Samedi 29 septembre 2007 6 29 /09 /Sep /2007 12:57
Dans un billet récent, je propose l'utilisation de lecteur RSS pour améliorer la communication projet en entreprise. Cependant, selon certaines études, seuls 5% des utilisateurs utilisent les flux RSS, et donc vous êtes probablement nombreux à me lire en vous demandant de quoi je parle ou comment cela s'utilise ;-)

Il me semble donc important de partager avec vous l'intérêt de cet outil qui peut changer votre rapport à l'information.

Définition selon
Wikipedia : "RSS désigne (...) un système habituellement utilisé pour diffuser les mises à jour de sites dont le contenu change fréquemment, typiquement les sites d'information ou les blogs. L'utilisateur peut s'abonner aux flux, ce qui lui permet de consulter rapidement les dernières mises à jour sans avoir à se rendre sur le site."

L'intérêt, vous l'avez compris, c'est de pouvoir s'abonner (gratuitement) aux mises à jour des sites web / blogs de votre choix. Plutôt que d'accéder régulièrement et manuellement à vos sites et blogs préférés pour lire les nouveaux articles, vous n'avez alors plus qu'à attendre que votre "lecteur de flux RSS" aille automatiquement chercher les dernières mises à jour, et vous les affiche dans une page web dédiée, que vous consultez quand vous en avez le temps ou l'envie. 

Avantages :
- Vous pouvez consulter les derniers articles de dizaines de sites  web / blog d'un seul coup d'oeil, via un seul écran, d'où un gain de temps important
- vous maintenez une veille active, sans effort, sur tous les thèmes qui vous intéressent
- vous n'avez aucun message d'alerte "polluant" dans votre boite aux lettres 

Comment utiliser le RSS en pratique ?
La question que vous vous posez, et qui explique que vous n'avez pas encore utilisé le RSS, c'est : "comment fait-on ?". C'est très simple. 

1- sélectionnez un "lecteur de flux RSS" : c'est un outil web qui va vous permettre de rassembler tous les flux RSS auxquels vous allez vous abonner. 

Vous pouvez utiliser votre navigateur internet (
Internet Explorer 7, Firefox 2.0, Opera, Safari) ou un lecteur en ligne (My Yahoo, iGoogle, NewsGator, Wikio, Netvibes)

Je vous suggère d'utiliser par exemple le lecteur suivant :
www.netvibes.com
Créez vous un compte (gratuit) sur netvibes, afin qu'il puisse mémoriser vos abonnements.

Exemple de page Netvibes : Chaque bloc affiche les derniers articles d'un site donné. Les onglets en haut de page permettent de créer des pages par thème :  
NetvibesEcran.jpg

2- allez l'un de vos sites préférés, et cherchez le mot " RSS" ou une icône, et cliquez dessus :
IconeRSS.jpg
ou
IconeRSSCarree.jpg


3- Vous obtenez alors : 
- soit une liste de lecteurs de flux RSS (nommés aussi agrégateurs de flux) : cliquez sur l'icone de votre lecteur de flux
- soit une page de code HTML assez barbare d'aspect : il suffit de copier l'URL de cette page, et de la référencer dans votre lecteur de flux RSS.

Par Fabrice Poiraud-Lambert



Pour en savoir plus : 

Explications du Monde concernant l'utilisation des flux RSS :
http://www.lemonde.fr/web/rss/0,48-0,1-0,0.html

Jérôme MORLON (2004) : "RSS : qu'est ce que c'est, comment en profiter ?", JDN Solutions ,
http://www.journaldunet.com/solutions/0410/041029_faq_rss.shtml

Quelques lecteurs de flux RSS :
http://www.dmoz.org//World/Français/Informatique/Logiciels/Internet/Clients/WWW/Lecteurs_de_flux/
Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : Techno
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Samedi 29 septembre 2007 6 29 /09 /Sep /2007 12:12
Combien d’organisations souffrent des problèmes de communication projet suivants ? :
-         trop de mails (volume, inadéquation au besoin)
-         connaissances formelles et informelles non capitalisées (qui a dit quoi à qui, quand ?)
-         clients (internes / externes) frustrés de ne pas savoir où en sont leurs projets (statut, délai)
 
Si c’est un problème bien connu dans les sociétés de conseil et de service intellectuel, c’est aussi souvent une difficulté rencontrée dans les entreprises utilisatrices. Chez certaines, le sujet est soulevé à chaque changement de DSI par exemple, et malgré toutes les réflexions de groupes et la refonte des organisations, le problème ressurgit régulièrement…
 
En toute logique, chaque Manager nouvelle nommé recherche le Quick Win, afin de démontrer rapidement son efficacité dans les réponses apportées aux problèmes identifiés. Après un recensement des attentes des clients internes (plus de visibilité, moins de mails,…), les modalités de communication transverses sont remis à plat (pour la Nième fois…), et l’on change les processus et l’organisation au passage.
 
Cependant, la refonte des processus, dans notre esprit bien français, fait appel à des schémas de pensée traditionnels (ie issus de la mode du Business Process Reengeniering et de l'Assurance Qualité), qui donnent souvent des résultats froids, conceptuels, parfois plus théoriques qu'applicables dans la durée, ce qui explique peut-être la récurrence de certains sujets. Par ailleurs, les processus font souvent abstraction de la Culture (des hommes et de l'organisation), et des freins psychologiques.

Dans la théorie de gestion du changement, l'un des points les plus importants réside dans ce qui permet d'ancrer le changement dans les pratiques et dans la durée. Les processus se traduisent généralement par des contraintes nouvelles (règles, normes, méthodes) qui ne sont respectées que si les acteurs veulent bien faire l'effort de les respecter, sauf à investir du temps et de l'énergie pour rappeler régulièrement ces règles et monitorer leur application.
Certaines technologies, issus de la vague web 2.0, permettent d'ancrer les pratiques et les processus dans la durée, en structurant la démarche. 

Aborder les problèmes par un angle uniquement procédurale est probablement voué à un échec de plus, si l'on n'aborde pas aussi les moyens de maintenir le changement dans le temps, avec un minimum d’effort.
 
Pour illustrer ces propos, voici quelques slides qui montrent comment concevoir des solutions aux problèmes de communication projet, sous un angle à 180° de l’angle traditionnel. Bien qu’il soit politiquement correct (en France) d’aborder les problèmes d’abord sous l’angle des processus, puis seulement des solutions, voici une proposition qui, basée sur les solutions, permet de reconstruire les processus : 

Diapositive12-copie-1.GIF

Diapositive13.GIF

 

Diapositive14.GIF

 

Diapositive15.GIF

  

Diapositive16-copie-1.GIF

 

Diapositive17-copie-1.GIF

  Par Fabrice Poiraud-Lambert

Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : e-Collaboration
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Samedi 22 septembre 2007 6 22 /09 /Sep /2007 18:41
Si vous ne connaissez pas SpaceTime, essayez le. Il s'agit d'un petit logiciel (encore en Beta à ce jour) qui transforme l'internet en expérience de navigation 3D. 

Par exemple, vous naviguez ainsi dans les résultats de vos recherches web en 3D, et il vous suffit de cliquer sur les panneaux pour les faire défiler, ou de jouer avec la molette de votre souris, ce qui permet de parcourir les résultats très vite :

Exemple avec YouTube :

SpaceTime-YouTube.jpg

Exemple avec eBay : 

SpaceTime-Internet3D-eBay-copie-1.jpg
Mieux : SpaceTime mémorise vos recherches en bas de page, et affiche les résultats en colonnes 3D, côte à côte, ce qui vous permet de passer d'un résultat de recherche à l'autre : 

SpaceTime-YouTube-MultiSearch.jpg

http://www.spacetime.com

Par Fabrice Poiraud-Lambert
Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : Interfaces (IHM)
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Samedi 22 septembre 2007 6 22 /09 /Sep /2007 18:04
C'est le 10 septembre 2007 qu'est sorti la version 3D du catalogue de la Halle : http://mannequin.lahalle.vb2s.com/

LaHalle3D.jpg
Si l'idée est sympathique, ce n'est cependant pas aussi immersif qu'un univers virtuel type Second Life. Cela aurait-il un sens de lancer la Halle sur SL avec la possibilité d'essayer des vètements virtuels pendant quelques jours ?

La solution est celle de la société vb2S (
www.vb2S.com), qui équipe aussi la cabine d'essayage de La Redoute : http://mannequin.redoute.fr/Essayage.aspx

(la vidéo de présentation VB2S : http://www.vb2s.com/fr/intro_video.htm)

Par Fabrice Poiraud-Lambert
Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : Techno
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Mercredi 19 septembre 2007 3 19 /09 /Sep /2007 20:45
Si vous recherchez désespérément une salle projet pour réunir votre équipe, Qwaq Forums vous en propose une, virtuelle ! 

Qwaq.com-Univers-virtuels-Pro.jpg
Je n'ai pas encore pu tester cette solution : j'attends toujours que l'éditeur me contacte.

Il semble que Qwaq soit orienté vers les plateaux projets virtuels ou la communication interne/externe (?), plus que vers la web conférence.

(via Fred Cavazza)

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Voici un extrait du site web de l'éditeur, qui donne une meilleure vision des possibilités :

Designed for Collaboration

Qwaq Forums is designed for collaboration. Whether you are working internally with other team members and groups, or need to collaborate with supply chain partners or customers, Qwaq Forums has powerful features that simplify setting up and working in highly collaborative environments.

  • Content. Content is easily made available to users; simply drag and drop content from your local folders or desktop into Qwaq Forums and it will be automatically uploaded and made available to other users. Using Qwaq Multi-Share™, multiple users can edit content together within a virtual space. Once a work item is completed, content can be saved to your local desktop or folders for further processing.
  • Presence. Unlike traditional 2-D collaboration environments, Qwaq Forums' 3-D environment provides strong feedback on where users are focusing and what users are working on. Using avatars and a unique "laser pointer" makes it easy to see where people are, what they are looking at, what content they are editing and how they are using applications. In combination with Qwaq Forums' built-in high fidelity VoIP and text chat, users have a highly immersive environment and important social cues that help them work more effectively.
  • Context. A Qwaq Forums workspace provides a simple ways to link and associate content. Whether using drag-and-drop to link virtual spaces or simply choosing the spatial relationship between content in an existing space, users can establish areas of focus for collaboration.
  • Persistence. The virtual spaces in Qwaq Forums are designed to be dynamic and evolving. Users can save the state of a Qwaq Forums virtual space at any time. The saved state includes any editing made by users to documents or content in the space; for example, if you had been working on a budgeting spreadsheet, any changes you and other users made to that spreadsheet would be saved along with the rest of the state of the virtual space. This capability provides a powerful way for users to work on projects that cannot be completed in one session and allows them to leave incremental work updates for each other when working asynchronously.

Powerful End User Features

  • Simple virtual workspace creation. Create meeting rooms, offices, lab rooms or other indoor spaces from existing room templates. The templates provide ready-to-use rooms that can be used right away or further customized. Use the Qwaq Virtual Campus™ to create outdoor spaces. All spaces can be linked together using drag and drop commands.
  • Drag and drop content import. Share Microsoft Office documents created with Word, PowerPoint and Excel; Adobe PDF files, images, and even 3-D content by dragging from local folders into a Qwaq Forums virtual workspace.
  • Qwaq Multi-Share™. Qwaq's unique fine-grained sharing control lets multiple users edit a document or use an application GUI in an intuitive manner at the same time. All users see edits in real-time.

Par Fabrice Poiraud-Lambert

Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : e-Collaboration
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Mercredi 19 septembre 2007 3 19 /09 /Sep /2007 20:30
Toujours dans le domaine de l'utilisation des univers virtuels pour permettre et faciliter le travail collaboratif professionnel, voici la solution de ProtonMedia : ProtoSphere. La démo en ligne est intéressante.

Vous pouvez télécharger gratuitement une version d'évaluation. Personnellement, je n'ai pas réussi à la faire tourner (crash au lancement), peut-être aurez vous plus de chance que moi ?

ProtoSphere---univers-virtuel-Pro3.jpg   ProtoSphere---univers-virtuel-Pro2.jpg

(Via
Fred Cavazza)

Par Fabrice Poiraud-Lambert
Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : e-Collaboration
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Mercredi 19 septembre 2007 3 19 /09 /Sep /2007 19:51
Pour ceux qui s'intéressent à l'utilisation possible de la réalité virtuelle dans l'univers professionnel, Tixeo.com nous propose une intégration Réalité virtuelle - Web conférence intéressante : http://www.tixeo.com/

Créée en 2004, cette solution est utilisée chez quelques grands comptes (CEA,...). Probablement a t-elle été mise trop tôt sur le marché par rapport à la maturité des utilisateurs.

Tixeo---Web-conf-et-univers-virtuel.jpg
Ce qui est original dans cette solution, c'est que l'interface 3D permet d'offrir aux participants un certain nombre de supports (documents, objets), et qu'ils peuvent choisir lequel lire. Le fait de cliquer sur un afficheur le fait passer en 2D, ce qui est plus confortable pour consulter le contenu.

Cette solution semble se situer à la jonction d'une web conférence et d'un univers virtuel collaboratif : elle permet d'offrir les possibilités cognitives d'un univers 3D dans une session de web conférence, ce qui permet par exemple d'organiser une réunion virtuelle de réflexion autour de différents supports, et pas seulement une présentation d'un document spécifique. En faisant en sorte que la session n'expire pas, cette salle de conférence peut devenir une salle projet virtuelle. 

Le prix est compétitif (environ 130 KE pour 4000 users) et il semble que la solution soit performante, bien que l'installation et l'utilisation nécessite un PC assez puissant : mon portable IBM T41 (2004) était à 100% de CPU, il a fallu que j'installe le client sur une machine plus récente, ce qui peut poser problème pour un déploiement sur un parc un peu agé. 

La solution présente toutes les fonctionnalités modernes que l'on attend d'une web conférence. J'ai particulièrement apprécié le système de partage de fichiers, et le système de co-rédaction de document texte : deux fonctionnalités qui sortent franchement du lot habituel.

Jetez un oeil sur les possibilités avancées (tutoriel) : 
- Environnement 3D :
http://www.tixeo.com/Tuto/fr/3denvironment.htm
- Partage d'objets 3D : http://www.tixeo.com/Tuto/fr/3dviewer.htm
Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : e-Collaboration
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Lundi 17 septembre 2007 1 17 /09 /Sep /2007 21:17
Plutôt que chercher à développer la collaboration au sein de l'organisation, faut-il développer la participation ?

Telle est l'idée intéressante développée par Miguel Membrado. Selon lui, l'entreprise 2.0 = 80% de participation et 20% de collaboration


Voir aussi la présentation sur le même thème :



Par Fabrice Poiraud-Lambert
Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : Mgt - Grands principes
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Mercredi 29 août 2007 3 29 /08 /Août /2007 21:00
Au début des années 90, LEVY (1994) postulait que l’échec de l’économie planifiée (par exemple celle de l’URSS) était (au moins en partie) lié « à l’incapacité intrinsèque du totalitarisme de suivre les transformations du travail imposées par l’évolution accélérée des techniques et des organisations ». Dit autrement, le totalitarisme soviétique était incapable d’intelligence collective, source nécessaire d’innovation et d’adaptation, en raison de l’impossibilité pour les individus de prendre des initiatives, ce qui aurait été contraire au principe de planification venue d’en haut.
 
A l’aube de l’Internet, il rêvait aussi d’une ère où les techniques de communication permettraient de filtrer les flux de connaissances, de naviguer dans le savoir, de penser ensemble plutôt que de charrier des masses d’information (1).
 
Nécessaire agilité
 
Dans un environnement de plus en plus changeant, le concept « d’agilité » des organisations humaines apparaît comme l’un des critères de survie. Etre agile, c’est savoir s’adapter, aussi vite que nécessaire, et cette agilité, à l’échelle des organisations, ne peut s’obtenir que si les acteurs ont la liberté d’exercer leur créativité pour résoudre les difficultés ou innover.
 
Cette liberté n’existe que :
  • si les collaborateurs ont le temps de l’exercer, ie s’ils ne sont pas surchargés d’actions quotidiennes sans valeur ajoutée.
  • si les collaborateurs ont la possibilité de partager entre eux, à l’échelle de l’organisation : Dans un environnement de plus en plus complexe, l’agilité naît de l’interaction créative entre individus. 
Un management & une organisation adaptés
 
Les pratiques managériales et le mode de fonctionnement des organisations ont une influence critique sur le potentiel d’agilité et la capacité d’innovation, et la structure de plus en plus décentralisée des entreprises peut se révéler être une source de complexité dans ces domaines.
 
Statistiquement, l’innovation vient beaucoup plus souvent des collaborateurs que des dirigeants, non pas parce que les collaborateurs sont plus créatifs, mais simplement parce qu’ils sont plus nombreux, plus proches du terrain. Ceci implique cependant que les managers prennent le risque de laisser une part de chaos créatif dans l’entreprise. Comme le précise FRERY & al. (2005), «  il est essentiel de développer au sein des organisation des interactions et des coopérations, afin d’encourager la variété et la diffusion des idées. C’est ce que l’on appelle la « force des liens faibles » qui postule que c’est la multiplicité des contacts informels plutôt que la rigueur des systèmes d’information officiels qui permet aux idées nouvelles d’émerger ». (2).
 
L’apport des solutions collaboratives
 
Les pauses café et les outils collaboratifs (entre autres) peuvent aider à faire émerger des idées nouvelles, de manière informelle, les outils permettant de pérenniser les réflexions et de les propager sans limite de distance et de fuseaux horaires.
 
L’Internet, les intranets, et les outils collaboratifs apportent de nombreuses solutions, qui, bien utilisées, et bien accompagnées, peuvent aider les organisations humaines à développer une intelligence collective qui pourra être mise à contribution pour atteindre les objectifs du groupe.
 

A ce jour, les notions d’intranet et d’outils collaboratifs restent cependant encore incertaines dans l’esprit de la majorité. Beaucoup confondent encore l’intranet avec le réseau informatique ou les outils collaboratifs avec la seule messagerie. D’où une certaine frilosité des entreprises et des managers pour tester, mettre en place et utiliser les nombreux outils collaboratifs disponibles, par manque de compréhension de leur utilité ou de leur usage, ou par crainte des risques (parfois bien réels) qu’ils pourraient faire encourir à l’entreprise.
 
Dans une étude de novembre 2005, la société Knowings, spécialisée dans la gestion de la connaissance et la collaboration, concluait que sur un échantillon de près de 200 sociétés, seules 16% disposaient d’un véritable portail intranet collaboratif. Dans près de 50% des entreprises, la collaboration électronique se résume à la messagerie ou à un intranet basique proposant de la communication corporate, du partage de fichiers ou des liens. (3)
 
Le Chat, les Blogs, les Wikis et autres (nouvelles ?) technologies collaboratives sont encore souvent perçues par les dirigeants comme autant de risques de perturbation interne, comme la mise en place du téléphone ou de la messagerie en leur temps, et non comme des opportunités d’explorer des chemins nouveaux pour améliorer les méthodes et processus existants ou développer les avantages concurrentiels de demain. 

Par Fabrice Poiraud-Lambert


1- LEVY Pierre (1994), L’intelligence collective, pour une anthropologie du Cyberspace, Paris, Eds. La découverte, p. 19 & 25
2- FRERY Frédéric, WHITTINGTON Richard, SCHOLES Kevan, JOHNSON Gery (2005), Stratégique, Paris, Pearson Education, p. 58
3- « Vision et pratique d’intelligence économique, de knowledge management et de travail collaboratif en France », www.knowings.com, Novembre 2005
Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : Mgt - Grands principes
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Mercredi 29 août 2007 3 29 /08 /Août /2007 20:42
Il semble exister presque autant de définitions de l’agilité que d’auteurs, mais tous convergent vers une même notion que Frédéric FRERY, professeur à l’ESCP-EAP, cité par Franck MALLET, synthétise génériquement de la manière suivante :
 
« L’agilité est la capacité de maintenir la compétitivité des entreprises alors que la turbulence de leur environnement dépasse leur vitesse d’adaptation traditionnelle » (1)
 
Cap Gémini, dans son rapport « Global CIO Survey 2007 – IT Agility », détaille un peu plus le concept : « L’agilité se définit comme la capacité, pour une entreprise ou une organisation, à identifier plus vite que ses concurrents les changements structurels de son environnement, et à faire évoluer structurellement son métier et ses processus, dans des délais et des coûts raisonnables ».
 
Le Journal des Pro ajoute :
 
« L’arrivée rapide et enveloppante de la nouvelle économie a pour premier effet d’obliger les entreprises exerçant une activité dans un cadre de compétitivité et de concurrence accrue (hormis les commerces locaux, l’artisanat et les professions libérales) à réviser continuellement leurs structures, leurs modes de fonctionnement et leurs stratégies commerciales.
 
Plus que jamais, l’avantage compétitif repose sur l’agilité et la souplesse. La bureaucratie, la gestion monolithique et dirigiste, les prises de décision rigides, la lenteur d’exécution sont condamnées à disparaître dans une course au temps nécessitant vélocité, endurance, qualité, maîtrise et prise de risque dans le passage à l’acte. » (2)
 
Chacun peut alors voir le concept selon son angle de vue, et le décliner selon ses objectifs :

Artemis International, fournisseur de solutions de pilotage et de contrôle des investissements, dit résoudre le besoin d'agilité des entreprises en alignant objectifs stratégiques et budgets via son logiciel Artemis, « qui propose des techniques de gestion de portefeuille d'investissements, d'élaboration de budget et de gestion de projet, afin de véritablement aligner les objectifs stratégiques et opérationnels, de lier les financements des investissements aux résultats escomptés, de prendre en compte tous les coûts nécessaires au support des initiatives et des projets, de réallouer les fonds en fonction des changements et priorités, et d'améliorer la collaboration entre les équipes opérationnelles, et avec la direction financière » (3).

L’agilité est donc vue par Artemis comme étant liée à l’arbitrage financier des portefeuilles projets.

 Selon Steve Ballmer, CEO de Microsoft : « Le software est un élément essentiel offrant aux entreprises toute l'agilité dont elles ont besoin pour rester compétitives dans l'environnement économique actuel », « Grâce à la magie du software, nous pouvons aider les petites entreprises à grandir et aider les grandes entreprises à être encore plus efficaces » (4).
 
En toute logique, Microsoft définit l’agilité comme la conséquence de l’utilisation de (ses) logiciels, au sens large.
 

Selon Kasper Rorsted, vice-président de HP , directeur de la zone EMOA :

« Le concept d'« adaptive enterprise »  signifie que nous voulons aider nos clients à optimiser leur environnement informatique pour qu'ils puissent évoluer et répondre à des exigences, des opportunités et des défis qui changent continuellement. Le but est d'augmenter l'agilité des entreprises » (5).
 
La vision de l’Agilité selon HP porte globalement sur toute l’informatique, qu’elle soit hardware ou software.

Franck MALLET, sur son blog, propose, lui, une vision organisationnelle de l’Agilité :

« On peut également définir l’Agilité par opposition au système analytique cartésien:
-        L’adaptabilité prend le pas sur la prédictivité,
-         Les cycles incrémentiels et itératifs prennent le pas des cycles en cascade sans rétroaction,
-         La levée du risque se fait par l’expérimentation et non par la documentation ou la description,
-         La méthode est basée sur un phasage simple et souple et non figé,
         On privilégie un rendement satisfaisant à une exhaustivité de la solution, etc…
 
L’adoption de l’Agilité par une entreprise nécessite également un management de type ‘agile’ qui comporte de nombreux points en commun avec le coaching (6) :
-      Auto-évaluation permanente
-      Dialogue dans la recherche d’une vérité partagée
-      Coopération et maillage en réseau de l’action collective
-      L’apprentissage progressif passe par l’expérimentation »
 
Nous allons modestement ici nous attacher à définir comment, en utilisant les outils collaboratifs existants, une organisation peut tendre vers l’agilité, en :

- Optimisant les actions sans valeur ajoutée
- Permettant la capitalisation de la connaissance, ce qui servira à agir ou réagir plus rapidement en cas de besoin
- Facilitant le partage et la création d’idées

Par Fabrice Poiraud-Lambert 
 


1- MALLET Franck (2004), "Agilité 1: Définition générale", http://pipoware.free.fr/wordpress/?p=38
2- "Economie & Prospective 2002 - 2020", Journal des Pro, http://www.jdpro.net/jdp/dossier/dossier61a.htm
3- LETENNEUR (2005), "Artémis résout le besoin d'agilité des entreprises en alignant objectifs stratégiques et budgets", categorynet.com, http://www.categorynet.com/v2/content/view/3285/367
4- MICROSOFT (2003), "Steve Ballmer, Microsoft", microsoft.com, https://www.microsoft.com/northafrica/entreprise/info/ballmer.htm
5-Kasper Rorsted, http://www.france.hp.com/presse/temps_forts/adaptive.html (page dépubliée)
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