons dans un monde et un contexte fascinant :
- Un monde incroyable où certains vivent au présent et peinent à subvenir ne serait-ce qu'à leurs besoins les plus basiques (boire et manger), pendant que d'autres (dont je suis) travaillent dans des contextes technologiques et ont l'opportunité de se projeter dans un avenir qui n'a peut-être plus grand chose à voir avec ce que nous vivons actuellement.
- Un contexte qui change, de plus en plus vite et de plus en plus radicalement

 
Notre avenir recèle très vraisemblablement de nombreuses surprises, certaines très mauvaises et d’autres positives, auxquelles il convient pourtant de se préparer. Si l’Homme est capable de vision et de prospective, il a cependant beaucoup de mal à accepter le changement, surtout s’il est rapide, créateur d’incertitude, et s’il ne semble pas être inéluctable immédiatement. Nous avons donc une tendance à ne réagir qu’au syndrome du « nez dans le mur » : nous ne prenons des mesures que lorsqu’il est (presque) trop tard, surtout si ces mesures sont coûteuses ou impopulaires. 


Pourtant, nous sommes probablement à la veille de changements brutaux, radicaux, qui vont affecter la planète dans sa globalité, et dans tous les domaines, modifiant les règles et les modes de vie en profondeur. Ces changements sont liés à la conjonction de multiples phénomènes liés à :
- la raréfaction de nombreuses ressources, liée elle-même à la surexploitation et au développement d’une population mondiale trop importante pour la planète
- la pollution et ses impacts sur la biodiversité et sur le climat
 


Tout cela fait l’objet de communications toujours plus nombreuses dans les média, et si les messages commencent à pénétrer les esprits des populations des pays les plus industrialisés, les politiques restent encore très en retrait, en raison des impacts associés sur l’économie, impacts inacceptables pour ces mêmes foules pour l’instant : un paradoxe que nous connaissons bien en France, où nous réclamons des réformes pour mieux lutter contre elles lorsque qu’elles nous touchent dans nos intérêts individuels.
 


L’objectif n’est pas ici d’aborder tous les changements auxquels nous allons devoir faire face à l’avenir, mais d’essayer d’imaginer ce que pourra être notre futur proche (2015) dans le domaine de la collaboration électronique. Pourquoi cette date ? Parce qu’elle n’est pas trop lointaine, que certains bouleversements ne seront pas encore trop prononcés (par exemple, la montée du niveau de la mer), et qu’une projection peut rester réaliste. Les prospectivistes évitent aujourd’hui semble t-il de se projeter en 2025, un moment de l’histoire qui risque d’être tellement chahuté que l’on préfère imaginer 2050 : si nous avons surmonté le cap de 2025, la situation devrait être plus stable !


Certes, cette vision n’est pas des plus sereines, mais a quoi sert-il de se cacher derrière son petit doigt ? Il suffit de chercher un peu sur le Net pour trouver un nombre plus que préoccupant de facteurs majeurs de changements radicaux à venir, qui souvent s’enchaînent les uns les autres.
 


Ceci étant dit, penchons nous sur les facteurs qui auront potentiellement une influence sur le développement des technologies collaboratives et sur leur adoption professionnelle massive (aujourd’hui, selon Knowings (2005), seules 15% des sociétés françaises utilisent des intranet collaboratifs ).


L’utilisation des solutions de travail collaboratif est intimement liée à la distance qui sépare les acteurs (internes ou externes) de l’organisation. Si les entreprises utilisent encore très majoritairement des méthodes traditionnelles de collaboration (la réunion physique en salle), les changements à venir risquent de changer les règles du jeu, en freinant la mobilité :
 


Changement N°1 : la Pandémie de grippe aviaire.

Au-delà que toute réaction alarmiste et d’amplification média, une pandémie prochaine de grippe aviaire n’est plus considéré comme un risque, mais comme une certitude, dans un futur plus ou moins proche (non prédictible).
 


Extrait de «Grippe aviaire : Scénarios à envisager et conseils aux entreprises », (
http://gestiondecrise.com/grippeaviaire3bis.htm) : « ceci incite à ré-insister auprès des entreprises : la seule attitude raisonnable pour elles face à la menace représentée par la grippe aviaire est de se préparer concrètement à des situations de crise possibles. En effet, dans la situation actuelle, en dépit (et même à cause) des incertitudes scientifiques, le potentiel d’évolution et de gravité de l’épizootie est indiscutable, avec l’éventualité que le virus H5N1 ne devienne, dans les années qui viennent, transmissible d’homme à homme. Il est à prendre en compte au delà des phénomènes de « psychose » qui ont pu être entretenus par les médias et aussi par certains responsables ; au delà aussi des considérations diverses et variées qui ont pu circuler ces derniers mois et donner l’impression que le risque d’une pandémie de grippe humaine avait été grossièrement surestimé. En fait, de l’avis de la très grande majorité des experts, ce risque est notable pour les années qui viennent, sans qu’il soit possible de préciser quand cette pandémie pourrait survenir.    nbsp;             L’historique des publications de chacun permet de révéler l’expertise
Le constat est simple : plus un collaborateur intervient sur un ou plusieurs sujets, plus son niveau de compétence sur ces sujets augmente mécaniquement, en raison de la réflexion que cette participation implique. Chacun a donc un intérêt objectif à voir ses contributions mises en valeur et reconnues par la communauté. L’authentification permettra aux collaborateurs qui participent de voir leur valeur reconnue dans l’organisation.
 
§              Les compétences rares deviennent faciles à identifier
En permettant à chacun d’écrire sur les sujets et les thèmes de son choix, y compris les plus exotiques, les organisations peuvent tirer parti des compétences et expertises personnelles rares et inconnues de leurs collaborateurs.
 
§               Les communautés de pratiques et d’experts sont révélées
La solution de BlueKiwi offre à chacun la possibilité d’identifier qui s’intéresse à quels sujets, via les commentaires et les thèmes des contributions. Grâce à indicateurs visuels qui mettent en relief qui sont les contributeurs les plus importants par sujet, chacun peut donc s’adresser en cas de besoin à une communauté d’experts clairement identifiée. L’authentification des acteurs renforce donc les relations internes.
 
Si la communication et le partage n’est pas aisée et naturelle au sein d’une organisation, le sponsor du projet pourra lancer une expérience pilote avec une population volontaire, afin de démontrer la pertinence de la solution, et ses avantages pratiques. Nulle doute que l’expérience fera ensuite tâche d’huile, en particulier si :
§              Le sponsor montre lui-même l’exemple,
§              S’il s’efforce d’impliquer dans l’expérience des acteurs dont l’influence est forte.
§              S’il m’et en œuvre des mécanismes de renforcement permettant au projet de devenir plus visible, à ses avantages de devenir plus évidents, et aux participants de se sentir valorisés au travers de leur participation.
par Fabrice Poiraud-Lambert publié dans : Mgt - Grands principes
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus
Sitemap