Lundi 21 janvier 2008
Ceux qui ont l'expérience de la gestion d'un décor dans Second Life savent que cela peut prendre un certain temps, d'autant plus s'il s'agit d'un magasin avec de nombreux rayonnages. 

Voici que Kinset Technology propose une application externe à Second Life, qui permet de piloter dynamiquement l'organisation des rayonnages d'un magasin (par exemple). Bluffant !

Kindset.jpg
( via
nano-marketing)
par Fabrice Poiraud-Lambert publié dans : Univers virtuels
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Les luttes de pouvoir s'appuient sur les compétences et les connaissances de chacun. Partager ces informations peut être vécu comment inacceptable car contre-productif pour l'attente des objectifs personnels (secrets). Les projets de mise en place d'outils collaboratifs peuvent se heurter particulièrement brutalement à ce type d'enjeux cachés.
 
Les outils collaboratifs favorisent les populations qui s’adapteront le plus facilement et rapidement à la publication d’information, ce qui peut créer un déploiement à deux vitesses dans l’entreprise ([3]) et la frustration de certains collaborateurs qui se sentent mis en situation d’infériorité.
 
Selon BROWN (2002) l’utilisation des outils collaboratifs ne constitue pas une bonne approche lorsqu’il s’agit de définir la stratégie de haut niveau de l’entreprise, d’un produit ou d’un service : il vaut alors nettement mieux laisser les décideurs se mettre d’accord pendant une réunion (souvent agitée), qui verra une tendance l’emporter, au risque sinon de prendre énormément de temps pour arriver à une décision, luxe que ne peuvent pas se permettre les entreprises. Alors seulement, l’utilisation d’une sélection d’outils permettra d’accélérer les projets qui découlent de la stratégie ([4]).
 
Dans ce contexte, les outils collaboratifs peuvent réduire la communication interpersonnelle directe, mais pas remplacer les réunions physiques, qui resteront un point de passage obligé dans de nombreux cas.
 
L’utilisation des outils collaboratifs reste liée à la loi de Metcalfe, qui stipule que « l’utilité d’un réseau croit avec le carré du nombre de ses utilisateurs » (utilité = k * n2, où k est un coefficient multiplicateur et n le nombre d’utilisateurs), ce qui se décline, dans notre contexte, par le fait que les outils collaboratifs ne sont viables et utiles que si un nombre suffisant (seuil critique) d’acteurs les utilisent. Au delà de ce seuil, les non-utilisateurs se rallient naturellement, quelles que soient les réticences antérieures, et rendent l’utilisation des outils incontournable ou simplement pérenne dans le temps.

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Illustration : Loi de Metcalfe[5]
 
Prenons le cas de la dématérialisation de formulaires internes à une organisation (demandes de services transverses, tels les achats, le support informatique, les demandes de voyages, les remboursements de frais, etc…) : si un seul service de l’organisation utilise des formulaires dématérialisés, c’est un pionnier, mais les utilisateurs doivent s’habituer à ce mode de fonctionnement innovant et surtout particulier : 

- le service doit communiquer souvent sur la manière de s’adresser à lui (les utilisateurs ayant une tendance naturelle à utiliser les anciennes méthodes : email, formulaire papier, demandes orales informelles,…) 
  
- les utilisateurs doivent faire un effort pour se souvenir comment faire appel au service concerné. Ils peuvent y trouver leur compte et y adhérer, ou au contraire refuser le système.
 
Si vous avez réussi à convaincre plus de la moitié des services centraux d’une organisation d’utiliser les processus dématérialisés en ligne, vous avez potentiellement dépassé le seuil critique d’adoption :
les utilisateurs savent maintenant globalement où trouver les formulaires électroniques les autres services centraux ne devraient pas tarder à s’associer à la tendance majoritaire, renforçant ainsi l’utilité de l’intranet.