Mercredi 29 avril 2009
3
29
/04
/Avr
/2009
08:54
La société FaceTime a publié une étude nommée "The Collaborative Internet: Usage Trends,
End User Attitudes and IT Impact", basée sur une enquête auprès de 527 IT Managers et collaborateurs, courant septembre 2008.
Si l'étude aborde largement les risques techniques (sécurité) associés à l'utilisation des outils informatiques professionnels pour des usages privés, elle donne aussi des informations
intéressantes sur la pénétration des outils grand public dans l'entreprise :
|
Work purposes:
Several timesa day
|
Personal purposes:
Several times a day
|
|
LinkedIn
|
84%
|
44%
|
Facebook
|
28%
|
59%
|
|
MySpace
|
9%
|
31%
|
|
YouTube
|
53%
|
69%
|
|
Twitter
|
22%
|
22%
|
|
Digg
|
16%
|
22%
|
|
Delicious
|
13%
|
19%
|
|
Second Life
|
9%
|
9%
|
|
Other
|
0%
|
3%
|
Une autre étude d'avril 2009 donne des chiffres comparables :
Employees use outside of work:
-
75% use Facebook
-
75% use LinkedIn
-
45% use YouTube
-
35% use Wikis
-
32% use Blogs
Que peut-on en déduire ? :
- que les outils du web 2.0 envahissent rapidement l'entreprise (parfois malgré elle), ce que l'on savait déjà, mais qui se démontre chaque jour avec un peu plus de force.
- que les collaborateurs sont donc de plus en plus demandeurs de ces outils dans leur contexte professionnel, même s'ils en ont aussi un usage personnel. Certaines études tentent même de démontrer
que laisser les collaborateurs avoir un usage privé de leurs outils web professionnels pourrait accroître leur productivité de 9%. Dans tous les cas, on peut postuler que l'usage privé de ces
outils entraîne une forte adhésion des utilisateurs et la maîtrise de ces solutions, ce qui permet à l'entreprise de s'affranchir de toute formation : les collaborateurs seront donc d'autant plus
efficaces et moteurs dans l'utilisation professionnelle de ces outils. D'une manière générale, il ne me semble pas toujours simple de distinguer très fortement la partie personnelle de la partie
professionnelle : il finit souvent par arriver que les deux usages se mélangent au bénéfice de l'un et de l'autre (ce qu'un autre tableau de l'étude démontre par ailleurs). Enfin, si les
collaborateurs n'avaient pas ces outils pour faire une pause, ils passeraient d'autant plus de temps à la machine à café ou à fumer...
- que l'écart entre la nature des outils professionnels et celle des outils grand public devient de plus en pluschoquant (en termes de fonctionnalités, d'interface, de logique,...), et que les
attentes des utilisateurs en sont exacerbées, car ils peuvent chaque jour comparer avec les outils qu'ils utilisent à titre personnel.
On peut déjà constater que les collaborateurs expriment de plus en plus spontanément des besoins professionnels proches des fonctionnalités grand public qu'ils connaissent, et cela facilite
d'autant la proposition et la mise en oeuvre d'outils et de concepts innovants. Il reste certes encore beaucoup de freins, surtout lorsque les budgets nécessaires sont importants (et le ROI délicat à établir) et que les valideurs de ces budgets ne sont pas familiers avec ces
nouvelles solutions. Mais les choses changent, et j'ai le sentiment que l'on avance.
Par Fabrice Poiraud-Lambert
(Via 01NetPro)
Lire aussi :
- Intranet Statistics
- Effet bénéfique des usages privés en entreprise : voir l'étude menée par Brent Coker, de l'université de
Melbourne
Par Tecoman
-
Publié dans : Etudes
0
Mardi 28 avril 2009
2
28
/04
/Avr
/2009
08:57
Si certaines voix s'élèvent pour dire que l'Entreprise 2.0 ne tiendra peut-être pas les promesses tant vantées,
force est de constater que l'un des freins principaux à sa mise en oeuvre dans les organisations réside dans la difficulté à justifier les investissements et le changement de culture nécessaires pour en tirer avantages.
Un graphique intéressant, republié par Fred Cavazza, synthétise le discours qui tourne autour de
l'intérêt de l'Entreprise 2.0 :
Comme le souligne Fred dans son article, la principale difficulté est de traduire les effets de l'E2.0 en données factuelles, mesurables, interprêtables par la Direction Générale comme une réelle
valeur ajoutée.
Evidemment, la difficulté réside dans la traduction sous forme d'indicateurs de notions telles que :
- profitabilité accrue
- meilleure qualité du travail réalisé
- production plus efficiente
- satisfaction clients
- engagement et rétention des collaborateurs
- résolution d'incidents et de problèmes
- amélioration des processus
- meilleures décisions
- intelligence collective
- innovation
- gestion de la connaissance
- etc.
Il existe certes déjà des outils et des indicateurs traditionnels pour mesurer certaines de ces notions, mais comment rattacher directement une partie de l'amélioration de ces indicateurs aux
effets de l'E2.0 ?
Il ne s'agit pas d'une mission impossible, car certaines études remontent des indicateurs de ce type. Par exemple, Intranet Statistics nous donne les informations suivantes :
"Intranet ROI – cost savings attributed to IKEA intranet (Beth Gleba, presenter):
-
Paper cost savings = $192,000
-
Streamlining processes / Self-serve travel process saves $4,590
-
Modernizing communication technologies video conf to WebEx = $90,000
-
Self-service hr = $219,000
How D Street Enhances Deloitte :
-
Innovation & productivity
-
Talent Attraction & Assimilation
-
Integrated Communications
-
Talent Retention
-
Knowledge Preservation
-
Marketplace Eminence
Benefits of Corporate Social Networking at Deloitte Consulting (Arun Parshad,
presenter):
Si l'on reprend la liste des ROI à démontrer, ce nous donne par exemple les indicateurs suivants (non exhaustif !) :
Toute la difficulté est donc de factualiser des indicateurs propres à l'E2.0, et de réaliser les mesures. La nature et le degré de sophistication des outils 2.0 utilisés sera ici critique. En
effet, s'il sera toujours relativement simple de calculer des indicateurs quantitatifs sur le nombre de documents ou de commentaires publiés, il sera beaucoup plus délicat de définir des
indicateurs qualitatifs tels la nature des sujets abordés (innovation, support, processus, etc...). L'utilisation des Tags pourra dans certains cas apporter une aide précieuse...
Et vous, vous voyez d'autres types d'indicateurs ?
Par Fabrice Poiraud-Lambert
Lire aussi :
- Les autres articles Tecoman sur l'Entreprise 2.0
- Intranet Statistics
Par Tecoman
-
Publié dans : Entreprise 2.0
0
Lundi 27 avril 2009
1
27
/04
/Avr
/2009
08:22
Début Avril, Linden Labs, l'éditeur de Second Life, publiait
une information concernant l'ouverture d'un beta test sur la mise en oeuvre de l'univers virtuel Second Life "On Premise", derrière les firewalls des entreprises.
Si les problèmes d'accès et de sécurité ont jusqu'ici représenté un frein à l'utilisation professionnelle de l'univers de Linden labs (même si IBM, CISCO et d'autres l'utilisent), il semble qu'une
nouvelle ère soit sur le point de s'ouvrir pour Second Life, en terme d'utilisation et de Business Model.
Phénomène à part dans la famille des univers virtuels, en raison de la capacité qu'il offre à ses résidents de construire tout et n'importe quoi quasiment gratuitement, la santé de Second Life
est florissante et s'améliore chaque mois un peu plus, n'en déplaise à ceux qui ont annoncé sa mort après l'effondrement du Buzz
marketing à la mi-2008.
Le potentiel de cet univers reste à mon sens pertinent pour de nombreuses organisations, qu'il s'agisse :
- de permettre la collaboration entre les collaborateurs ou plus largement avec les clients et partenaires de l'entreprise.
- de co-créer
- de former
- d'accompagner le changement
- etc...
J'attends avec curiosité de connaître les tarifs qui seront proposés aux entreprises par Linden Labs...!
Au passage, selon Virtual Wold News, l'achat de biens virtuels a représenté 1.5
milliard de $ en 2008... signe que les univers virtuels représentent bien un marché significatif, et malgré de nombreux échecs, le phénomène n'est probablement pas près de disparaître.
Par Fabrice Poiraud-Lambert
Lire aussi :
- Les autres articles de Tecoman sur Second Life
Par Tecoman
-
Publié dans : Univers virtuels
0
Lundi 13 avril 2009
1
13
/04
/Avr
/2009
08:56
Après bien des projets, le sigle "KM" est devenu tabou, persona non grata, tant les échecs ont été nombreux ces dernières années. La présentation ci-dessous nous
explique pourquoi, et nous explique aussi comment changer les pratiques pour faire que cela fonctionne, en contournant les pièges :
Par Tecoman
-
Publié dans : e-Collaboration
0
Jeudi 9 avril 2009
4
09
/04
/Avr
/2009
08:25
Dans une immense salle du centre de conférence ExCel sur les docks à Londres, se tenait le 7 Avril, CloudForce London, le plus grand évènement européen sur le
Cloud Computing.
Marc Benioff, PDG de Salesforce.com, en grande forme, a distillé sa vision de l’avenir des infrastructures informatiques, à un parterre de plus de 2000 participants dans une salle archi comble.
Dans une salle noire du sol au plafond, des logos blancs brillants en forme de nuages flottaient sur un fond bleu et symbolisaient la terre promise.
Choix délibéré de la couleur bleue ? Certainement, pour rappeler le ciel et ses nuages (cloud en anglais). Mais cette image prépare l’arrivée de Microsoft avec son propre cloud qui s’appelle…
Azure ! Ils ont du bosser avec la même agence de com.
En rupture par rapport à d’autres interventions de Salesforce, chaque participant avait une copie couleur des transparents présentés qui l’attendait sur sa chaise. Le 2.0 est en marche et
Salesforce à besoin de tous le monde pour porter la bonne parole du Cloud Computing.
La conférence fut rythmée par un marketing très rodé visant à mettre tout le monde dans le coup et ne pas laisser des personnes moins techniques sur le chemin. Donc le message à délivrer est
simple : « Sales Cloud », « Service Cloud » et « Your Cloud »
Sales Cloud, c’est la reconnaissance de 8 ans de travail des équipes de Salesforce.com pour avoir conçu et commercialisé la première application de gestion des ventes au monde. Ce
« cloud » permet à tous les vendeurs de l’entreprise, où qu’ils soient sur terre, avec un PC ou un SmartPhone (Blackberry, iPhone ou Window mobile), d’accéder à leurs données sur leurs
clients, sur les ventes et de partager l’information commerciale. Mais le Sales Cloud c’est aussi le « cloud » qui met en relations les entreprises avec leurs partenaires commerciaux, qui
peuvent mieux collaborer ensemble grâce à cette plateforme mutualisée dans les nuages, à l’infrastructure scalable.
Service Cloud, c’est le relooking de l’offre relation clients (CRM) de Salesforce en y intégrant deux éléments majeurs :
- le premier c’est l’acquisition d’Instranet il y a 8 mois, et de sa connaissance des centres d’appels et du monde du service dans lequel ils avaient développé un vertical de leur offre. La
promesse d’Instranet c’est le maintient d’une base de connaissance partagée par tous les agents du Centre d’appels et sa mise à disposition sur le site web de l’entreprise dans les FAQ afin que les
clients puissent se dépanner eux même.
- le second c’est la reconnaissance que les clients de toutes les entreprises sont déjà sur le net, et qu’ils vont chercher à se dépanner en posant une question à leur réseau (Facebook, Twitter) ou
en faisant une recherche dans Google.
Service Cloud permet donc en temps réel et en quelques clics, d’aller capturer l’information dans ces réseaux et de la remonter dans son CRM. Ainsi accessibles aux agents du Centre d’appels,
elle peut être validée pour devenir une connaissance (solution) dans la base de l’entreprise et arriver dans la FAQ du site Internet pour l’utilisation par le plus grand nombre et une plus grande
visibilité depuis Google.
Service Cloud, c’est le nuage où tout le monde contribue et collabore, ou la connaissance circule pour améliorer la qualité de service rendue aux clients, grâce aux clients eux-mêmes.
Actuellement, ce n’est pas encore une vrai infrastructure « on the Cloud » mais plutôt de l’hébergement et de l’habillage de l’application Instranet mais je ne doute pas de la compétence
et de la détermination de Saleforce pour construire ce Service cloud.
Ces deux « clouds » amènent bien sûr quelque chose de nouveau mais couvre des domaines déjà connus. On peut imaginer la poursuite de cette stratégie avec « Buying Cloud » pour
le Cloud orienté achats et la collaboration avec ses fournisseurs, etc… et on glisse tranquillement vers l’ERP on the Cloud, tel que SAP et Oracle Applications ne nous y ont pas encore habitué.
L’ambition de Salesforce pourrait être immense dans ce domaine, mais il resterait à financer tout cela car la promesse du Cloud qui affranchi les clients d’un investissement en infrastructure et
applications, se traduit mécaniquement par un financement par l’opérateur.
Your Cloud : c’est là que le troisième sujet est une vraie rupture à la fois pour les clients et pour accélérer cette migration des applications vers le Cloud. Salesforce met à
disposition Force.com son environnement de développement d’applications sur le Cloud, à disposition de tous. Chaque entreprise peut commencer à développer des applications internes mises à
disposition de tous ses salariés, des applications qui ne sont plus hébergées sur les serveurs de l’entreprise mais sur le Cloud.
Avantages ? Pas de stress ni de délais pour construire une infrastructure qui supportera la montée en charge, y compris de partenaires et de clients situés au-delà du Firewall de
l’entreprise. C’est aussi pour de petites sociétés la possibilité de développer des logiciels qui peuvent être commercialisés via la plateforme d’échange de logiciel AppExchange. Enfin, pour des
éditeurs de taille moyenne qui veulent changer de technologie et survivre (au cas où le client serveur commence à avoir du plomb dans l’aile), c’est un gain de temps de recoder leur application sur
cette plateforme. C’est ce que CODA un éditeur de progiciel de comptabilité nous a expliqué et à fait avec la sortie ce mois ci des premiers modules de leur application de comptabilité sur le Cloud
que vous pouvez aller essayer sur http://www.coda.com/. Elle est ciblée au départ pour les clients de salesforce pour comptabiliser les ventes et suivre les comptes, mais elle intéresse
potentiellement toute entreprise.
Inconvenients ? Le premier de tous c’est l’intégration avec les autres applications de l’entreprise (en attendant qu’elles se retrouvent toutes sur le Cloud !). Et bien ils y
travaillent et Informatica connu pour ses passerelles entre applications duplique son offre et lance « Informatica on the Cloud » en complément du produit traditionnel « informatica
on premise ». L’innovation dans tout cela, c’est que les scripts et les interfaces développées sont compatibles dans les deux produits. Une interface développée entre une application dans
l’entreprise et une application sur le Cloud peut dont être implémenté là où on le souhaite et éventuellement déplacée. D’autres acteurs de l’intégration étaient présents pour démontrer que
l’intégration n’était plus un problème.
Et demain ? Avec l’arrivée de Microsoft, la présence de Google avec ses Google Apps et l’offre d’Amazon de serveurs virtuels sur son Cloud (avec changement dynamique de la capacité
demandée !), LES Clouds sont en train de se construire et l’interopérabilité n’est pas encore au menu. Il va falloir suivre les alliances stratégiques qui vont se faire et se défaire dans les
mois qui arrivent et les entreprises l’espèrent, tirer les prix à la baisse pour refléter les économies d’échelles au niveau mondiale pour le maintient de cette infrastructure partagée. Bon voyage
sur le Cloud !
Par Néo.
Liens vers des images de la conférence :
Cloudforce London Flash slideshow:
http://www.flickr.com/photos/28389386@N05/sets/72157616498584092/show/
Cloudforce London Thumbnail set:
http://www.flickr.com/photos/28389386@N05/sets/72157616498584092/
Par Tecoman
-
Publié dans : Techno
0
Mercredi 8 avril 2009
3
08
/04
/Avr
/2009
08:04
Une fois que l'on est convaincu du bien fondé des principes et de la valeur ajoutée de l'Entreprise 2.0, il
reste encore à mettre tout cela en oeuvre, et ce n'est guère le plus simple.
Paradoxalement, ce n'est pas uniquement dans les entreprises les plus récentes et jeunes que le potentiel existe : on peut trouver de bien "vieilles dames" dont le dynamisme ou le potentiel latent
est étonnant. Certes, plus les habitudes sont ancrées, et plus il pourra être délicat de tenter de les changer, mais il apparait que les acteurs sont potentiellement prêts à changer si on leur
apporte quelque chose d'innovant avec une forte valeur ajoutée, pour eux.
En effet, peut-être faut-il ajouter un nouvel axe de réflexion à nos axes traditionnels. Si l'entreprise avait jusqu'ici coutûme de raisonner en termes de valeur ajoutée globale, elle avait (et a
toujours) tendance à parfois oublier que les hommes et les femmes qui la composent sont les principaux leviers de cette valeur ajoutée, et que le manque d'engagement et de motivation peuvent ruiner
une politique globale si elle n'est pas suivie et appliquée ("ou adaptée" ajouteront certains ;-). Ce nouvel axe est donc celui qui implique les collaborateurs, en leur apportant une valeur ajoutée
personnelle, et osons le : un plaisir personnel.
Si certaines entreprises (indiennes) poussent même la démarche à l'extrême jusqu'à changer leur logique de "Customer First" à "Employee First", mon propos est seulement ici de dire que
l'Organisation tirera d'autant plus de valeur de sa démarche qu'elle saura motiver ses collaborateurs en prenant en compte leur motivations personnelles. Dans un monde qui change, avec des
générations (Y, mais pas seulement) dont la culture évolue et qui ne cherchent plus à "faire carrière" dans l'entreprise, il va devenir critique d'adopter des pratiques nouvelles.
L'intranet me semble être un support privilégié de ce changement, ne serait-ce que parce qu'il est accessible et visible par tous, et qu'il permet de centraliser et rationnaliser les technologies
et les coûts.
Un certain BD nous dirait que la première étape, avant d'implémenter des solutions, consiste à identifier des besoins. Il y a ici toute une palette de subtilités : de l'identification formelle d'un
besoin fortement exprimé et décrit par un client interne, au signal faible d'un besoin latent non exprimé, faute pour les utilisateurs de savoir le formaliser voire même de simplement le réaliser
de manière consciente.
En fonction du contexte et des hommes, on pourra donc choisir de traiter les besoins explicites en premier, ou les seconds, si on est capable de les matérialiser et de les conceptualiser au travers
d'une solution, selon ce qui présentera le plus de Valeur pour l'Entreprise. Cependant, pour être cohérent avec mes propos précédents, il sera aussi important de tenir compte de la Valeur apportée
en propre aux collaborateurs.
L'Entreprise 2.0 se construit avec les outils issus du "web 2.0", c'est à dire les blogs, les wikis, les flux RSS, les tags, les réseaux sociaux, etc... Malheureusement, ces concepts restent encore
pour la plupart soit totalement hermétiques aux décideurs, soit entâchés d'à priori, tels les blogs, qui véhiculent souvent encore une image négative de jeunes filles à couettes racontant leurs
histoires de coeur, ou une image de solution de communication externe exclusivement (blog corporate), sans que le potentiel interne n'arrive réellement à percer. Les réseaux sociaux ont aussi
tendance à véhiculer une connotation négative en entreprise, lié à une utilisation ludique qui n'aurait pas sa place en entreprise, par manque de productivité estimée.
Mieux encore : que fait une grande entreprise qui souhaite déployer un intranet ? Elle se tourne vers les grands éditeurs :
- Parce que c'est ce que font toutes les autres grandes organisations (principe du Benchmark)
- Parce que c'est ce qui est censé être le plus pérenne et solide
- Parce qu'en cas d'échec (pannes, bugs, performances,...) c'est ce qui sera le moins criticable
Pourtant, les solutions leaders du marché sont encore très "1.0" dans l'âme, et loin de pouvoir satisfaire "de base" les nouvelles aspirations des collaborateurs ou des Dir Com les plus avancées !
Et la psychologie humaine fait que l'on boit souvent jusqu'à la lie le calice que l'on a acquis souvent si cher, même si l'expérience démontre un choix inadapté.
Si l'Intranet 2.0 reste encore un Graal pour de nombreuses entreprises, d'autres, telles CISCO ou GE
en sont déjà à faire de leur intranet le coeur de l'organisation, l'endroit où la valeur, l'alignement et l'engagement naissent, où les collaborateurs échangent et travaillent réellement. Je ne
sais pas ce que sera l'intranet 3.0, mais l'intranet 2.5 est pour moi cet univers, cette galaxie d'individus connectés au travers d'un réseau aux limites étendues (bande passante très large,
stockage illimité, liberté d'expression et d'initiative élargie,...).
Le Blog Talent[Power]Management a récemment publié une vidéo très intéressante à propos de l'intranet monde de GE (General Electric). Je cite :
"SupportCentral est l’environnement de collaboration de GE, démarré en 2000 et amélioré en continu (la plateforme est mise à jour toutes les 2 semaines).
-
20 langues,
-
400,000 utilisateurs
-
répartis dans plus de 6,000 lieux à travers le monde.
-
25 millions de connections par jour (plus que google et Yahoo combinés)
-
50,000 communautés
-
avec plus de 100,000 experts identifiés pour répondre et gérer les informations
-
30,000 membres externes
-
des interactions avec 2,000 systèmes externes
… et pas de R.O.I pour ce projet titanesque … comme le CIO Gary Reiner le dit : SupportCentral “is becoming…the heartbeat of the company.”"
Par Tecoman
-
Publié dans : Intranet 2.0
0
Mardi 31 mars 2009
2
31
/03
/Mars
/2009
08:01
Fred Cavazza, dans son blog "entreprise 2.0", a relaté un conflit d'entreprises né d'un
post imprudent sur Twitter, par un patron d'agence de communication se rendant chez un de ses clients (Fedex), et expliquant dans son twitt ""I would die if I had to live
here!
". Scandale parmi les employés locaux de Fedex, qui se sont sentis insultés, et une ambiance un peu délétère par la suite entre l'agence de com. et Fedex...
Le problème soulevé est celui de la limite entre la vie privée et la vie professionnelle, et surtout de la déontologie à adopter par les "salariés 2.0", qui adoptent des usages liés aux média
qu'ils utilisent (réseaux sociaux, univers virtuels,...) ainsi qu'aux outils (Facebook, twitter, blog,...) qui les sous-tendent.
Prenons l'exemple de Twitter et d'une manière générale du micro-blogging : les utilisateurs sont d'une certaine manière poussés à communiquer autant que possible, afin d'augmenter le nombre de
leurs "followers" (les personnes qui se sont abonnés à leur flux). Le risque est donc énorme, à mon sens, que l'habitude prise de raconter tout et n'importe quoi à propos de ce que l'on vit et de
ce que l'on pense, puisse se traduire par le genre de débordement mentionné plus haut, quand il ne s'agit pas de laisser "fuiter" à l'extérieur de l'entreprise des informations confidentielles ou
stratégiques, simplement en allant trop vite ou en oubliant le nombre et qualité des personnes qui lisent ces informations. D'autant que bien souvent, si vous en connaissez le nombre, vous en
ignorez totalement la qualité !
L'efficacité du média est à ce prix : plus vous publiez et plus vous êtes lu, mais plus vous êtes lu et plus l'incidence de vos propos peut être importante (et ce n'est pas Michelle Blanc qui dira le contraire). Le micro-blogging n'est pas seul
en cause, il en est de même des blogs, des sites web "normaux", des réseaux sociaux en général, etc... A une certaine époque, j'avais ainsi acquis une telle influence dans un domaine particulier
que je pouvais influencer le business de toute une industrie en quelques lignes... ce qui m'a un jour mis dans une position très dangereuse : une dizaine d'industriels internationaux étaient ainsi
à deux doigts de me faire un procès, car j'étais moi-même à deux doigts de publier le résultat d'un banc de test inattaquable qui démontrait simplement qu'un grand nombre de leurs produits étaient
mauvais...
Personnellement, je suis souvent amené à me poser la question : puis-je publier cette information sur mon blog public ? Il y en a ainsi un certain nombre que je dois garder pour moi, ou que je
préfère faire valider par ma hiérarchie au préalable, en raison de leur connotation professionnelle et des enjeux associés. Parfois, on prend le risque de publier un article ou une pensée
"politiquement incorrecte", tout en n'étant pas toujours très à l'aise, et c'est comme ça que je me suis retrouvé à remplir quasiment tout seul la page "L'écho des blogs" de 01 Informatique, à ma
grande surprise, et à la stupéfaction de mes collègues (DSI) qui l'ont découvert avant moi, avec un article sur le manque de légitimité des DSI et des Dir Com. dans le pilotage des
intranet 2.0 !
Pour autant, il ne me semble pas qu'il faille diaboliser les média sociaux pour autant, en raison des très nombreux apports très positifs dont ils sont le vecteur, mais plus le média sera "rapide"
et "impulsif" (tel le micro-blogging), et plus les salariés 2.0 devront être vigilants sur leur manière de les utiliser, aidés en cela par une charte de déontologie qui cadre l'esprit de leur
utilisation, sans la brimer inutilement pour autant.
Par Fabrice Poiraud-Lambert
Lire :
- Déontologie professionnelle sur les médias sociaux (Fred Cavazza)
- Réseaux sociaux d'entreprise : pourquoi (pas) et comment
-
De l'utilité des réseaux sociaux en entreprise
-
Socio-Performance : un outil d'aide à la mise en place de réseaux sociaux d'entreprise
-
Réseaux sociaux & Innovation : le lien
Par Tecoman
-
Publié dans : Réseaux sociaux
1
Lundi 30 mars 2009
1
30
/03
/Mars
/2009
08:11
Si certaines animations virtuelles manquent de réalisme, voire d'intérêt, voici une petite vidéo (non contractuelle je suppose ;-) de l'éditeur de jeu UBISOFT, qui
expose ici sa vision des jeux de plateaux du futur, en réalisant la promotion de son futur jeu tactile : R.U.S.E :
Faut juste un peu de place pour mettre le plateau de jeu...
Si vous avez moins de place, vous pouvez aussi tenter la course automobile, dans un autre style, moins réaliste cependant :
Ceux que le sujet intéresse peuvent aussi lire le petit article de l'Atelier, qui relate une utilisation de la RA sous l'eau, ce qui est plutôt malin, puisque le
plongeur a déjà un masque sur le visage et pas mal d'équipement ! Rajouter une camera et un ordinateur n'est donc pas forcément un problème, et on peut imaginer pas mal d'idées ludiques et
éducatives pour expliquer le monde sous-marin, ou le faire revivre lorsqu'il aura disparu : La réalité augmentée s'invite sous l'eau
A la question : "Mais à quoi peut donc servir la Réalité Augmentée dans un contexte professionnel ?", une réponse semble être que cette techno est sujette actuellement à de très nombreuses
explorations, et que de nombreuses applications "sérieuses" vont sans nul doute en résulter rapidement. Par exemple, la chirurgie songe à modéliser les organe du malade opéré au dessus de lui,
afin de guider les gestes du chirurgien : Les chirurgiens se mettent aux manettes d'opérations virtuelles
(Via entre autres : Génération Tactile)
Par Fabrice Poiraud-Lambert
Lire/voir aussi :
- Réalité
Augmentée : une vidéo d'applications pratiques
- Tous les articles de Tecoman sur le sujet
Par Tecoman
-
Publié dans : Interfaces (IHM)
0
Vendredi 27 mars 2009
5
27
/03
/Mars
/2009
08:35
Nous avions déjà abordé le sujet de la santé et de la réalité virtuelle dans des billets précédents, mais voici un reportage TV qui apporte d'autres cas
d'applications :
Par Tecoman
-
Publié dans : Univers virtuels
0
Jeudi 26 mars 2009
4
26
/03
/Mars
/2009
08:08
Bon, ok, le titre de ce billet est un jeu de mots à 2 cents, mais il n'est pas de moi ;-)
Vous avez probablement entendu parler du phénomène "Twitter" ? Il s'agit de ce fameux système de "Micro-blogging" qui fait des émules partout (Facebook, viadeo,
etc etc...), et qui permet de raconter sa vie et ses pensées en temps réel sous forme de mini-messages de 140 caractères.
Ce système devient un véritable phénomène, avec des taux de progression importants (> 500% d'une année sur l'autre), même si le principe qui consiste à écrire tout ce que l'on pense et l'on vit
à un instant T peut paraître un peu perturbant pour certains (la majorité pour le moment probablement).
Si certains usages sont curieux ou inutiles, d'autres sont plus sérieux, comme le "fil" de l'agence Reuter par exemple.
Pour commencer, je vous propose l'excellente présentation de Twitter par la non moins excellente société CommonCraft :
Maintenant, un peu d'humour ;-)) :
Par Tecoman
-
Publié dans : Réseaux sociaux
0
Derniers Commentaires