Dimanche 7 octobre 2007 7 07 /10 /Oct /2007 19:03

Puisque j'ai lancé la série "Réalité Augmentée" avec Total Immersion, voici quelques vidéos impressionnantes sur le sujet, qui explorent la collaboration électronique du futur ! :

- une demo video des concepts de réalité augmentée de Microsoft sur :
http://www.youtube.com/watch?v=muibPAUvOXk

- Pour en savoir plus sur la Réalité Augmentée (RA), voir aussi GRASSET & GASCUEL (2003), « Réalité Augmentée et Environnement Collaboratif : Un Tour d'Horizon », http://artis.imag.fr/Publications/2003/GG03/

- Pour une vidéo sur un exemple de jeu en RA, voir : http://studierstube.icg.tu-graz.ac.at/invisible_train/

Par Fabrice Poiraud-Lambert

Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : Réalité Augmentée
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Dimanche 7 octobre 2007 7 07 /10 /Oct /2007 18:46

Total Immersion (http://www.t-immersion.com/) est une société française spécialisée en Réalité Augmentée (RA). 

La réalité augmentée consiste à injecter des objets ou personnages virtuels dans la réalité, via divers moyens technologiques. Le potentiel de cette technologie est infini : de la formation au support technique en passant par le jeu et tout ce que l'on peut imaginer de plus ou moins fou.

Total Immersion est passé récemment à la Télévision Japonnaise, avec une nouvelle démo de RA interactive impressionnante (en fin de séquence) : 

http://www.youtube.com/watch?v=XGdb1V5eR_s

---------
Voir les autres démo de Réalité augmentée de Total Immersion :
http://www.t-immersion.com/video_gallery/main.asp?idf=a0# 

et les explications techniques sur http://www.journaldunet.com/solutions/0702/070209-realite-augmentee/intro.shtml

(Via Gadgets)

Par Fabrice Poiraud-Lambert

Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : Réalité Augmentée
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Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /Oct /2007 22:43
Parmi les questions que beaucoup d'entreprises se posent avant de s'implanter dans Second Life, nombreuses sont celles relatives à la démographie : 
- combien de personnes fréquentent l'univers réellement
- quel est leur age
- quelle est leur formation

Le site suivant apporte une réponse, publiée le 31 août 2007, basée sur une enquête auprès de 26 657 résidents, entre mars et juillet 2007 :
http://slsurvey.wordpress.com/survey-result/demography/

Voici quelques résultats (consultez les autres sur slsurvey) : 

Stats-SL-Age-copie-1.jpg => 76% des répondants ont entre 25 et 54 ans. SL n'est donc pas un univers dédié aux 18/24 ans.



Stats-SL-Education.jpg


Stats-SL-Metier.jpg Si l'image de SL est celle d'un univers dédié aux technophiles, cette répartition montre que la population n'est que minoritairement composée d'informaticiens. Tous les profils y sont représentés.

Par Fabrice Poiraud-Lambert
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Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /Oct /2007 22:02
Vous connaissiez les blogs, mais connaissez vous les micro-blogs ? 

Il y a quelques années, les personnes qui voulaient s'exprimer sur le net écrivaient des articles plus ou moins longs en HTML. Plus souples mais plus fastidieux à gérer, et moins facilement "Web 2.0", les sites HTML perso ont rapidement été supplantés par les blogs. 

Sur un blog, les articles sont plus courts (quelques pages maximum en général, et souvent beaucoup moins). 

Avec Twitter (
http://twitter.com/), vous pouvez maintenant micro-blogguer : une ou deux lignes à chaque fois est suffisant !



Voici ce qu'en fait ZDNET par exemple :
http://twitter.com/ZDNetBlogs

ou Reuter : 

Twitter---MicroBlogging---ReuterSmall.jpg



A quoi ça sert ? Simplement à dire à tous ce que vous faites là, maintenant.

Par Fabrice Poiraud-Lambert
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Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /Oct /2007 21:31
Si vous faites partie des Geeks prêt à tester tout ce qui sort, jetez un oeil sur WIXI, un nouveau réseau social de partage de contenu qui vient à peine d'ouvrir, sponsorisé par TechCrunch, qui vous offre 5000 accès en beta test (cliquez sur leur page pour avoir le code d'accès).

Je cite :  "Sur Wixi vous obtenez 3GB of d’espace gratuite pour partager tous vos fichiers média. L’interface vous rappellera celle de votre ordinateur organisée en fichier avec une fonctionnalité glisser déposer. Vous pouvez également exporter vos fichiers dans un lecteur flash" 

WIXI vous permet de partager votre contenu et celui des autres (films, musique, images,...).:

WIXI-Ecran2.jpg
Par Fabrice Poiraud-Lambert
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Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /Oct /2007 19:34

Je ne vous ai pas encore trop parlé d'univers virtuels... alors il est temps d'y remédier !

Vous connaissez déjà probablement SECOND LIFE, l'un des univers virtuels les plus médiatisés en France avec World of Warcraft. Si cet univers est principalement ludique, bien que de très nombreuses sociétés s'y implantent pour y expérimenter de nouvelles démarches, un certain nombre d'acteurs de l'industrie informatique ont commencé par s'y implanter avant de créer leur propre univers virtuel à usage professionnel.

- SUN Microsystems travaille ainsi sur un univers virtuel collaboratif (qui ressemble à Second Life ou à Qwaq) : "MPK20: Sun's Virtual Workplace", http://research.sun.com/projects/mc/mpk20.html, et la video de démo : http://research.sun.com/projects/mc/video/MPK20-aug2007.mov 

SUN-MPK20.jpg

- CISCO développe lui un univers dédié à ses 40 000 partenaires internationaux : BOOKER Caleb (2007), « Cisco's New Virtual Environment is a No Fly Zone for Business », http://metaversed.com/13-sep-2007/ciscos-new-virtual-environment-no-fly-zone-business . Voir aussi : http://www.slbusinessreview.com/2007/10/un-univers-virt.html

- IBM, qui possède plus d'une vingtaine d'iles dans Second Life, développe lui aussi un univers collaboratif. On peut s'attendre à ce que ce type d'outil fasse partie de la gamme de solutions collaboratives au catalogue d'ici peu ! : WALSH Tony (2007), « IBM Rolls Its Own Virtual World », 
http://www.secretlair.com/index.php?/clickableculture/entry/ibm_rolls_its_own_virtual_world/

Voir aussi : IBM (2006), « 3D internet and virtual worlds », http://www-05.ibm.com/be/events/inspiration/en/itsolutions/digitized/presentations.html#k1

et http://www.david-castera.com & CAVAZZA Fred (2007), "Vers des intravers avec les Virtual Workplaces de Sun et IBM", http://www.virtualparis2007.com/2007/07/24/vers-des-intravers-avec-les-virtual-workplaces-de-sun-et-ibm/

Pour autant, il existe déjà de très nombreux univers virtuels :
-
http://www.habbo.fr
- http://www.activeworlds.com/
- http://virtualkorn.mtv.com
- http://www.lego.com/universe/
- http://www.kaneva.com/
- http://www.cyworld.com est par exemple un univers où se retrouvent 48 millions de coréens dont 90% des 24-29 ans (soit ¼ de la population du pays !)
- ...

Ce phénomène est tellement fort que selon le Gartner, 80% des internautes actifs auront une « deuxième vie » en 2011 (1).

Cette prévision est confortée par celle du NRI (Institut de recherche japonais), qui prévoit un décollage des activités économiques dans les univers virtuels du type Second Life à partir de 2009-2010. Anticipant l’essor concomitant de trafics et autres pratiques illégales, le NRI recommande par ailleurs de réfléchir dès à présent à un cadre réglementaire adapté aux mondes virtuels (2).

Une autre vision de l’avenir, celle de www.metaverseroadmap.org (3) spécule elle que les Metaverses (contraction de Meta Universes) sont une nouvelle incarnation de l’internet et l’ouverture d’une nouvelle dimension dans l’espace physique. Selon eux, 90% des foyers auront en 2016 au moins un membre de la famille connecté à un espace virtuel.

En France, un groupe de prospective commun à la DIACT (Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires) et au centre de Recherche et développement de France Telecom, travaille sur les usages des technologies de l’information et de la communication (TIC) à l’horizon 2030, et partage cette vision : « Tout le monde aura un accès internet haut débit ; le web, l’intranet, les jeux en réseau de simulation virtuelle comme Second Life seront utilisés par tous, et même les objets et les environnements seront interconnectés » (4). 

Selon
http://www.virtualworldsnews.com/2007/10/1-billion-inves.html, 1 milliard de dollars US ont été investis d'octobre 2006 à octobre 2007 dans les univers virtuels : de quoi faire réfléchir sur l'avenir de ce type d'interface !

Références :
(1) JAQUES Robert (2007), "Most web users to have 'second life' by 2011", Itnews.com
http://www.itnews.com.au/newsstory.aspx?CIaNID=50713

(2) BOLLE William (2007), "Jeux en ligne : Une loi pour les avatars ?", Innovation le Journal,
http://www.innovationlejournal.fr/spip.php?article574

(3) METAVERSE ROADMAP (2007), "Roadmap Inputs", www.metaverseroadmap.org/resources.html

(4) Innovation (2007), «TIC : Quels usages en 2030 ? » , http://innovationlejournal.com/spip.php?article739

 Par Fabrice Poiraud-Lambert

Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : Univers virtuels
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Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /Oct /2007 19:33
Ceux d'entre vous qui ont approché des Djeun's ont déjà dû réaliser qu'ils viennent d'une autre planête : ils veulent tout tout de suite, sans faire d'effort, sans accepter de gagner leurs galons étape par étape, ni suer sang et eau pour monter chaque marche ! Incroyable :-)

Face a cette attitude scandaleuse, il y a deux approches : 
- La traditionnelle : "Ils vont bien rentrer dans le moule, de gré ou de force :"
- La moderne :"Bon, comment ils fonctionnent ces gars là ?"

Comme l'écrit
Benjamin Cheminade : "Il y a 6 générations :
• La grande génération : 1901
• Traditionalistes : 1925
• Baby boomers : 1944 (expérience et des propriétaires)
• Génération X : 1965 (diplômés se sont les sacrifiés )
• Génération Y : 1978 (créativité avec tout tout de suite)
• Génération Z : 1994"

L'encyclopédie du Marketing les décrit ainsi : 
"Groupe d’individus nés approximativement entre 1979 et 1994. Ils composent la génération qui suit la génération X, en étant parfois même parents (frères ou soeurs) de Gen Xers. Ils sont les enfants des baby-boomers et leur nombre rivalisera bientôt avec le leur. 

L’informatique fait partie intégrante de leur vie ordinaire. On les dit souvent cyniques et on ne leur reconnaît pas avoir d’attachement à l’égard des marques dites « classiques » qu’ils trouvent souvent « dépassées, » leur préférant des marques très jeunes, même si elles ne durent pas. 

L’ère de l’information digitale leur donne un accès permanent à l’information et donc à la rencontre de nouvelles marques. Ils développent un sentiment communautaire puissant, en général, et sur le principe de la tribu, apprécient la possibilité d’un langage qui lui serait particulier. 

On les dit optimistes, mais ils n’hésitent pas à revendiquer. Le travail des marques à leur égard est souvent difficile car ils sont pressés, n’ont pas nécessairement conscience de la vraie valeur des choses et souhaitent qu’on leur porte une grande attention, sans pour autant accepter de se voir dicter leurs choix. 

On nomme parfois la génération Y, la génération des Echo-boomers, ou Millennium generation ou encore generation WWW. Attention, ces observations ne doivent toutefois pas conduire à la constitution de stéréotypes. "

Les jeunes qui arrivent depuis quelques années dans les entreprises fonctionnent décidemment d'une toute autre manière que leurs ainés, ce qui déroute plus d'un manager, qui ne comprend pas toujours tout de suite pourquoi ce qui marchait avec les autres, ne marche plus avec ces jeunes de moins de 30 ans.

Une étude de Forester Reseach sur les utilisateurs internet américain nous donne le tableau suivant :

ActiviteParCategoriedAge.gif
Si les codes et la pensée de la Génération Y différent de ceux des générations précédentes, ceci se mesure aussi dans leur utilisation d'internet, et des outils web 2.0. Les entreprises qui n'offriront pas à leurs nouvelles recrues les outils web auxquels ils sont habitués à titre privé, risque fort de les voir partir rapidement.


Quelques liens pour en savoir plus :
http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9n%C3%A9ration_Y
http://www.focusrh.com/article.php3?id_article=1242
http://www.focusrh.com/article.php3?id_article=1727
http://www.generationy20.com/
http://www.emarketing.fr/Glossaire/ConsultGlossaire.asp?ID_Glossaire=6490
http://int13.net/france/index.php/2007/06/04/121-generation-x-generation-y
http://www.vaninadelobelle.com/Generation-Y,-generation-zapping_a744.html
http://www.journaldunet.com/management/0705/0705188-generation-y.shtml
http://www.cadresonline.com/actualite/dossier_emploi/dossier-emploi.php?id_rubrique=127&id_article=759
http://www.generationy20.com/index.php/2007/09/13/la-generation-y-sur-slideshare/
http://www.cadresonline.com/actualite/dossier_emploi/dossier-emploi.php?id_rubrique=127&id_article=760
http://www.forumdc.gouv.qc.ca/journee02/levesque.pps
http://www.businessweek.com/magazine/content/07_27/b4041401.htm
http://www.nevillehobson.com/2007/06/25/the-risks-of-not-waiting-for-it/

Par Fabrice Poiraud-Lambert
Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : Culture & Société
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Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /Oct /2007 19:21
J'ai trouvé que ce service de publication de diaporama en ligne était bien bien pratique, donc je me fais un plaisir de le partager avec vous ! :

http://www.slideshare.net/

Cela vous évitera de transformer vos Powerpoint en images à placer à la queue leu leu sur votre blog.

Par Fabrice Poiraud-Lambert
Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : Outils
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Dimanche 30 septembre 2007 7 30 /09 /Sep /2007 20:32
Voici une vidéo très intéressante où Justin Rattner, CTO d'Intel, lors du Developer Forum du 20 septembre dernier, présente sa vision de l'avenir du web, au travers : 
- de l'internet 3D (Second life, Qwaq, Simulation médicale)
- des futurs besoins : bande passante, puissance de calcul, ...
- d'une démo d'un nouveau logiciel de rendu 3D (Ray tracing)
- une démo d'un logiciel qui simule en 3D le mouvement fluide des tissus, liquides, corps en mouvement, etc...
- etc !

Vivement demain !

http://mfile.akamai.com/28603/wmv/intelstudio.download.akamai.com/10670/idf/fall_2007/070920_JR/mshigh.wmv

Une vision de l'univers de Qwaq :
Qwaq1.jpg  

Qwaq permet de modéliser votre architecture système (ici Intel) :
Qwaq2-Archi.jpg

Si vous voulez en savoir plus sur la collaboration entre INTEL et QWAQ :
http://news.squeak.org/2007/09/21/qwaq-intel-collaborate-on-enhanced-virtual-workspace-product/

Pour toutes les autres vidéo Intel : 
http://www.intel.com/pressroom/kits/events/idffall_2007/webcasts.htm

(via nano-marketing)

Par Fabrice Poiraud-Lambert
Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : Techno
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Dimanche 30 septembre 2007 7 30 /09 /Sep /2007 14:23

S’il est un constat intéressant que l’on peut faire de l’adoption et de l’utilisation des outils participatifs et sociaux sur Internet, c’est le fait que dans la majorité des cas, les utilisateurs sont anonymes, identifiés seulement par un pseudo qu’ils ont choisi. Cette situation permet à chacun d’intervenir où et quand bon lui semble, sans craindre ni le ridicule, ni les sanctions, ni d’entacher cette fameuse identité électronique que nous nous forgeons au fur et à mesure de notre utilisation d’Internet.

Certes, ce n’est pas aussi simpliste que cela, puisque nous nous construisons une identité virtuelle au travers de notre pseudo (ou de notre avatar), et que toute déviance par rapport aux règles tacites ou explicites du Net (« netiquette ») peut se traduire par le bannissement de l’espace communautaire. Mais cette sanction n’a généralement que peu d’impact sur la vie réelle de l’utilisateur, sauf cas particuliers.
 
Les organisations ont une tendance naturelle à déployer des solutions internes qui permettent une identification formelle (et souvent automatique) des utilisateurs. Toute intervention / participation est donc mémorisée et référence l’utilisateur par son vrai nom. Si le fondement de cette démarche est basée sur le besoin d’éviter des « débordements » incontrôlables, il est possible que cette démarche soit aussi parfois systématisée sans que quiconque ne l’arbitre formellement.
 
De fait, participer et plus encore collaborer implique une certaine prise de risque, puisque toute erreur pourra être soulignée, attribuée et éventuellement sanctionnée. Ceci se traduit par une frilosité évidente des collaborateurs, qui n’osent donc pas exprimer par écrit ce qu’ils pensent, sauf s’ils sont sûrs que cela ne peut être que positif pour eux, ce qui nuit fortement au partage des connaissances, et en particulier des connaissances en gestation.
 
Dans une grande entreprise de service, un besoin d’intranet anonyme a ainsi été exprimé par un Responsable Ressources Humaines, qui souhaitait offrir à une population de 1200 managers la possibilité de partager des bonnes pratiques et de poser des questions à leurs pairs à propos de problèmes de management de ressources. Le besoin fondamental était de leur permettre de trouver des solutions à leurs difficultés RH sans se ridiculiser vis-à-vis de leur patron, de leurs collègues ou de leurs subordonnés. Dans une entreprise industrielle fortement syndiquée, les managers ont aussi été tentés d’ouvrir une boite à idée électronique anonyme afin de faciliter l’expression des collaborateurs.
 
Force est de constater qu’en l’absence de la protection de l’anonymat, il est parfois délicat d’aborder certains problèmes, certaines difficultés. En fonction de la culture des hommes et de l’entreprise, elles peuvent donc persister, et probablement s’amplifier, rajoutant du stress et de l’inefficacité globale.
 
Toute la question est donc : Faut-il offrir un espace de communication anonyme aux collaborateurs, ou à certaines classes de collaborateurs, afin de permettre la résolution de problèmes qui sinon peuvent perdurer plus ou moins insidieusement ?
 
La réponse n’est pas si simple : si les solutions collaboratives mise en œuvre sont basiques dans leurs fonctionnalités et concepts, il est possible que le Manager n’y trouve pas de justification acceptable à rendre l’accès authentifié, au même titre que les collaborateurs, peu habitués à ce type de démarche, n’y trouveront pas non plus de motivation à participer durablement, passé une période de mise à l’épreuve de la démarche.
 
La société BlueKiwi propose une solution de gestion de la connaissance informelle du même nom qui offre, elle, des arguments en faveur de l’authentification des auteurs :

- L’authentification autorégule les débordements potentiels

Le constat de BlueKiwi, sur la base de l’utilisation de son produit par ses clients, est le fait qu’être authentifié motive chaque contributeur à mesurer ses propos et à s’autocensurer. Dans les faits, aucune modération n’est nécessaire.

 - Les problèmes sont abordés sous l’angle des solutions

Si les forums Internet regorgent de problèmes exposés par de nombreux intervenants, trouver une réponse n’y est pas toujours simple, car elle est souvent morcelée et noyée dans le contenu, quand elle existe. Si l’authentification permet l’exposée de problèmes, elle motive avec plus de force la formalisation de solutions possibles. La richesse des échanges dans la communauté s’en trouve renforcée.

-  L’historique des publications de chacun permet de révéler l’expertise

Le constat est simple : plus un collaborateur intervient sur un ou plusieurs sujets, plus son niveau de compétence sur ces sujets augmente mécaniquement, en raison de la réflexion que cette participation implique. Chacun a donc un intérêt objectif à voir ses contributions mises en valeur et reconnues par la communauté. L’authentification permettra aux collaborateurs qui participent de voir leur valeur reconnue dans l’organisation.

- Les compétences rares deviennent faciles à identifier

En permettant à chacun d’écrire sur les sujets et les thèmes de son choix, y compris les plus exotiques, les organisations peuvent tirer parti des compétences et expertises personnelles rares et inconnues de leurs collaborateurs.

- Les communautés de pratiques et d’experts sont révélées

La solution de BlueKiwi offre à chacun la possibilité d’identifier qui s’intéresse à quels sujets, via les commentaires et les thèmes des contributions. Grâce à indicateurs visuels qui mettent en relief qui sont les contributeurs les plus importants par sujet, chacun peut donc s’adresser en cas de besoin à une communauté d’experts clairement identifiée. L’authentification des acteurs renforce donc les relations internes.

 
Si la communication et le partage n’est pas aisée et naturelle au sein d’une organisation, le sponsor du projet pourra lancer une expérience pilote avec une population volontaire, afin de démontrer la pertinence de la solution, et ses avantages pratiques. Nulle doute que l’expérience fera ensuite tâche d’huile, en particulier si :

- Le sponsor montre lui-même l’exemple,

- S’il s’efforce d’impliquer dans l’expérience des acteurs dont l’influence est forte.

- S’il m’et en œuvre des mécanismes de renforcement permettant au projet de devenir plus visible, à ses avantages de devenir plus évidents, et aux participants de se sentir valorisés au travers de leur participation.

Par Fabrice Poiraud-Lambert

Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : e-Collaboration
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