Dimanche 4 novembre 2007 7 04 /11 /Nov /2007 09:44

Chacun a son propre style de Management, mais l'objectif à mon sens est d'obtenir le meilleur de ses collaborateurs, ce qui ne s'obtient que si l'on arrive à les impliquer au maximum, en obtenant leur adhésion. 

Dans le cas contraire, ils pourraient bien avoir envie de se défouler avec ce qui leur tombe sous la main, comme dans ce jeu (attention, un peu salissant ;-))) :

http://www.doodie.com/anger_management.php

KillYourBoss.jpg


Par Fabrice Poiraud-Lambert
Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : Humeur - Humour
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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /Oct /2007 19:29
Quand le Virtuel aide les entreprises à manager leurs collaborateurs :

Je cite : 

"Des applications tournées vers l'Innovation :

Les Serious Games connaissent un engouement grandissant auprès de l'ensemble des entreprises françaises et européennes. En proposant des applications personnalisables issues des technologies de jeu vidéo (3D, flash...), les Serious Games remplacent l'imaginaire par l'immersion en temps réelle, le ludique par le pédagogique, le divertissement par l'expérimentation.

 Des outils tournés vers l'Action :

Optimisez vos actions de formations, vos projets de simulation et vos techniques de communication avec des applications intégrées à vos problématiques :

  1. de maîtrise du temps
  2. de mise en situation dans l'espace
  3. de gestion et modélisation des données
  4. d'anticipation des choix stratégiques et humains
  5. d'évaluation des compétences
  6. d'expérimentation de nouveaux procédés
  7. d'implication des équipes
  8. d'immersion dans un environnement spécifique

 Un environnement propice à la croissance :

  1. 10 milliards de dollards de CA aux Etats Unis prévus en 2008 uniquement pour le elearning (Financial Times)
  2. des usages déjà en place au niveau mondial et régional
  3. les acteurs majeurs du jeu vidéo en Rhône-Alpes (40% de l'industrie nationale)"

    http://www.sgseurope.fr/fr/presentation.html
    SeriousGamesSession3.jpg

Par Fabrice Poiraud-Lambert

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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /Oct /2007 19:29

Voici le clip de teasing des 10ème rencontres internationales de la réalité virtuelle de Laval. Ca fait toujours son petit effet je trouve ! On se demande combien de temps il faudra à certaines de ces technologies pour arriver chez M. tout le monde et dans les entreprises...

A une époque, j'aurais dis "dans les entreprises et chez M. tout le monde", mais la Wii et les univers virtuels sont entrés massivement chez les particuliers depuis, et la pénétration des technologies avancées semble entrer beaucoup moins rapidement dans les organisations.

http://www.laval-virtual.org/index.php?option=com_content&task=view&id=114&Itemid=151

Laval-Virtual.jpg

Par Fabrice Poiraud-Lambert
Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : Techno
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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /Oct /2007 19:29
Nous l’avons vu dans la première partie, l’innovation est un besoin critique d’une majorité d’organisations, afin de préserver et/ou développer leur avantage concurrentiel.
 
Pour autant, innover ne consiste pas à se lever le matin avec pour objectif de trouver une bonne idée nouvelle ! Il s’agit d’une démarche volontaire, globale, qui doit être poussée par le management, et qui peut prendre du temps.
 
Dans la cartographie ci-dessous, j’ai mis la « Mobilisation » derrière « l’intelligence collective », mais j’aurais tout aussi bien pu la mettre derrière « Management », tant il s’agit de la responsabilité des Managers que de mobiliser les troupes :
 
  Innovation-light.jpg
 
Une autre responsabilité des managers consiste à prendre (idéalement) les bonnes décisions, ce qui implique d’avoir les bons critères de décision (la notion de « bonne décision » étant évidemment relative et liée à l’angle de vue, certains préférant prendre un décision, même mauvaise, plutôt que de ne rien faire).
 
Dans ce domaine, il est parfois frappant de constater que de nombreux managers sont entrés dans une sorte de routine, générée par l’expérience. Or, si l’expérience est souvent précieuse, elle se révèle aussi parfois handicapante, en particulier lorsqu’il s’agit de prendre des positions dans un contexte de plus en plus rapidement changeant. Des décisions qui auraient été sensées il y a 10 ans, sont parfois aujourd’hui choquantes ou contre-productives, parce que le contexte (politique, économique, social, technologique, environnemental, légal) à complètement changé.
 
Pourtant, il n’est pas rare de voir de nos jours des décideurs prendre ces positions sans tenir compte de ces changements de contexte, parfois simplement parce qu’ils n’en ont tout simplement pas connaissance ou conscience ! Et ces décisions peuvent impacter toute la dynamique d’innovation de l’organisation.
 
Ainsi, les décideurs qui ont une influence sur le mode de fonctionnement global d’une organisation, portent-ils une responsabilité particulière sur la dynamique des acteurs internes.
 
Prenons un exemple :
Imaginons que l’un de vos managers soit chargé d’acquérir une solution collaborative, afin de faciliter l’innovation dans votre organisation. L’objectif de la solution est donc entre autres, si je me réfère à la cartographie ci-dessus :
-         de partager, et de valoriser ce partage
-         de coordonner en temps réel
-         d’aplatir l’organigramme et de réduire la pression hiérarchique
-         de permettre de récompenser la participation (ce qui implique de la mesurer)
 
Nous avons maintenant plusieurs cas de figure :
 
1-     Notre manager a l’expérience des achats, mais ne sait pas exactement ce qu’est l’innovation, ni les concepts qui la sous-tende. Par ailleurs, son style personnel de management est plutôt de type paternaliste, avec une faible tendance à déléguer. Enfin, sa culture technologique est globalement faible.
 
Quels seront à votre avis ses critères de choix pour cette nouvelle solution ? :
o       la moins chère ?
o       un système avec Workflow de validation des publications à N niveaux ?
o       un système qui nécessite qu’une stricte sélection de Managers seulement soit autorisée à créer de nouveaux espaces de collaboration ?
o       un système qui favorise la re-facturation interne en fonction de l’usage de l’outil ?
 
2-     Imaginons maintenant que notre manager ait un profil tout autre : Tout aussi expérimenté, il est conscient des attentes des différentes générations de collaborateurs, grâce à l’observation de ses enfants par exemple, et il a une culture informatique raisonnable. Conscient des contraintes liées aux processus d’innovation, il a une tendance managériale naturelle à favoriser la prise d’initiative chez ses collaborateurs.
 
Pour le coup, ses critères de sélections peuvent être :
o       la solution la plus conviviale, simple et adoptable spontanément
o       la solution qui permettra à chacun d’interagir sans contrainte (RSS, alertes,…)
o       la solution la plus fonctionnelle (performances, possibilités,…)
o       celle qui favorisera l’utilisation via la valorisation des expertises
 
Dans cet exemple, le style naturel du décideur est important, mais ce qui peut aussi influencer la décision est la formation. Non pas la formation initiale du Manager, qui, bien que survalorisée en France, est aussi sujette à obsolescence, mais la formation continue.
 
Nombreuses sont les organisations qui forment leurs managers. Mon constat est cependant que la majorité des formations en Management sont relativement courtes (quelques jours) et peu efficaces : les quelques 5 à 10% qui sont retenus dans le meilleur des cas sont souvent peu appliqués en pratique, faute d’une imprégnation suffisante, qui ne résiste pas à l’inertie du quotidien vite retrouvé.
 
Ma suggestion : reformer le management tous les 7 ans, pour une « mise à jour » de fond de 15 à 20 jours (en continu ou répartis sur quelques mois à raison de plusieurs jours par mois) qui permettra :
-         de faire le point sur les fondamentaux
-         de permettre à tout le management de prendre du recul
-         de développer de nouveaux réflexes adaptés à un nouveau contexte
 
Quand je dis « reformer le management », j’y inclus tous les niveaux hiérarchiques : il est à mon sens dommageable que le management intermédiaire seul soit formé par exemple, car il ne pourra pas alors partager les concepts nouvellement appris et ses réflexion avec un management supérieur qui ne les comprendra pas nécessairement. Idem dans l’autre sens.

Par Fabrice Poiraud-Lambert
Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : Innovation
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Mardi 30 octobre 2007 2 30 /10 /Oct /2007 22:54
Après avoir été le précurseur de la collaboration électronique dans les années 90, Lotus Notes a subi ces dernières années une décroissance de son marché, au profit de Microsoft (messagerie et Sharepoint) et d'une miriade de solutions libres (wikis,...). 

L'une des raisons de cette décroissance a été, à mon sens, l'effort qu'IBM a fait pendant des années pour tenter de tuer ce produit phare, au profit de "Quickplaces" pauvrissimes et de portails Websphères complexes et coûteux. 

Même un Fan comme moi avait fini par se faire une raison, au point de déployer du MOSS 2007 (sharepoint) !

Il semble qu'IBM a compris son erreur (enfin, j'espère !), et la nouvelle mouture de Lotus Notes (V8.0) est une solution innovante qui offre un réel intérêt pour ceux qui veulent développer l'Entreprise 2.0 dans leur organisation.

J'ai lu un certain nombre de commentaires mécontents d'ex-utilisateurs Lotus Notes, et les entreprises dont j'ai entendu parlé qui ont migré de Lotus Notes vers MS Exchange avaient souvent un point commun : aucun développement sérieux n'avait été réalisé (seuls les outils livrés par défaut étaient utilisés), et il n'y avait souvent pas ou peu de compétences Notes en interne : Dans ces conditions, il est effectivement compréhensible que les utilisateurs soient frustrés, la solution de base n'ayant guère de valeur ajoutée à ces époques, 

Personnellement, j'utilise Lotus Notes depuis 12 ans (dont quelques années chez Lotus...), et certains des outils que j'utilise sont issus de plusieurs années de développement interne. Certains d'entre eux sont tellement puissants que la même solution développée avec Form Server (Microsoft) coûterait un demi-million d'euros, d'autres n'ont guère d'équivalent sur le marché. Inutile de préciser que dans ces conditions, même les Wikis les plus performants ne font que pâle figure en comparaison, pour ne pas parler de MOSS 2007...(j'en parlerai peut-être un jour dans un billet dédié ;-).

Bref, Lotus Notes n'est pas toujours exploité à la hauteur de son potentiel, et c'est dommage.

Mais voilà qu'IBM nous propose la version Notes-Domino v 8 !

Il serait fastidieux de faire la liste de toutes les nouveautés intéressantes de cette version, mais j'ai particulièrement apprécié : 
- l'intégration d'un lecteur de flux RSS (qui ressemble à celui de Firefox) : intégrer un lecteur RSS dans l'interface de la messagerie permet d'offrir aux utilisateurs le moyen de surveiller simplement et fréquemment le résultat de leurs abonnements sur divers espaces documentaires. Ceci est d'autant plus important lorsqu'ils n'utilisent pas Firefox mais Internet explorer, ou le navigateur de Notes. Je cherche toujours comment utiliser le lecteur RSS de MOSS 2007....

- L'intégration de QuickR : Je fais partie de ceux qui pensent que le déploiement d'un intranet collaboratif passe par la fermeture préalable des serveurs de fichiers, en raison de leurs défauts (pas possible de rechercher sur le contenu, gestion des droits trop centralisée, pas de système de notification en cas de modification, etc...). Cependant, supprimer les serveurs de fichiers ne peut s'envisager que si l'on offre une alternative aussi simple ! En voilà que QuickR nous propose un accès en drag'n drop depuis la messagerie, ou depuis l'explorateur de fichier ou que sais-je encore, au point que l'utilisateur pense toujours utiliser un serveur de fichiers lorsqu'il utilise en fait la solution collaborative QuickR ! Ca c'est fort... d'autant que Lotus pousse le bouchon encore plus loin en proposant automatiquement à l'émetteur d'un mail comportant une pièce jointe de la stocker dans QuickR et de la remplacer par un lien, lorsque ce mail est destiné à plus de quelques personnes. 

Voilà un moyen de supprimer les fichiers dans la messagerie, et d'offrir aux utilisateurs la possibilité de s'abonner simplement au contenu.

Au passage voici une video de Lotus sur le thème de la gestion de la connaissance : 

http://www.youtube.com/watch?v=f_x78XLBBVM



Par Fabrice Poiraud-Lambert
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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /Oct /2007 21:59

http://www.dreamorange.fr/resources/dossiers/metaverse/Les-mondes-virtuels_en-attendant-la-Metaverse.pdf

Par Fabrice Poiraud-Lambert

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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /Oct /2007 21:59
Je vous ai déjà parlé de SpaceTime il y a un mois, ce logiciel (gratuit) qui transforme l'internet 2D en internet 3D. 

Si vous n'avez pas eu le courage de tester cette solution à l'époque, voici que l'éditeur vient de publier la version béta 2, et de mettre en page de garde de son site une vidéo qui montre ce que cela donne. 

Allez jeter un oeil ? :
http://www.spacetime.com/

Attention, il faut un PC raisonnablement puissant pour utiliser ce logiciel.

Par Fabrice Poiraud-Lambert
Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : Interfaces (IHM)
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Mercredi 24 octobre 2007 3 24 /10 /Oct /2007 22:54
Avec l’innovation permanente est apparu la nécessité de gérer le changement qui découle des perturbations liées à l’adaptation de plus en plus rapide des organisations à leur contexte.
 
Or, les managers actuellement en poste dans les organisations ont souvent été formés il y a 10, 15, 20 ans ou plus, par des professeurs eux-mêmes formés à des méthodes plus anciennes. Si les organisations forment souvent en continu leurs cadres à toutes sortes de disciplines, combien de ces formations ne laissent qu’une empreinte bien pâle, peu appliquée car vite oubliée ?
 
Par ailleurs, les phénomènes sociaux se succèdent, et changent la nature même des collaborateurs managés, rendant de fait la culture managériale existante obsolète, parfois avec un rythme très rapide. La « génération Y » est l’un de ces phénomènes récemment identifiés, tout comme l’avènement de l’Internet, et surtout de l’Internet haut débit, a changé les usages et la culture des individus.
 
Bref, nous autres, Managers Quadra et Quinqua, sommes aujourd’hui confrontés à des cascades sans fin de changements à gérer, et nous ne sommes souvent équipés que de notre bon sens et de notre expérience (parfois inadaptée face aux nouveaux contextes). Il nous manque une méthode, un Mnémotechnique, qui nous guiderait sur le chemin du changement. Certes, cela ne suffit pas, et encore faut-il apprendre à maîtriser et mettre en œuvre les concepts qui se cachent derrière, mais il faut bien commencer par quelque chose !
 
Voici donc une synthèse personnelle de diverses méthodes, inspirée de Davide Sola, Frery & Al. :
 
 

Changement-Methodo.gif

 
 
 
1-      Etablir le sens de l’urgence : L’objectif est ici de raconter une histoire capable de changer la vision de l’auditoire ou a minima de lui donner de nouvelles perspectives, et de le convaincre de participer au « voyage ».
 
2-      Créer et communiquer la Vision : L’auditoire n’acceptera de participer au « voyage » que s’il sait sur quel chemin on souhaite l’emmener. La vision pourra avoir été créée au préalable, ou être élaborée collaborativement (implication et adhésion) avec tout ou partie de l’auditoire.

Ex : Lorsque Carlos Ghosn est arrivé à la tête de Nissan et 1999, après avoir expliqué la situation critique de l’entreprise, il a ainsi publiquement annoncé qu’il se donnait 3 mois pour concevoir un plan de redressement.
 
3-      Créer un consensus autour de la Vision : Communiquer la vision est fondamental, car elle donne une direction commune aux actions individuelles. Cependant, une vision partagée et adoptée par une large part de la communauté concernée sera d’autant plus fédératrice. La réflexion collaborative autour des moyens pour d’atteindre la vision est une méthode qui permet l’alignement des collaborateurs.
 
Ex : Toujours dans le cas de Nissan, Carlos Ghosn a ainsi créé 9 équipes transverses, regroupant des collaborateurs de tous les services, avec pour mission d’établir en quelques semaines un plan sans tabou permettant de redresser l’entreprise. Si les premières semaines n’ont guère été productives, les équipes ont fini par « se lâcher » et par définir un plan d’action réaliste et crédible, qui a d’ailleurs permis de dépasser les objectifs annoncés. Carlos Ghosn n’a ainsi pas imposé une vision, mais l’a fait créer de toutes pièces par les collaborateurs, la rendant ainsi crédible et plus facilement adoptable.
 
4-      Former une coalition puissante : Changer implique de bousculer les habitudes (donc de créer du stress, de l’incertitude), et de modifier les jeux de pouvoirs internes des organisations. Comme tout changement implique la création (même fugace) de résistance (voir le principe du « cycle du deuil », dont voici un exemple dans le cas d’une maladie  : http://www.arthrite.ca/tips%20for%20living/dealing%20with%20emotions/arthritis%20and%20cycle%20of%20grief/default.asp?s=1), il est critique, en particulier lorsque le changement est important, de fédérer autour du projet des acteurs influents et avec suffisamment de pouvoir pour lutter contre les acteurs qui ne manqueront pas de résister, et pour accélérer le déploiement du changement. Dans un tel contexte, la formalisation d’une matrice d’analyse de la socio-dynamique des acteurs peut se révéler utile pour mieux identifier les « alignés », les « hésitants », les « opposants », les « irréductibles », etc…
 
5-      Laisser les équipes s’approprier le changement
Faire en sorte que le changement vienne des équipes, afin que leur implication dans les réflexions et les décisions se traduisent par une appropriation plus rapide et efficace. Ceci est évidemment plus simple à mettre en œuvre dans un contexte de changement incrémental ou radical à long terme, plutôt que dans un changement radical.
 
6-      Montrer l’exemple
Pour convaincre les sceptiques, une bonne méthode est de montrer l’exemple, pour démontrer que le changement est possible. En fonction des projets de changement, cet exemple pourra être montré par le pilote du projet, le management, et/ou une sélection de personnes alignées sur le projet.

7-      Construire les nouvelles aptitudes nécessaires
Former et accompagner les acteurs concernés par le changement, afin qu’ils puissent adopter un comportement compatible avec le changement demandé, et que ce changement soit s’ancre dans les habitudes.
 
8-      Changer le contexte ou l’environnement
Changer le contexte ou l’environnement permet de démontrer, aux sceptiques, que le changement est en marche. Il suffit parfois d’actions simples, comme repeindre les murs, ou déplacer les meubles.
 
9-      Planifier des Quick Wins
Définir des objectifs faciles à atteindre, afin de permettre la célébration publique des premiers succès, pour que chacun puisse constater que cela peut fonctionner.
 
10- Mettre en place des mécanismes de renforcement
Donner un signal fort en récompensant (vraiment) ceux qui adhèrent au changement, et en pénalisant ceux qui y résistent.
 
11- Institutionnaliser le changement
Mettre en place des « rites » qui renforceront la symbolique autour du changement recherché.
 
 
 
Références :
-         FRERY Frédéric, WHITTINGTON Richard, SCHOLES Kevan, JOHNSON Gery (2005), Stratégique, Paris, Pearson Education,
-         SOLA Davide
 
Par Fabrice Poiraud-Lambert
Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : Mgt - Grands principes
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Dimanche 21 octobre 2007 7 21 /10 /Oct /2007 19:38
Selon une info publiée par L'atelier, une interface neuronale directe permettrait aux handicapés moteur de se déplacer dans un univers virtuel de type Second Life, via un bandeau qui permettrait l'analyse des zone cervicales dédiées à la régulation des membres. 

Après le recrutement des handicapés (2ème édition organisée par TMPNEO dans SL, du 13 au 15 novembre prochain, pour Air France, AXA, Groupe Caisse d'Epargne et L'Oréal), voilà donc que SL ne se contente pas de leur proposer un emploi, mais potentiellement de leur offrir les moyens de dépasser leur handicape et de ne plus se distinguer des personnes valides. 

Quand la réalité commence à dépasser la fiction...

Par Fabrice Poiraud-Lambert
Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : Univers virtuels
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Samedi 20 octobre 2007 6 20 /10 /Oct /2007 23:01
Après la chasse aux surcoûts liée à l’explosion de la bulle Internet de 2001, l’innovation est devenue l’une des préoccupations stratégiques de nombreuses entreprises, afin de créer et maintenir les avantages concurrentiels de demain. Mais si le terme d’innovation a souvent été compris comme le résultat de la seule R&D (qui ne produit pourtant que 25% des innovations), l’un des processus d’innovation les plus productifs est probablement celui qui implique l’ensemble du personnel, et qui lui donne la motivation pour se lever le matin.
 
Selon AUCKENTHALLER & D’HUI (2003), « à ressources matérielles économiques et imaginatives équivalentes, la victoire ira aux entreprises dont les membres travaillent pour le plaisir, apprennent vite, tiennent leurs engagements, se respectent et se reconnaissent les uns les autres, passent et font passer plutôt que de contrôler des territoires de pouvoir ».
 
Dans chaque secteur, les entreprises se copient les unes les autres, lancent les mêmes produits en même temps ou presque (par exemple, Darty qui lance fin 2006 la « DartyBox », Nième bouquet de services internet), et adoptent souvent les mêmes règles de fonctionnement. Améliorer et faire vite ne suffit plus, il faut se différencier en faisant différemment.
 
D’après Françoise Conchon, directrice associée d’Insemma, institut d’étude marketing, l’un des cinq défis principaux de la grande distribution est celui de l’innovation : les consommateurs ne veulent plus d’innovation « cosmétique » vendues plus chères. Ils souhaitent maintenant de vraies révolutions.
 
L’industrie du petit électroménager renvoie un écho similaire, puisque l’innovation y est définie comme un enjeu majeur : 25% du marché est renouvelé chaque année, et 57% du chiffre d’affaires d’un magasin est réalisé sur des produits qui ont moins de deux ans.
 
En dehors de l’innovation générée par les organisations (ajout de fonctionnalités, la création de nouveaux concepts), il existe une autre forme d’innovation désignée sous le terme « d’innovation ascendante ». Cette forme d’innovation est liée aux « usages » personnels que les individus font des produits, usages qui tendent à améliorer le produit d’origine, voire à le détourner complètement pour en faire quelque chose d’autre, de nouveau ou de différent.
 
L’exemple souvent cité est celui du marché de la planche à voile, qui s’est fortement développé en s’ouvrant au grand public, grâce à une invention de jeunes surfeurs hawaïens, qui avaient bricolé des cale-pieds sur leur planche de surf pour faciliter la réalisation de figures complexes. D’autres exemples fameux concernent le SMS, le P2P, le Wifi, Wikipedia, … Plus modestement, un grossiste parisien en éléments de canalisation PCV a ainsi ouvert son business (principalement B2B) au marché des particuliers, en constatant que ceux-ci s’étaient donnés le mot pour venir acheter chez lui des éléments plastiques pour fabriquer des appareils de traitement de l’eau de mer pour aquarium marin. Il s’est donc lancé et a proposé des kits prêts à assembler de ces appareils, dont il a ensuite vendu des milliers d’exemplaires à travers le monde.
 
Internet, via les forums, les blogs et autres outils collaboratifs, permet aux communautés amateurs de partager leur créativité personnelle pour répondre à des besoins. Ces besoins peuvent être totalement nouveaux, ou résider dans la recherche du contournement d’une solution commerciale existante mais coûteuse, en la remplaçant par une solution artisanale économique, parfois ingénieuse. Les organisations se doivent de rester à l’écoute de ces communautés libres, voire de les encourager, afin de profiter de leur ingéniosité avant la concurrence.
 
L’innovation s’appuie généralement sur des informations existantes (expériences passées, études,…), qui déformées, adaptées, améliorées, donnent naissance à une idée nouvelle ou différente. La capacité intellectuelle à gérer l’information devient donc critique, surtout lorsque le savoir double tous les 7 ans, et que certains prévoient qu’il doublera tous les 72 jours en 2040 !
 
La mise en place d’un nouveau type de système d’information, adapté à cette gestion de la connaissance, devient donc critique, et cela se traduira aussi très probablement par la généralisation de l’apparition de communautés intra et inter entreprises, via l’intranetisation et l’extranetisation des systèmes d’information, afin de passer « d’une logique d’économie fondée sur l’accumulation de capital matériel vers une logique économique de production fondée sur l’accumulation collective de matière grise »
 
Selon le « Global CIO Survey 2007 » de Cap Gémini, les DSI considèrent que le nombre et la fréquence des changements vont continuer à augmenter, mais seuls 33% d’entre eux estiment être agiles, lorsque les autres (67%) disent subir ces évolutions. La mutation des DSI et des SI pour faire face aux besoins de l’innovation est donc un enjeu auquel il reste à faire face.
 
L’impact de la recherche de l’innovation sur les DSI n’est pas le seul : Innover nécessite aussi de mettre en place une nouvelle culture du management afin de réussir à impliquer l’ensemble du personnel dans un même effort.
 
En effet, la collectivité (quel que soit le domaine) a une tendance naturelle, et souvent inconsciente, à faire rentrer dans le rang les individus qui innovent, soit en imitant ce qu’ils font (banalisation de l’originalité), soit en les assimilant (dilution de l’impact de l’innovation), soit en en faisant un phénomène de mode (caricaturer l’originalité), voire en sacrifiant / éliminant les innovateurs (stratégie du bouc émissaire) afin qu’ils ne perturbent plus. Si l’innovation n’est pas reconnue comme une valeur clé, les collaborateurs innovants sont combattus par le groupe, consciemment ou non, à moins de réussir à essaimer en créant des réseaux de collaborateurs qui partagent les mêmes visions.

Voici une synthèse d'éléments permettant de déclencher et maintenir le processus d'innovation :
  
Innovation.jpg


Par Fabrice Poiraud-Lambert

Lire aussi :
-
Innovation - Partie 2 : Reformer les managers

Références :
  • GUILLAUD Hubert (2005), « De l’innovation ascendante », Internet Actu, http://www.internetactu.net/index.php?p=5995
  • GEGALD Nicole (2006), « Grande Conso, grandes mutations… », ESCP-EAP Mag N°112, décembre 2006
  • VUILLEMOT Valérie (2006), « Innovation et différenciation », ESCP-EAP Mag N°112, décembre 2006
  • AUCKENTHALLER & D’HUI (2003), L’innovation collective, Rueil Malmaison, Editions Liaisons
Par Fabrice Poiraud-Lambert - Publié dans : Innovation
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