Samedi 4 octobre 2008
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Enjoy it !
par Fabrice Poiraud-Lambert publié dans : Hors sujet mais intéressant
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Samedi 4 octobre 2008

Le web est un puit sans fond de solutions en tous genres. Voici encore quelques outils collaboratifs souvent gratuits qui pourront peut-être vous rendre service, qu'il s'agisse de dessiner, innover, partager, définir une date ou faire un choix, gérer un projet, cartographier,...  Devant la performance de certaines solutions gratuites en ligne, on finit même par se dire que le concept de Saas (Software as a Service) a de beaux jours devant lui même pour le grand public !





Solution de brainstorm en ligne











Flow Chart collaboratif en ligne











L'espace collaboratif gratuit de Lotus. Pour utiliser et tester des solutions comme Sametime (Web conférence), QuikR (collaboration en ligne), créer des Mashups, etc...








Voilà un outil génial, et d'une simplicité enfantine ! Qui n'a pas déjà eu des difficultés à faire faire un choix (une date ou autre) à un groupe de personnes ? Et bien voilà comme s'épargner pas mal de soucis !










Gestion de projet en ligne (payante)








Tableau blanc collaboratif









Mind Mapping collaboratif


Par Fabrice Poiraud-Lambert

Lire aussi :
-
4 solutions collaboratives gratuites en ligne à découvrir
- De l'eMail au Wiki : la solution de SocialText
- Google Sites : le produit du mariage d'un générateur de site web et d'un outil collaboratif
- Google Sites vs TASKII : comparatif 
par Fabrice Poiraud-Lambert publié dans : Outils
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Vendredi 3 octobre 2008
Pas facile de courir tout seul sur un tapis roulant quand on fait de la rééducation... Mais avec la réalité virtuelle, voilà qui devient beaucoup plus ludique :


par Fabrice Poiraud-Lambert publié dans : Univers virtuels
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Jeudi 2 octobre 2008
Une discussion intéressante m'a été racontée, qui a eu lieu récemment entre plusieurs responsables de la Communication et un DSI d'une grande entreprise, à propos d'un intranet à refondre.

Manifestement, tous étaient en phase sur un certain nombre de points :

- la liberté de l'auteur est nécessairement limitée : il ne peut ni publier, ni supprimer, ni classer ce qu'il veut là où il veut. Il est d'ailleurs considéré comme rassurant pour lui qu'il ne puisse ainsi pas faire d'erreur.

- le nombre d'auteurs est restreint au strict nécessaire, soit environ 5% de la population.

- il est important que tout le contenu soit formellement validé par des responsables.

- l'auteur n'a pas besoin d'avoir une vision particulière sur le contenu qu'il est censé gérer : l'intranet n'est pas pour lui, mais pour les lecteurs.

- les outils "2.0" (ex : forum) sont là "pour se faire plaisir", mais ne servent globalement pas à grand chose. Hors de question par exemple de mettre en oeuvre des fonctionnalités de réseau social : "Avoir des amis sur le site de ... ne fait pas avancer le business".

- le contenu documentaire est forcément contenu dans des fichiers Office joints : comme tout le monde dans l'entreprise dispose d'Office, il est beaucoup plus simple aux auteurs de lire et rédiger avec Word que dans un CMS ou l'interface web d'un Wiki.

- le contenu de l'intranet répond à une règle stricte : ce contenu ne peut être publié sur l'intranet que si au moins 100 personnes en ont l'usage. Sinon, il suffit de classer le document dans un serveur de fichiers (sic).

- un intranet est un outil business (ie terrain) exclusivement. Le reste est inutile et contre-productif.


Où la formation continue des Managers se révèle à nouveau vitale

Voilà donc une discussion parmi d'autres où des décideurs légitimes prennent des options structurantes, ici concernant l'avenir du futur intranet d'une entité de milliers de collaborateurs. 

Dans un monde qui change autant et aussi vite, et où la culture des collaborateurs diffère profondément en fonction des générations, il est parfois étonnant de constater que des décideurs puissent encore prendre des décisions qui ont parfois... 10 ans de retard.

Construire aujourd'hui un intranet implique de définir une Vision de son rôle et de ses apports. Et il ne s'agit plus aujourd'hui de se limiter à de la simple gestion documentaire "top-down" en provenance du siège ou à de la communication corporate. Il semble urgent d'y intégrer à minima :

- une vision RH liée à la fidélisation des collaborateurs, à la gestion dynamique de leurs expertises

- une vision "Innovation & Agilité", associée à la création de communautés de pratique, à la gestion de la connaissance, au partage transverse intéractif.

- une vision Sociologique, Culturelle & Managériale : un intranet n'est plus "juste" un média de publication de contenu. C'est maintenant un outil qui crée du lien social, qui permet de s'exprimer, mais qui nécessite parfois un accompagnement au changement spécifique, en particulier dans la mise en oeuvre d'outils collaboratifs là où il n'en existait pas avant. Echouer dans la mise en oeuvre d'un Forum, pourtant demandé à corps et à cris, ne signifie pas que l'outil est inutile : Juste peut-être que celui choisi (surtout si c'est une solution freeware minimaliste) était inadapté, et que la culture des acteurs (collaborateurs et managers) n'a pas été préparée à l'utilisation de ce type d'outil.

 

Les Dir Com et les DSI sont-elles toujours légitimes pour piloter l'intranet 2.0 ?

Aujourd'hui, certains intranet sont laissés sous l'entière responsabilité éditoriale des collaborateurs : ils démarrent page blanche, et chacun peut éditer librement le contenu. Ce type de démarche (extrême) nécessite cependant une culture particulière (et rare) de l'entreprise, culture par essence étrangère aux principes d'une Direction de la Communication, censée, par essence, encadrer la transmission de l'information.

De la même manière, les DSI sont souvent prisonnières de règles de sécurité, de logiques issues d'un historique technologique, et ne sont pas toujours motrices dans la mise en oeuvre des solutions issues du Web 2.0 (parfois malgré elles cependant, faute de budgets alloués et/ou de vision d'entreprise sur ce sujet).

Un Intranet, aujourd'hui, n'est plus seulement un vecteur de communication interne vertical et à sens unique, mais un ensemble beaucoup plus large et complexe, qui a une mission cruciale dans l'Entreprise, et pas seulement pour accéder aux applications et à la documentation métier. Si l'on sait que les jeunes nouveaux entrants n'ont plus guère de fidélité à l'entreprise mais seulement à leurs collègues, comment ne pas intégrer la dimension "sociale" à l'intranet ? Comment ne pas considérer les habitudes de ces mêmes jeunes recrues et nier toute utilité aux Blogs, Chats, Wiki, et autres commentaires et flux RSS, souvent totalement ignorés ?

Pour construire un Intranet moderne (ie 2.0), ne faudrait-il pas parfois en confier le pilotage à une "Direction des projets de transformation", entité sensibilisée à la notion de changement, qui intégrerait une dimension stratégique, RH, Sociale, Communication, SI, avec les yeux et les oreilles grands ouverts sur les transformations extérieures à l'Organisation ?

Par Fabrice Poiraud-Lambert

par Fabrice Poiraud-Lambert publié dans : Intranet 2.0
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Mercredi 1 octobre 2008
Afin de présenter ses activités et attirer près de 3000 nouveaux collaborateurs par an, le groupe SPIE, spécialisé dans l'ingénierie et les services, ouvre une île virtuelle interactive de 12 km sur 9 :

http://www.myspie.eu

Voilà une initiative qui montre une fois encore que l'on peut être une société "sérieuse" et exploiter les opportunités des technologies les plus ludiques. il ne suffit parfois que d'un peu d'imagination...






















On reste cependant peut-être un peu sur sa faim devant ce type d'univers "plaquette", mais il ne faut probablement pas y chercher plus que l'objectif fixé : présenter les activités du groupe d'une manière un peu originale.

A quand un Serious Game de formation à l'installation et à la maintenance de systèmes ?

(Via J3E)
par Fabrice Poiraud-Lambert publié dans : Univers virtuels
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Mardi 30 septembre 2008
Voici quelques solutions gratuites à découvrir pour faciliter le partage et la collaboration :








Outil collaboratif pour l'obtention de consensus dans une équipe distante.


















Wiggio est un outil de travail collaboratif permettant :
- d'échanger des messages textes ou vocaux
- de partager un agenda collectif capable d'envoyer des alertes
- de faire des enquêtes / sondages
- de partager des fichiers
- d'organiser des conférences telephonique ou Chat
- de partager des liens.








Scribblar est une solution de web conférence. Elle permet :
- le partage de tableau blanc
- le téléchargement et le partage d'images
- le Chat
- la conférence téléphonique via IP
Elle ne nécessite aucun téléchargement et n'a pas de limite d'utilisateurs









DimDim est une solution de web conférence gratuite jusqu'à 20 personnes :
- pas de téléchargement à faire (sauf pour le partage d'application, qui nécessite un plugin)
- permet de partager son PC
- permet la conférence audio et vidéo
- permet l'utilisation de présentations Powerpoint ou de PDF
- offre des chat privés ou publics
- dispose d'un tableau blanc
- enregistre et rejoue l'enregistrement de vos réunions
- A noter : la possibilité pour les participants d'exprimer silencieusement leur position (d'accord, par d'accord,... via un jeu d'icônes)
La solution est Open Source et dispose d'API.



Pour finir, en bonus, voici une solution pour mettre de petite vidéos d'écran en ligne :






par Fabrice Poiraud-Lambert publié dans : Outils
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Dimanche 28 septembre 2008

Dans un article précédent, je vous parlais de gestion documentaire et de nuage de tags. J'aimerais décrire ici une solution nommée "Delicious", qui est à mon sens l'un des outils les plus pratiques à la disposition des veilleurs en particulier, et de ceux qui souhaitent mémoriser un grand nombre de pages web en général.


A quoi ça sert ?

Delicious.com (ex del.icio.us) est une solution appartenant à Yahoo. Elle est dédiée à la gestion des Folksonomies, ou, dit autrement, à la gestion de la catégorisation personnelle des pages du web par de simples individus comme vous et moi.

Jusqu'ici, lorsqu'une page web vous intéressait, vous aviez une solution pour vous en souvenir, via la création d'un signet (bookmark) dans votre navigateur. Cette solution à l'avantage de la simplicité, mais quelques inconvénients :
- votre signet n'existe QUE sur l'ordinateur où vous l'avez créé. Il n'est donc pas directement accessible depuis le PC de votre bureau ou depuis un cybercafé.
- le signet est classé dans une arborescence qui n'autorise qu'une position : un même signet ne peut pas être à deux endroits à la fois dans votre classement. Vous avez donc intérêt à être très organisé si vous devez ainsi stocker un grand nombre de liens.

Delicious permet, via quelques boutons installés dans votre navigateur lors de la création d'un compte, de mémoriser un lien de manière centralisée sur le web (lien qui peut être public ou privé). Le stockage du lien est associé à la définition de "tags" ou catégories que vous appliquez à votre lien. Vous pouvez en mettre autant que vous voulez (ou presque). Ceci vous permet donc :
- d'accèder à vos liens de n'importe quel ordinateur ayant accès à Internet (ce qui est aussi sécurisant en cas de crash sans sauvegarde)
- de partager vos liens avec d'autres, via la création d'un réseau social ou via des recherches
- d'accèder à vos documents via de multiples mot-clés (tags), selon votre préoccupation du jour, en vous affranchissant d'une organisation hiérarchique rigique et exclusive.


D'autres fonctionnalités intéressantes

En tant que tel, Delicious est déjà un précieux compagnon. Mais il offre d'autres fonctionnalités très intéressantes comme la possibilité de publier son nuage de tags sur n'importe quelle page web, comme je l'ai fait sur ce blog.

La possibilité la plus intéressante est probablement le partage de liens entre utilisateurs. En effet, si l'on considère que seules les pages les plus intéressantes sont ainsi mémorisées par des internautes, rechercher sur des tags dans Delicious va forcément nous donner accès à des liens pré-sélectionnés par des lecteurs, contrairement à une recherche sur l'ensemble du web. Fin du fin : vous pouvez faire une recherche dans Delicious, et mettre le flux RSS de cette recherche dans votre agrégateur de flux préféré ! Ainsi, vous surveillez en temps réel tous les nouveaux liens mémorisés sur un sujet donné !

Par Fabrice Poiraud-Lambert
par Fabrice Poiraud-Lambert publié dans : Outils
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Samedi 27 septembre 2008

Comment faire en sorte de trouver simplement et rapidement un document parmi des milliers ? Ce billet a aussi failli s'appeler : "la quête du Graal ergonomique" tant le sujet me semble peu trivial. Voilà 10 ans que je construis des solutions de gestion documentaires, et le même problème se pose encore et encore, sans solution idéale semble t-il.

Sur le web, d'une manière générale, la solution est évidemment liée à l'immense volumétrie des documents indexés : Les moteurs de recherches sont donc la solution actuelle, même si différentes approches sont proposées, plus ou moins efficaces : recherche type Google, recherches sémantiques, cartographiques, par cluster, etc...

Pourtant, nombreux sont les utilisateurs qui ne trouvent pas (ou pas rapidement) ce qu'ils cherchent, noyés dans le nombre de résultats proposés, et ne sachant pas toujours chercher sur les bons mot-clés ou avec la meilleure syntaxe.

Différentes ergonomies

Confrontés à une volumétrie plus restreinte que le Web au sens large, les sites web (et autres blogs ou intranets) adoptent souvent d'autres stratégies pour présenter leur contenu :
- Des menus arborescents, plus ou moins profonds, qui aboutissent parfois à des listes kilométriques de documents
- Des pages "à plat" qui proposent des dizaines ou des centaines de liens (ex : craigslist ou ebay)
- Des nuages de tags, pour naviguer sans hiérarchie (ex : le blog MSDN de Microsoft)

Pour autant, il n'est pas toujours évident de définir quelle est la meilleure stratégie.

Différentes orientations : Celle de l'auteur

Si nous restons dans le domaines des Intranets, distiguons :
- le contenu métier "officiel" : la documentation juridique, commerciale, marketing, financière,...
- le contenu collaboratif : blog, espaces projets, forums, etc...
et concentrons nous sur la partie "officielle", souvent constitués de documents provenants des services du siège.

Comme le disait un jour un conférencier dans un séminaire Intranet, le risque est infime que les collaborateurs identifiés écrivent n'importe quoi sur l'intranet, en raison des sanctions qu'ils pourraient encourir. L'enjeu n'est pas dans la restriction des droits d'écriture, mais dans l'inverse : le pire qui pourrait arriver serait que personne n'écrive !

Mais pour que des auteurs contribuent à un fond documentaire (nous ne parlerons pas ici des contributions collaboratives sous forme de commentaires), il est important qu'ils puissent le gérer et donc s'y retrouver. Il semble donc important que les auteurs sachent identifier leurs documents, en gérer la mise à jour, l'organisation, etc.

L'effet de bord de cette logique est que l'on aboutit souvent à des organisations documentaires orientées "auteurs", où l'utilisateur final ne s'y retrouve pas :
- le vocabulaire n'est pas le sien mais souvent un jargon spécifique au métier de l'auteur
- l'organisation documentaire reflète souvent la complexité interne de l'organisation des services centraux

Bref ! Quelle que soit l'ergonomie utilisée, l'utilisateur final est perdu, ne sachant pas exactement quel document est censé être émis par tel ou tel service, ni sous quel sous-niveau d'arborescence il se trouve.

Quid d'une organisation documentaire uniquement centrée sur l'utilisateur ?

Ayant déjà constaté le travers d'une organisation "auteur" de la documentation, les concepteurs de l'intranet auront alors la tendance inverse : ils essayeront d'orienter la structuration de la documentation en fonction de ce qu'ils croient deviner des besoins des utilisateurs.

Exit l'organisation de la documentation par Département émetteur, place à une organisation "Terrain" !

Le risque est tomber dans une situation qui n'arrange pas forcément les choses : faute de savoir exactement ce que le "terrain" souhaite comme organisation documentaire (chaque lecteur à sa logique), il est tentant de structurer le contenu en fonction des processus de l'entreprise : Démarcher les clients, les fidéliser, délivrer le service ou les produits, assurer le SAV, etc...

Premier effet pervers : Les auteurs peuvent ne plus retrouver plus leurs petits, et ne sont donc plus à même de gérer les documents émis, faute de les retrouver selon leur périmètre d'action (à moins que le CMS ne le permette, via une segmentation du contenu invisible aux lecteurs). Cet effet n'existe cependant pas si les auteurs se limitent à... un groupe très restreint, responsable collectivement de l'ensemble du contenu.

Deuxième effet pervers : devant la masse d'information, la documentation doit être organisée d'une manière ou d'une autre, ne pouvant pas être affichée d'un bloc à l'écran. Elle est donc segmentée dans des menus, des arborescences, des catégories,  etc... qui peuvent ne pas être facilement compréhensibles par les lecteurs. Et nous sommes retombés dans la même problématique : comment faire pour que tout le monde s'y retrouve ?

Un mix des deux logiques ?

Supposons que vous êtes dans une organisation d'une taille suffisante pour avoir des dizaines (ou plus) d'auteurs de documentation "officielle" (l'autre cas étant plus simple à gérer). Ces auteurs ayant des domaines d'intérêt et de responsabilité différents. Il convient donc de leur offrir le moyen de gérer leurs documents. Ceci pourra se faire soit via une segmentation de la documentation qui leur convienne depuis l'interface utilisateur, ou via une interface d'administration du contenu (CMS) si elle existe. Là, tout dépend de la technologie que vous utilisez. Vous n'aurez pas les mêmes contraintes/possibilités selon que vous utilisez Lotus Notes, Sharepoint, un CMS du type de Typo3 ou Drupal, ou d'autres solutions encore.

Cependant, selon que vous choisirez de segmenter le contenu métier en utilisant des méta-données (catégories, sous-catégories,...) ou une segmentation physique (répertoires), cette classification transparaîtra plus ou moins de manière évidente aux utilisateurs.

Un petit + très web 2.0 ?

L'utilisation des tags apposés par les utilisateurs (folksonomies) est probablement une idée intéressante à creuser dans un contexte d'intranet :
- elle peut permettre aux utilisateurs de mieux s'y retrouver dans la documentation qui les intéresse
- elle indiquera comment les lecteurs classifient l'information, aidant ainsi de manière pragmatique à simplifier la navigation pour tous.
Evidemment, il sera peut-être délicat d'alimenter un unique nuage de tags avec les tags hétérogènes proposés par chacun : la mise à disposition d'un nuage "personnel" pourra alors être envisagée, à la mode "delicious".

En conclusion

Aujourd'hui, j'arrive à la conclusion que même dans une gestion documentaire d'entreprise, le mode le plus souple est probablement d'utiliser une segmentation "logique" du contenu (et surtout pas physique, malgré les tentations offertes par certaines solutions très orientées "gestion de fichiers"), via la saisie de méta-données de catégorisation multiples sur chaque document (tags). Ceci permet :
- de donner une vision documentaire indépendante d'une organisation, dans laquelle les auteurs ET les lecteurs pourront se reconnaître.
- de recatégoriser rapidement et simplement les documents au besoin, ce qui sinon peut rapidement se transformer en cauchemard.

Un exemple pratique

Sur ce blog sont présents environ 270 billets à ce jour. C'est à la fois peu par rapport à un intranet d'entreprise, et beaucoup quand on cherche quelque chose de précis.

J'ai assez logiquement commencé par segmenter mes billets en "catégories", guidé en cela par les possibilités de ma plateforme de blog. Comme l'outil ne permet pas de sous catégoriser, j'ai dû augmenter le nombre de catégories en découpant certaines devenues trop grosses et hétérogènes. Clairement, l'organisation était ici orientée "auteur" : mon vocabulaire et ma structure mentale s'appliquent à la segmentation du contenu. D'autres que moi ne trouveront pas évident que les billets "Entreprise 2.0" soient soit dans la catégorie "Management", soit dans "Culture et Société", soit dans "Etudes" ou encore peut-être dans "Vision et prospective" !

Finissant par me perdre moi-même, j'ai donc décidé d'appliquer mes propres principes à mon blog : j'ai donc référencé chaque billet dans Delicious, en apposant sur chacun une série de tags divers, ce qui permet de consituer le nuage proposé maintenant dans le menu de droite en page d'accueil. Pour le coup, l'utilisateur peut maintenant chercher des concepts selon plusieurs clés d'entrée, avec une dépendance moindre concernant le métier ou l'organisation de l'auteur.

L'utilisation de nuages de tags importants nécessite cependant une interface particulière pour s'y retrouver dans un contenu volumineux. Il faudra que je vous décrive un peu commence fonctionne Delicious.

Par Fabrice Poiraud-Lambert
par Fabrice Poiraud-Lambert publié dans : Mgt - Grands principes
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Samedi 27 septembre 2008
Cette solution gratuite en ligne propose une interface assez originale, pratique et intuitive pour créer des Mind Maps.


Bubbl.us propose diverses fonctionnalités intéressantes :
- Possibilité de créer des "noeuds" principaux multiples, comme sur l'exemple ci-dessus. Ceci n'est pas possible avec FreeMind par exemple
- possibilité d'inviter des personnes à lire et/ou modifier la carte en ligne, à partir d'un annuaire des utilisateurs
- aucune limitation d'export, d'impression ou de sauvegarde
- support de nombreuses langues, y compris le chinois
- permet l'intégration dynamique dans un autre site ou un blog (voir ci-dessous) !
- etc...

Par Fabrice Poiraud-Lambert

par Fabrice Poiraud-Lambert publié dans : e-Collaboration
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Dimanche 21 septembre 2008
Nous vivons une époque étonnante. Une époque de bouleversements profonds et rapides qui touchent tous les domaines, que ce soit en bien (évolutions fulgurantes des sciences et des technologies) ou en mal (dégradation rapide de l’écosystème, de l’état des ressources, des conditions de vie pour de nombreux humains).

L’impact de ces (r)évolutions se fait sentir à tous les niveaux : sociologiques & culturels, organisationnels, managériaux, commerciaux, économiques, légaux…

Pourtant, dans les certaines organisations, on peut parfois avoir l’impression que le monde s’est arrêté d’évoluer… Non, ce serait trop caricatural… peut-être faut-il le décrire autrement : les évolutions économiques et politiques sont généralement bien comprises et prises en compte, car cela affecte la rentabilité immédiate. L’entreprise est donc mobilisée pour réagir aux sursauts de l’économie et du business.

Mais peut-on pour autant affirmer que les organisations captent les autres changements du contexte et l’intègrent efficacement à leur réflexion, à leurs plans d’actions, à leur Vision ? 

- Les organisations ont-elles toutes une Vision ? … nous pourrions en parler longuement, mais ceci est hors de propos ici.

- Les DRH prennent-elles en compte l’évolution de la culture des (futurs) collaborateurs ? Certaines peut-être, mais d’autres semblent passer totalement à coté de la révolution Y. Parfois confrontées à des Turn Overs de 50% pour la première fois de leur histoire, elles restent dans leur axe traditionnel de stratégie de recrutement et d’organisation interne, sans prendre en compte la nouvelle dimension des nouvelles générations. Certains se demandent ainsi encore aujourd’hui s’il convient de donner à chacun une adresse de messagerie personnelle (et je ne parle pas de la banque), alors même que les Y n’arrivent pas à concevoir de travailler sans MSN, Facebook, et autres outils qui constituent leur panoplie habituelle, mais qu’ils ne trouveront souvent pas en entreprise.

- Le Marketing et les DSI intègrent t-il ces changements ? Chez certains, il est évident que oui. Chez d’autres, il est étonnant de constater que les départements sont parfois concentrés sur eux-mêmes et sur leurs méthodes passées, plutôt que sur les nouvelles attentes de leurs clients et prospects, qu’ils méconnaissent souvent, ou préfèrent ignorer. Cela se traduit par des stratégies sans envergure (mais néanmoins parfois coûteuses), centrées sur le présent (parfois sur le passé), plutôt que sur le futur et la prise en compte des besoins et des nouvelles opportunités.

- L’Entreprise 2.0 est-elle un mirage ? Là où certains rêvent déjà de l’Entreprise 3.0, l’Entreprise 2.0 reste encore un concept pour beaucoup… Combien de personnes autour de vous comprennent réellement l’intérêt de cette nouvelle organisation ? Combien en sont convaincus ? Combien évangélisent en interne ? De nombreux prestataires se sont engouffrés dans cette brèche et tentent de proposer les nouvelles solutions issues du web 2.0 à leurs clients. Mais à une époque où les difficultés économiques touchent durement les organisations là où elles sont les plus sensibles, combien sont réceptives aux opportunités proposées ? Personnellement, j’ai parfois l’impression d’être un extraterrestre lorsque j’ose suggérer qu’une solution de Web Conférence puissent optimiser les coûts et les processus de management et de décision (surtout dans un contexte difficile), qu’un Wiki (ou une base Lotus Notes) soit supérieur en efficacité à un simple échange de mails ou à un partage de fichiers, etc…

- …

La liste de ce genre de question est longue. Le dénominateur commun de tous ces points me semble cependant être profondément lié à la culture des managers, quel que soit leur niveau hiérarchique ou leur âge. Les organisations regorgent souvent de talents et de managers intelligents. Mais on ne se détermine que par rapport à ce que l’on sait.

Je suggère une petite étude : si vous prenez tous les cadres supérieurs et dirigeants de votre organisation, combien font une veille personnelle active à minima hebdomadaire sur un périmètre large ? Combien ont suivi une formation significative depuis leur formation initiale ? Pas des petits séminaires de 2 jours ici ou là, dont on ne retient généralement pas grand chose, mais une vraie remise à jour intensive qui oblige à sortir de son « rail » pour ouvrir les yeux sur le monde ?

N’y aurait-il pas une corrélation entre un sérieux manque de remise à jour du management et un écart de plus en plus grand entre « de bonnes vieilles habitudes » et un monde qui change à une vitesse croissante ? Dans un monde en pleine révolution, la survie de l’organisation ne passe t-elle pas par l’actualisation de la culture et des capacités de compréhension des managers, afin de faciliter l’innovation ? Certes, cela a un coût, mais il semble négligeable par rapport au ROI qui en découle ensuite. Par contre, il s’agit là d’une politique RH volontaire qui s’inscrit dans le temps… peut-être est-il déjà trop tard pour certains.

Par Fabrice Poiraud-Lambert
par Fabrice Poiraud-Lambert publié dans : Mgt - Grands principes
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